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  GABAYNE + « this is because you're special that i love you. »

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MessageSujet: GABAYNE + « this is because you're special that i love you. »    Ven 6 Sep - 16:05


I do not care to know why. I just wanna know if you love me.

Des heures. Des jours. Des mois. Des années. Il n’en savait rien. Mais il savait que ça faisait mal. Qu’à l’intérieur de lui, quelque chose le faisait souffrir, quelque chose était mort. Encore plus mort que ce qu’il était déjà. L’incube se laissait aller à des questions que pouvaient dire des jeunes filles aux hormones en ébullitions. Avait-il trouvé quelqu’un d’autre ? Avait-il disparu à cause de sa morsure ? Avait-il disparu car il avait pu lui voler son cœur ? Et tant d’autres qui tournaient en permanence dans sa tête. Ça faisait mal. Kayne n’allait plus à la demeure de son maître. Il ne voulait même plus y croiser le tourment de ses soucis. Car il n’avait en aucun cas envie de voir l’humain dans les bras de quelqu’un d’autre. Alors il faisait en sorte de passer tôt le matin, avant que le soleil ne se lève pour prendre connaissance de ses tâches à faire pour la journée. Voyager, faire son boulot d’incube lui permettait de ne plus penser à Gabriel mais dès qu’il se retrouvait face à sa conscience, il ne pouvait se demander sans cesse pourquoi l’humain l’avait quitté. Qu’avait-il fait pour ainsi sortir si brusquement de sa vie ? Il ne savait pas, mais ça le détruisait. Il avait même brûlé la maison qui un moment fut la sienne, dormant là où le lui permettait sans jamais aller se reposer chez son maître. Il ne voulait plus le voir. Il avait trop peur de découvrir pourquoi il l’avait quitté. Mais il ne pouvait s’empêcher de savoir  ce qui n’allait pas chez lui, ce qui avait repoussé Gabriel. Kayne s’était muré derrière un mur de silence, ses mots, prononcé toujours d’un ton grave et menaçant se réduisaient à aux nombres de trois ou quatre, pas plus. Il ne voulait plus parler. Ne voulait plus penser. Ne voulait même plus essayé de survivre.

Alors il se laissait mourir. Peut-être était-ce débile mais il n’arrivait plus à manger. Le goût du sang avait un goût des plus horribles. Ça ne lui donnait pas du tout envie de continuer à boire. Alors il ne se nourrissait plus. Aussi simple soit-il. Mais il devait aller affronter John, lui expliquer ce qui se passe, lui expliquer son absence. Car son maître allait sûrement croire qu’il ne voulait plus de lui comme tel. Les mains enfoncé dans les poches extérieures de son imperméable beige, l’incube se dirigeait vers l’habitat de Monsieur Constantine, accessoirement, son logis alors que son regard se perdait dans la constellation magnifiquement remplie qu’il y avait ce soir. Ce n’était décidément pas un soir où il aurait voulu affronter ce qu’il redoutait depuis si longtemps. Il voulait juste que John ne l’abandonne pas, ne le remette pas là où il avait pourrit déjà pendant de longues années déjà. Mais il n’arrêtait pas de se dire que John n’était pas Jeremiah. Que Jeremiah était sûrement mort à cette heure-là et de se souvenir que ce type était une créature éternel et donc encore de ce monde. Un vent frais du soir le sortit violemment de ses pensées sombres pour le reconcentrer sur le chemin qu’il empruntait. Mais il n’arrêtait pas de se poser une seule question. Une question vague certes mais qui restait une question sans réponse. Ça ne concernait pas John. Ça ne concernait pas non plus sa condition d’incube. Ça concernait comme toujours juste Gabriel. Et il voulait tant qu’on lui dise la réponse de sa question. Pourquoi ? Pourquoi l’a-t-il quitté du jour au lendemain ? Pourquoi lui avoir dit tant de belles choses pour ensuite ne plus se montrer à lui ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Et il ne trouvait aucun parce que. C’est ça qui le rendait encore plus triste.

Devant la porte, l’incube se concentre et écoute. Aucun bruit. Aucun battement de cœur spécialisant la présence de l’esclave. C’était parfait pour lui. Ouvrant la porte, il dépose son trench coat sur une chaise et évolue dans le couloir qui va aux chambres. Retroussant les manches de sa chemise blanche, il vérifie que sa veste sans manche bleu prusse soit correcte. Un minimum de soins était tout de même au rendez-vous. C’est qu’il allait quand même voir son maître. Alors qu’il continuait d’avancer dans le couloir, il n’entendit même pas les bruits autour de lui. Comme si rien n’existait. Car il savait reconnaître un minimum son maître même quand le cœur de celui-ci ne battait pas. Alors du coup, tant qu’il ne ressentait pas son odeur si particulière, il n’était pas sur ses gardes. Se demandant encore ce qu’il allait encore pouvoir dire. Comment allait-il s’expliquer. Comment allait-il lui dire qu’il aimait l’esclave de son maître. Il ne savait même pas si Gabriel avait parlé de lui à John. Non. Sûrement pas. S’il n’était rien d’important pour l’humain alors il ne lui en aurait sûrement jamais parlé. Soupirant, se sentent d’un coup las, il s’arrêtait un instant pour faire le vide dans son esprit. Il ne vit même pas la porte s’ouvrir derrière lui. Il n’entendit même pas la personne qui arrivait face à lui. Il n’entendait que son cœur mort souffrir de l’absence de sa moitié.
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E. Gabriel Driver
- On est mercredi ? - Ouai, c'est fréquent après le mardi.
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MessageSujet: Re: GABAYNE + « this is because you're special that i love you. »    Jeu 28 Nov - 19:04





Le lourd tic tac de la pendule égrenait les minutes pendant que tu restais, immobile, dans l'obscurité opaque. Rien ne pouvait venir troubler ton calme, tu n'étais plus euphorique, tu n'étais plus casse-couille, en d'autres termes ; tu n'étais plus.  Personne n'aurait pu croire qu'un jour tu deviennes ainsi, inexpressif, sans qu'aucun sourire ne se lise sur ton visage à aucun instant. Tu n'avais plus la joie de vivre qui t'animait auparavant. John pouvait bien croire que tu regrettais ton humanité, mais en réalité tu avais perdu bien plus qu'un cœur qui bat. Tu avais également laissé s'échapper celui qui le faisait battre un peu plus vite chaque jours, à chacun de vos rendez-vous. Vous ne vous connaissiez pas depuis très longtemps, pas des dizaines d'années comme la plupart des amants de nos jours, et pourtant lorsque quelqu'un vous voyez ensemble, main dans la main, il pouvait croire à une relation bien plus séculaire. Assis en tailleur sur le sofa sombre du salon, tu attendais que ton maître revienne. Il ne te restait plus que lui aujourd'hui, ton meilleur ami et la seule personne sur laquelle tu puisses compter. Il t'avait prouvé son attachement pour toi en te transformant, il avait fait de toi un monstre plutôt que de te laisser te vider de ton sang et de reprendre un esclave en le traitant de la même manière qu'il l'a fait avec lui. Toi qui t'es si souvent répété que tu étais facilement remplaçable, ton maître t'avait prouvé le contraire. Mais il n'y avait pas que ça qui te faisait souffrir.

Depuis peu, tu étais rongé par la culpabilité, les remords, et tout un autre fouillis de conneries qui t'empêchaient de dormir sur tes deux oreilles. Les problèmes tu les as cherché, tout le ramassis de merde qui te colle aux basques et les as trouvé en tentant le diable, aujourd'hui tu ne peux t'en prendre qu'à toi si tu es seul. L'homme que tu aimes n'est pas partit, c'est toi qui l'a laissé tomber. Si ce n'est pas la solitude qui te tuera, alors ce sera la culpabilité, elle t'achèvera un jour ou l'autre sois en certain. Il n'y avait plus âme qui vive dans cette maison. La demeure était vide et c'était encore plus déprimant que d'ordinaire. Ton maître était partit avec son môme et sa gonzesse, et tu n'avais pas bien envie d'aller sympathiser avec les autres esclaves et employés de ton patron. Tu ne le faisais déjà pas lorsque tu en étais un alors là, même pas en rêve. Tu préférais attendre. Le messie pourquoi pas. Tu aurais aimé faire une surprise à John pour le remercier de tout ce qu'il avait pu faire pour toi mais tu n'avais aucune idée. Lui organiser une fête ? à quoi bon, il allait bientôt se marier, il aurait tous le temps pour faire la fête à cette occasion. Tu pourrais peut-être lui écrire une chanson, tu chantes tellement mal que ça aurait au moins le mérite de le faire rire. Ou alors tu lui fais un beau dessin comme font les gosses, c'est pas bien glorieux mais ça te permettrait de te vider l'esprit de toutes les mauvaises ondes qui s'y cachent. Mais tu savais très bien que ça ne serait pas si simple. Il n'y avait qu'une personne qui pouvait soulager tes peines, qu'une personne qui savait comment te consoler pendant les mauvais moment. Malheureusement tu lui avais posé un lapin, tu n'allais plus à vos rendez-vous quotidien pour ton plus grand malheur. Ta plus grande peur était de ne plus jamais le revoir. Tu ne t'en remettrais pas, comment oublier ses beaux yeux bleus ? Il fallait que tu le vois, que tu lui parles, que tu le touches. Il n'y a qu'avec lui que tu te sentais réellement vivant. Il fallait que tu ailles le retrouver et le récupérer, cela à n'importe quel prix. Te levant d'un bond, tu pars vers le couloir pour aller chercher ta veste. Même si tu ne ressentais plus le froid, cela était une habitude, comme celle de parfois manger de la nourriture humaine sans vraiment réfléchir avant de te rendre compte à quel point le gout était infecte.

Mais, une fois la porte ouverte, tu te stoppes net. Finalement tu n'allais pas avoir à sortir, tu n'étais pas allé jusqu'à lui, et bien lui était venu jusqu'à toi. Du moins, si c'est bien toi qu'il était venu voir. Le voyant, ton cœur pourtant mort fit un bond dans ta poitrine. Sans plus attendre, tu t'élanças vers lui pour le prendre dans tes bras et le serrer contre toi jusqu'à étouffer. « Putain Kayne ! Tu m'as manqué abruti ! Je suis désolé Kayne ! Je suis désolé de ne pas être venu te voir plus tôt, je sais que j'aurais dû mais ... j'avais peur ! Ok ! Et j'ai encore peur ! Mais comprend moi, je savais pas ce que t'allais penser en me voyant comme ça, je suis plus le même qu'avant mais ça ne fait rien d'accord ? Au fond c'est encore moi, Gabriel, le mec le plus chiant de la création mais qui pourtant reste attachant ! » Tu parlais tellement vite qu'il était probable qu'il ne comprenne pas un mot de ce que tu étais en train de lui raconter. Tu avais l'air étrangement affolé sans réellement savoir pourquoi, il n'avait pas ouvert la bouche et pourtant tu enchainais sans lui laisser la possibilité d'en placer une. « Ce jeu est terminé, d'accord ? Le but était de ne pas tomber amoureux de l'autre, ET BAH J'AI PERDU ! OK ?! Comme un gros con j'ai cédé et j'ai enfreint les règles ! Je suis tombé amoureux de toi, alors que je m'étais juré de ne pas céder. Je suis con putain ! Et j'ai pas honte de te le dire, j'en ai rien à foutre que tu me prennes pour un con ou non. Je te le dis ! JE T'AIME ! J'ai faillis mourir sans te l'avoir dis et ça m'a décidé ! Putain mais dis quelque chose !  » Comment voulais-tu qu'il parle, tu monopolisais la parole depuis le début. Finalement, tu bloquas une main sur sa bouche pour l'empêcher de dire quoi que ce soit. « CHUT ! Laisse moi finir ! Si ça te gêne et que tu veux partir, je te retiens pas. Mais t'as pas à m'juger ! Je suis comme je suis et si t'es pas content c'est que je m'étais trompé à ton sujet. Je te croyais assez ouvert d'esprit pour m'accepter ainsi !  » Tu respirais fort et bruyamment même si tu ,'avais pas besoin de l'air que t'es poumons rejetaient. Au final, tu finis par te calmer et poser ta tête contre son épaule avant de soupirer de soulagement, tu étais tellement heureux de lui avoir enfin dis ce que tu avais sur le coeur. « ... au fait, bonjour. »

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤

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MessageSujet: Re: GABAYNE + « this is because you're special that i love you. »    Lun 23 Déc - 9:41


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Se faire oublier pour ne plus souffrir. C’était si simple à dire, si difficile à mettre en place. Il en avait marre de ne pas comprendre la vie. Il en avait marre d’être mis si injustement de coter alors qu’il n’avait jamais demandé cela. Il pouvait tout aussi tout laisser tomber. Car la vie allait bien trop rapidement pour lui. Juste, laisser tomber et abandonner. Oui, il voulait abandonner. En plus de cent ans, il pensait à abandonner. Juste abandonner alors que même devant son père, même devant ses problèmes, même devant les nuages de balles ennemis, il n’avait jamais abandonné. Et pourtant, là devant le problème de son cœur, il n’y arrivait pas. Car ça le dépassait et qu’il s’y sentait perdu. Jamais personne ne l’avait aidé dans cette aventure et il n’avait personne à qui il pourrait parler pour comprendre les maux de son cœur ainsi que les problèmes sentimentaux qu’il rencontrait. Non, il n’avait personne. Il était seul et le resterait toujours. Il avait eu à un moment l’idylle de croire qu’une personne, qu’un humain allait le sortir de cette solitude étouffante. Mais il a juste pris son cœur et s’est enfuis avec. Le laissant seul, tremblant et vide. Que pouvait-il faire contre cela ? Continuer à vivre avec un trou à la place du cœur ? Par moment, Kayne revenait à la fontaine, l’espoir de le croiser un jour mais qu’il attendait des heures durant, des jours suivants, rien n’arrivait. Il avait même été brûlé par le soleil en désirant tant contrer la nature et attendre que l’humain arrive, même de jour, il s’en fichait. Il voulait juste comprendre. Juste qu’on l’aide. Car il était à l’heure actuelle totalement perdu.

Et à cause de cette peine, il n’arrivait même pas à remplir correctement sa fonction. L’incube espérait de tout son cœur absent que son maître ne le chasserait pas à cause de cela. C’est pour cette raison qu’il était ici, pour s’excuser. Pour le supplier de le garder. Quitte à devoir se dévêtir pour garder sa place, il le ferait. Ça ne le gênait pas. Il restait une créature de luxure tout de même. Craquant ses épaules d’un mouvement stressé, il se dirigeait dans les couloirs, espéranto trouver son maître d’une humeur joviale. Cela passerait sans doute mieux. Sûrement mieux. Et aucune goutte de sang ne serait coulée inutilement. Et lorsqu’une masse lui sautait dessus pour l’enserrer dans ses bras, il dû se retenir de ne pas faire de mal à cette personne. Ses réflexes de l’armée étaient toujours présents mais dès qu’il fut cette chevelure brune châtaigne et qu’il reconnut son odeur, Kayne stoppait tout moment.  Alors qu’il crut que leurs retrouvailles seraient pleines d’émotions, il n’en ressentit aucune. Ecoutant ses paroles sans un mot, il ne réagissait pas. Il ne comprenait pas. Pourquoi il ne l’avait pas entendu s’approcher ? Pourquoi Gabriel l’avait eu par surprise ? Lui qui pourtant, faisait tant de bruit. Je suis plus le même qu'avant mais ça ne fait rien d'accord ? Que cela voulait-il dire ? Qu’il n’était plus le même. Qu’il avait changé ? Qu’il avait trouvé quelqu’un qui le remplissait d’une source nouvelle, lui donnant ainsi une nouvelle vie ? Ou … Kayne fermait les yeux, profitant en traître de cette étreinte tout en se concentrant sur les battements de cœur de l’humain. Il n’y en avait plus aucun. Son cœur était aussi silencieux que celui de l’incube. Cela ne pouvait pas être possible ! Il était la personne qui animait sa part d’humanité ! Si cette dernière lui était arrachée, il plongerait dans le sanguinaire et le plus primaire des vampires.

Le jeu était donc terminé. Il avait gagné. Cela devrait le réjouir. Cela l’aurait réjouis s’il n’avait pas compris que Gabriel n’était plus humain. Mais s’il l’aimait, cela voulait dire qu’il n’avait rencontré personne d’autre, qu’il lui était resté fidèle. Mais qu’il avait tellement peur de se faire rejeté par Kayne qu’il n’osait plus le voir. Au risque de s’arracher le cœur aussi. Petit à petit, tout fut clair dans le cerveau de l’incube, il ne faisait même plus attention aux paroles de Gabriel. Totalement concentré sur ses pensées. Gabriel l’aimait, il l’aimait et le lui avait avoué. Donc il le fuyait car il l’aimait. Quand il se tut, Kayne prit d’une certaine hésitation renfermait ses bras autour du corps de son ancien humain pour lui rendre son étreinte. Il ne disait pas un mot car il ne savait pas quoi dire. Mais ce simple geste était suffisant qu’un long discours sans fin. Il ne le rejetait pas, il l’acceptait même si juste le fait qu’un vampire l’ait transformé le dégoûte au plus haut point. Mais Gabriel n’avait pas conscience que cela était une forme de trahison de tendre son cou à un autre. Alors il lui pardonnait. Il lui pardonnerait toujours. Prenant une inspiration, sa voix roque et légèrement cassée s’élevait parmi le silence pour une ultime question : « Comment c’est arrivé ? » Il parlait à coup sûr de sa transformation sûrement récente vu comment il ne contrôlait pas ses émotions mais sa question pouvait aussi se poser sur leurs sentiments, sur ce jeu qu’ils avaient perdu avant même de commencé.
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MessageSujet: Re: GABAYNE + « this is because you're special that i love you. »    Lun 23 Déc - 12:50





Certains diront que certains gestes valent mieux que des mots. Peut-être, parfois. Mais toi, tu ne pouvais te contenter de quelques gestes. Depuis ta plus tendre enfance, tu étais un moulin à parole. Tu parlais de tout mais surtout de rien, sans raison, tu parlais. Un peu à tous le monde, aux passants, à ceux qui voulaient bien t'écouter ou du moins faisaient semblant de s’intéresser à ce que tu pouvais bien leur dire. En grandissant, tu t'étais calmé, tu ne parlais plus pour rien dire et pendant un long moment tu étais même parvenu à garder le silence. Lorsque John t'avait accueillis chez lui, tu t'étais tu. Pendant un long moment tu n'avais osé dire un mot, par peur, par mépris ou peut-être par tristesse. Aujourd'hui tu avais changé, tu avais retrouvé un semblant de joie de vivre et la parole en même temps. Lorsque John te parlait tu lui répondait, lorsque quelqu'un t'accostait tu osais lui parler. Dans les moments de stress, d'angoisse et de peur, tu parlais encore plus. Déblatérer un nombre important de mots à la minutes t'aidait à aller mieux, te sentir plus à l'aise et plus à même de garder ton calme. Face à cette situation, la parlote était ta seule arme. Tu n'avais pas de bouclier pour encaisser les coups que ton adversaire te portait, mais au moins tu avais une arme. Et les coups, tu les accepterais, ils venaient de l'homme pour qui tu pourrais donner ta vie, l'homme pour qui tu pourrais donner absolument tout. Et tu t'étais juré, un jour, de l'aimer jusqu'à ton dernier souffle, ton dernier battement de cœur. Ce muscle était aujourd'hui mort, mais toi non. En vérité, tu vivais. Tu te sentais plus vivant maintenant que tu étais dans les mêmes conditions que Kayne plutôt que lorsque tu sentais ce muscle battre dans ta poitrine. Si un jour on t'avait dit que tu deviendrais ainsi, dépendant de l'amour d'un homme, tu en aurais ris. Tu te serais esclaffé en lui conseillant d'aller consulter, rapidement. Tu te voyais comme un dur même si ton entourage étaient là pour te certifier que tu avais un cœur tendre, qu'il n'y avait nul doute. Quand tu regardais Kayne, tu ne pouvais t'empêcher de t'avouer vaincu. Ils avaient raison. Tu peux aimer, et pourquoi pas être aimé en retour. Cela ne dépendait plus de toi, tu avais fait le premier pas. Tu lui avais craché la vérité en pleine face et à l'heure actuelle la balle était dans son camp. Il avait deux choix. Décider de partir, te tourner le dos. Une fois de plus te montrer à quel point tu étais misérable à ses yeux, et si tel était le cas tu l'accepterais sans rechigner. Ou alors il pouvait céder lui aussi. T'ouvrir son cœur et faire en sorte de ne plus jamais avoir à partir loin de tes bras.

Tu refusais de le regarder dans les yeux. Ses beaux yeux bleus. Son regard. Tu ne le supportais pas. Tu détestais te savoir amoureux, dépendre d'une personne était une faiblesse pour toi. Mais cet homme était ta faiblesse. Pire encore, ses yeux étaient ta faiblesse. C'est la première chose que tu avais remarqué chez lui. Qui oserait le quitter du regard une seule seconde ? Qui sur cette terre pourrait lui résister, à lui et ses pupilles couleur saphir. Toi en tout cas, tu en avais été incapable. Sans plus de résistance, tu étais tombé dans ses bras sans qu'il n'ait d'effort à faire pour t'attirer dans ses filets. Mais après tout, maintenant que tu avais l'éternité devant toi, pourquoi ne pas en profiter pour le garder prêt de toi tout ce laps de temps ? Et s'il refusait, que ferais-tu ? Rien ne pouvait te consoler lorsque tu avais cette pensée à l’esprit. Mais les bras que tu sentais autour de toi pouvais tout de même t'apaiser, te mettre du baume au cœur. Tu aurais pensé qu'il ferait un grand discours. Pour te repousser ou te garder prêt de lui, mais qu'il prononcerait quelques mots pour te faire savoir quelle décision il prenait. Pourtant, rien. Juste ses bras qui te serraient contre lui, te donnant une brève idée de ce qui se passait dans son esprit à cet instant. Heureux et soulagé à la fois, la tête posée contre son épaule, tu resserras ses bras autour de lui en soupirant de bien être. Le fait d'être contre lui à cet instant te remplissait de joie et te permettait de revivre. Ton cœur ne battait plus, certes. Mais il était encore actif, capable d'aimer. « Comment c’est arrivé ? » .. quoi ... comment. Tu venais de lui exposer ce que tu ressentais, tu avais étalé tout tes sentiments pour lui dire à quel point il comptait pour toi et à quel point tu l'aimais. Tu venais de lui faire comprendre que tu serais même prêt à t'arracher le cœur de la poitrine pour lui offrir. Et LUI, tout ce qu'il trouvait à te dire était Comment c'est arrivé ... . Il devait se moquer de toi, ce n'était pas possible autrement. Ta transformation, il n'y a que ça qui l’intéressait. Tes sentiments, il s'en carrait complètement.

Te détachant de ses bras, tu fis une mine horrifiée. « Quoi ?! Tu te fou de moi là ! » Tu cherchais les mots, mais la seule chose que tu avais envie de faire c'était lui envoyer une grande gifle. Venant tout juste d'être transformé, tu avais du mal à contrôler tes émotions. Même en voulant paraître calme, tu ne pouvais cacher ton angoisse. L'enfoiré. Tu étais comme un volcan en ébullition, à deux doigts de l'explosion. « Je suis en train de te dire que je t'aime, et toi tout ce qui t’intéresse est de savoir comment je suis devenu comme ça ? Tu pourrais pas au moins faire semblant d'avoir un minimum d’empathie ?! Fais semblant que mes sentiments t’intéresse, ça m'éviterait de me sentir comme un con ! » La seule chose à faire au final était de répondre à sa question. S'il souhaitait savoir alors, soit.  « Si tu veux tout savoir, je me suis fait attaquer en allant te voir ! Un vampire m'a attaqué puis laissé pour mort prêt du Killer Burger et je me suis traîné jusqu'ici pour trouver de l'aide. John avait le choix entre me laisser crever comme une merde ou me transformer. » Tu croises les bras contre ton torse en le regardant, les dents serrés et un air mauvais. « Ta curiosité est satisfaite ? »

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤

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