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 Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]

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MessageSujet: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Jeu 10 Oct - 20:15




Aaron était en train de nettoyer les verres et de les remettre en place. C'était le soir de fermeture du Killerburger et il devait faire le grand ménage, régler les problèmes économiques de la semaine et tout le tralala. Être co-gérant n'était pas un travail facile et il devait être disponible  à n'importe quel instant de la nuit pour pouvoir répondre à la demande du client. Cette soirée n'était pas comme les autres mais elle était aussi remplie que les autres. D'ailleurs, c'est pour cela qu'il avait appelé Christopher en renfort. Au départ, il ne voulait pas... Il avait toujours du mal à le regarder en face, son coeur se serrait tellement fort. Mais, en voyant la tonne de papier à trier, il s'était dit qu'il pouvait lui demander un peu d'aide sans que cela n'implique quoi que ce soit. Depuis ce fameux soir, il passait son temps à l'extérieur, ne rentrait que tôt le matin pour partir très tôt le soir. Il prétextait le travail mais même son soir de congé, il partait se soûler dans un autre bar. Combien de fois était-il rentré soul pour se glisser sans bruit dans sa chambre sans croiser personne. Il avait honte de lui, il s'était toujours promis de ne jamais retomber dans ses démons mais, malgré lui, il avait été encore faible. Enfin bref, appeler son incube avait été un véritable défi pour lui et dès qu'il était arrivé, il avait revêtu le même masque que d'habitude, gentil et souriant. Le seul problème était qu'il avait été incapable de croiser son regard. Il avait détourné les yeux rapidement avant de lui dire qu'il avait placé les papier à triés dans son bureau en haut. En temps normal, il l'aurait mis en bas avec lui mais... il n'en avait pas la force pour l'instant. D'un coup, il lâcha le verre sur le sol sans faire exprès. Un bout de verre lui entailla la peu et il lâcha un juron assez retentissant et expressif. Il attrapa la balayette sous le comptoir et commença à ramasser les dégâts qu'il avait provoqué. Tout à coup, des bruits de pas le faire se redresser. Un vampire inconnu se tenait devant lui. Ce n'était pas un habitué du bar ni quelqu'un qu'il avait déjà croiser dans sa vie. Il jeta les bouts de verre dans  la poubelle avant de s'occuper de l’élément extérieur. Il avait déjà du à gérer des cambrioleurs mais ce dernier n'en avait pas l'allure. Que pouvait-il bien faire ici? Aaron repris sa voix la plus neutre possible:

-"Excusez moi, nous sommes fermé ce soir!"

L'autre repris immédiatement sur sa remarque.

-"Je ne suis pas ici pour consommer! En réalité, je voudrais vous parler de tout autre chose."

Aaron reposa le verre qu'il était entrain d'astiquer et sortit du comptoir l'air suspect. Il n'aimait pas ce genre de chose, quand on venait à horaire de fermeture c'est qu'on ne voulait pas être entendu donc qu'on avait des choses à cacher. L'Irlandais ne s'approcha pas trop de l'inconnu, ses anciens réflexes de soldats et d'espions prenaient le dessus comme d'habitude. Il voulait seulement être sur que rien ne pourrait l'atteindre. L'autre le regarda avec un sourire en coin avant de continuer parler:

-"En réalité, j'ai appris que vous avez acquis un de mes anciens biens, un bien dont je n'aurais pas du me séparer justement. Mais, vous savez, on se laisse aller, on finit par s'ennuyer avec ce qu'on utilise trop souvent et puis, ce n'est que quand on s'en sépare qu'on prend conscience de sa valeur."

De quoi pouvait-il bien parler? Aaron n'avait pas effectuer de gros achats d'importances, de meubles ou bien d'armes et de bijoux... Comment quelqu'un pouvait lui réclamer quoi que se soit?  En plus, il ne rendait jamais ce qu'il avait acheté et il ne donnait jamais son nom sauf... sauf lorsqu'on achetait un esclave ou un incube. Tout à coup, un bruit résonna dans son dos et il aperçut Christopher qui était descendu d'en haut. Il allait lui dire de remonter en haut quand l'autre vampire parla:

-"Voilà de quoi je vous parlais! je voudrais vous racheter Christopher!"

Aaron se retourna très très lentement. Il croyais rêver, il rêvait n'est-ce pas? Cet homme ne venait pas ici pour marchander un être vivant, c'était impossible! Non, ses oreilles avaient du lui jouer un tour, c'était certains. Le sourire affable qu'il avait jusque là disparu totalement et un voix presque sifflante sortit de sa gorge:

-"Pardon?"

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Christopher R. Eddison
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✤ ARRIVÉE A HEARTKILLER : 06/09/2013
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✤ EMPLOI/LOISIRS : Incube à plein temps !
✤ HUMEUR : Mélancolique...

MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Ven 11 Oct - 19:44

Dreams are sometimes sweeter than reality
Aaron ∞ Christopher

Christopher passa une main dans ses cheveux, contemplant avec perplexité les piles de papiers en désordre qui lui faisaient face. Le bureau semblait envahit par la paperasse et il comprit pourquoi le vampire avait fait appel à lui. Aucun doute qu’il allait y passer des heures s’il n’avait pas un peu d’aide…

Une heure plus tôt dans la soirée, Aaron l’avait appelé et lui avait demandé de se rendre au Killer Burger pour lui donner un coup de main. Tout d’abord surpris, l’incube avait mis quelques secondes à réagir, avant d’accepter. Son maître l’évitait depuis qu’il lui avait avoué ses sentiments et ces quelques paroles échangées étaient aussi inattendues qu’agréables. Entendre la voix de l’Irlandais avait quelque chose de rassurant. Et puis il était heureux de pouvoir l’aider et, par la même occasion, tenter de renouer le contact.

Dire qu’une semaine auparavant, il était celui qui cherchait à fuir la compagnie du vampire…

Il s’était donc rapidement rendu au Killer Burger sans faire de détours, certain que la situation devait être tout de même assez « grave » pour que son maître en vienne à faire appel à lui. Se retrouver devant le bar lui évoqua automatiquement la soirée qu’ils avaient partagés un mois auparavant et, immanquablement, le baisé qu’ils avaient failli échanger. Il s’arrêta quelques instants devant le bâtiment, observant l’enseigne d’un regard vide. Tout cela lui semblait si loin à présent…

Il se sentait si coupable. Perdu aussi. Même la solitude ne l’avait pas aidé à faire le tri dans ses sentiments et ses pensées. Mais il avait bien conscience d’une chose : la fuite d’Aaron –car le vampire le fuyait bien- lui causait bien plus de peine qu’il ne l’aurait imaginé au prime abord. Elle ne faisait que renforcer sa culpabilité. Et pourtant… Il ne savait toujours pas comment faire face à l’Irlandais et essayer d’arranger les choses. Il éprouvait le besoin de lui parler, ne serait-ce que pour s’enquérir de son état, qu’il voyait bien se dégrader de jours en jours. Même s’il faisait tout pour l’éviter et se cacher de lui, Christopher voyait bien les conséquences qu’avaient provoquées ses paroles sur la créature de la nuit : encore plus de souffrance… Et quelque part, il comprenait l’attitude d’Aaron à son égard : le voir ne le ferait souffrir qu’encore plus. Son comportement était légitime, même si l’incube s’inquiétait pour lui.

Il n’avait pas le droit d’exiger quoique ce soit du vampire. Il devait respecter son choix, sa fuite. Tout comme l’Irlandais avait respecté la sienne…

Il soupira, ôtant ses mains de ses poches, et entra finalement dans le bar. Son regard parcourut rapidement la salle, les tables, la piste de dance et tomba sur le comptoir, derrière lequel s’activait Aaron. Il semblait tellement à l’aise dans son élément… Le vampire releva soudainement ses yeux vers lui, l’air étrangement avenant, souriant.
Christopher eut un moment d’hésitation, cherchant son regard. Incertain.
Mais son maître l’évitait consciencieusement.
L’incube lui offrit finalement un petit sourire gêné en s’avançant vers lui. Quelques minutes plus tard, il se retrouvait dans le bureau de l’Irlandais, après que celui-ci lui ait expliqué ce qu’il devait faire. Trier des papiers. Sur le coup, il n’avait pas saisi l’ampleur de la tâche mais, de toute façon, il aurait accepté n’importe quoi. Juste pour se sentir un peu utile au vampire…

Cela faisait donc une petite heure qu’il travaillait. Factures, inventaires, impôts… Avec application –et un peu de curiosité, il devait l’avouer- il rangeait, classait la paperasse. Il avait presque fini d’ailleurs. Il espérait que cela permettrait au vampire d’aller plus vite. La fermeture du bar semblait être une sacrée dose de travail et, peut-être qu’avec son aide, il pourrait finir un peu plus tôt… et rentrer en sa compagnie.

Un bruit de verre éclaté lui parvint. Surpris, il se figea un instant, tendant l’oreille. Le juron du vampire lui parvint avec netteté, lui arrachant un petit sourire. Puis il se replongea dans son travail, concentré, comme déconnecté du monde, décidé à finir tout cela au plus vite…

L’incube replaça les piles bien rangées sur le bureau. Il s’apprêtait à descendre pour demander à son maître s’il avait besoin de son aide pour autre chose. Il aurait accepté avec plaisir de pouvoir lui rendre service. Il espérait juste qu’Aaron ne le fuirait pas une fois de plus… S’étirant, il quitta tranquillement le bureau, parcourut le couloir d’un pas énergique et descendit les escaliers. La voix du vampire lui parvint soudainement, calme et grave, si agréable à l’oreille…
A qui pouvait-il bien parler ?
Une seconde voix, plus rauque, agressa son ouïe. Il lui semblait la connaître. Sûrement n’était-ce qu’une impression… De nombreuses fois, il avait cru reconnaître des voix qu’il avait l’habitude d’entendre étant humain, mais il s’était trompé. L’ouïe vampirique, bien plus fine, déformant les sons qu’il avait eu l’habitude d’entendre lorsqu’il était encore mortel. La vague d’inquiétude passée, il reprit sa marche, un peu curieux malgré lui.
Son pied se posa sur la dernière marche…

Il se figea.

Son regard tomba tout d’abord sur Aaron. Le vampire semblait légèrement sur la défensive et faisait face à l’un de ses congénères.

Le souffle lui manqua soudainement alors qu’il écarquillait les yeux de surprise et d’horreur mêlées. Cette grande silhouette, habillée sobrement… De longs cheveux blonds et des yeux acier, si froids, si cruels...
Marcus. L’un de ses anciens maîtres.

Celui-ci se tourna soudainement vers lui, un grand sourire aux lèvres. Christopher fut incapable d’esquisser le moindre mouvement. Choqué. Terrifié. Son esprit marchait à cent à l’heure. Les questions s’enchainaient sans qu’il puisse y répondre. Que faisait-il là ? Se souvenait-il de lui ? Etait-il venu pour…

« Voilà de quoi je vous parlais! Je voudrais vous racheter Christopher! »

Sa main s’agrippa au recoin du mur, le serrant convulsivement. Il jeta un regard choqué à Aaron. Le vampire s’était tourné lentement vers Marcus, sa voix sifflant doucement.

"Pardon?"

L’autre créature ne sembla pas faire cas de la réaction de son congénère, offrant un sourire rayonnant à l’incube. Christopher ne put empêcher son mouvement de recul lorsque l’autre s’avança soudainement vers lui, le regard brillant d’une étrange lueur.

Tétanisé, l’incube n’eut pourtant aucun mal à identifier cette étincelle si caractéristique. Il l’avait vue s’allumer dans le regard de tant de ses anciens maîtres… La convoitise. L’envie. Le désir.

Les lèvres de Marcus s’étirèrent soudainement en une petite moue insatisfaite alors qu’il s’arrêtait à seulement deux mètres de lui. La créature de la nuit fronça les sourcils.
Cette expression évoquait tant de mauvais souvenirs à l’incube qu’il se recula à nouveau, s’écrasant contre le mur. Il n’avait plus que conscience du vampire qui lui faisait face, le dominant par sa hauteur, le regard sévère.

« Il semblerait que tu sois à présent l’un des nôtres, Christopher… observa-t-il, visiblement mécontent. Quel dommage que je ne sois pas celui qui t’ait transformé, laissa-t-il échapper avec un soupire dramatique. Mais l’immortalité te va bien. Et tu es toujours aussi désirable, mon cher petit jouet… »

Ce surnom.
Il lui avait tant de fois murmuré au creux de l’oreille pendant qu’il lui infligeait sévices sur sévices, le rabaissant plus bas que terre, l’humiliant jours après jours, se délectant de ses larmes, de ses cris, de son désespoir…
« Cris donc, mon petit jouet… Ici, personne ne peut t’entendre. Tu es seul, tout seul, ma jolie poupée brisée… Et tu m’appartiens. Je ferai ce que je veux de toi. Alors cris un peu plus fort et laisse–moi apprécier l’étendue de ta détresse… »

La main de Marcus s’éleva dans les airs, s’approchant de son visage.
Tout cela réveillait en lui bien de trop de souvenirs douloureux…
La peur prit le dessus.
D’un geste vif, il frappa la main de l’autre vampire, le faisant reculer par la même occasion. Le choc se peignit un instant sur le visage de celui-ci.
Le regard de Christopher s’accrocha à la silhouette d’Aaron, terrifié. L’implorant silencieusement de l’aider. Il ne pouvait plus bouger. Il ne se sentait plus capable du moindre geste. Emprisonné par le regard noir de l’autre vampire, cloué sur place, il ne parvenait même plus à penser correctement.

Marcus haussa un sourcil. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire dangereux. L’incube frissonna violemment. Il connaissait ce sourire. Et il connaissait toutes les tortures qu’il promettait.

« Eh bien, mon cher, commença  le blond en se tournant vers Aaron, auriez-vous failli à lui apprendre la politesse ? Les incubes rebelles ne sont pourtant guère appréciés… Je l’avais pourtant si bien dressé lorsqu’il était humain, soupira-t-il théâtralement. Quel gâchis ! Enfin, là n’est pas la question, se reprit en coulant un regard luxurieux vers Christopher. Accepteriez-vous de me le vendre ? Un jouet cassé n’a que peu d’attrait, vous savez… » minauda-t-il en offrant un sourire aimable à l’Irlandais.

Christopher ferma les yeux, l’esprit soudainement vide, le cœur au bord des lèvres.
Le vampire n’allait quand même pas se vanter devant Aaron tout ce qu’il lui avait fait subir, n’est-ce pas ?
Il n’oserait même plus regarder son maître dans les yeux après ça. C’était bien trop humiliant.

Tous ces horribles souvenirs qui remontaient… Les coups, le sang qui coulait, encore et encore… Ses propres cris qui résonnaient à ses oreilles, se mêlant au rire hystérique de son tortionnaire. La douleur, ancrée dans sa peau, sur son cœur, marqué à tout jamais par ces initiales gravées au fer rouge. L’humiliation. La peur. La soumission. Le dégoût de lui-même.

Les blessures ancrées dans son âme, qu’il avait cru avoir pansées, se remirent à saigner abondamment. Il ne voulait pas entendre la suite. Il ne le supporterait pas.

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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Dim 13 Oct - 11:03




Il croyait rêver, à vrai dire il en était presque certains. Cela ne pouvait être qu'un de ses cauchemars étrange que son esprit lui faisait parvenir pour le faire culpabiliser un peu plus pour ce qu'il avait imposé à Christopher. On voulait lui montrer qu'il était un maître pitoyable comme tous les autres, comme tous ceux qui avaient acheté Christopher et qui l'avaient réduit en miette. Tu es cruel Aaron, tu es horrible, tu n'es qu'un monstre. Comment as-tu pu lui imposer tes sentiments... Il restait immobile, terriblement immobile. Son coeur se serait douloureusement. Même dans le sommeil, il était incapable de se pardonner ses erreurs. Le sommeil... Il ne s'est pas endormi au Killerburger quand même? Aaron était une personne très consciencieuse dans son travail, il aimait ce qu'il faisait et rien ne pouvait l'arracher à ses verres quand il était concentré dessus. Pas même le sommeil. L'Irlandais releva la tête pour voir l'autre vampire se rapprocher de Christopher. Dans un coin de son coeur, la petite voix malsaine née du chagrin et du râteau qu'il s'était pris le faisait contempler la scène avec délectation. La voilà sa vengeance... il allait le laisser endurer cela avec une petite peur au ventre, une peur qu'il ne se retrouve de nouveau entre les bras de l'autre monstre. Oui, il était aussi sadique que cela oui, pour l'instant il sentait cette horreur au fond de lui. Il sentait qu'il avait envie de voir l'incube souffrir et cela lui faisait encore plus mal. Il savait pourtant que la vengeance n'était pas une bonne chose, qu'elle lui ferait encore plus mal ensuite... Il en avait déjà fait les frais. Pourtant, il était incapable de bouger, il sentait son coeur se serré à chaque pas de plus que faisait l'inconnu. Il avait touché Christopher, il avait eut Christopher... Il avait été l'amant de Christopher... et il se rendit compte que d'une certaines façon, il était jaloux de cet homme. Pourtant, tout ces sentiments négatifs s'évaporèrent quand il croisa le regard littéralement fou de celui qu'il aimait. Comment... comment avait-t-il pu penser un seul instant à tout cela? Comment? Son âme était-elle aussi pervertit que cela? Le bruit d'une espèce de claque retentit dans le silence qui régnait jusque là. Le maître et l'incube étaient silencieux, seul retentissait la voix moqueuse de ce vampire, ce salopard qui réussissait à faire perdre toute contenance à l'Italien. Comment osait-il critiquer la manière dont Aaron traitait le jeune homme? Comment osait-il le traiter de jouet cassé?

-"Christopher est la personne la plus polie et la plus douce que je connaisse, je dirais plutôt que se sont vos parents qui ont faillis à votre éducation. Je crois qu'il vous faut aussi des lunettes, je ne vois pas de jouer cassés à part votre maladif besoin de contrôle!"

Aaron se retenait, sa voix grondait, menaçante et ses poings se serraient violemment. Il ne devait pas céder à la violence, il ne devait pas... pas quoi? Pas frapper, pas tuer, pas effleurer? Il n'avait pourtant qu'une seule envie faire souffrir! Par ce que c'était tout ce qu'il était capable de faire en ce moment. Il ne pouvait plus être bon pour Christopher alors il serait mauvais pour ce vampire.

"Franchement, je crois bien que vous vous trompez sur la nature des incubes mon cher! Ils sont là pour nous servir, pour satisfaire nos besoins les plus... intimes! Et mon cher petit jouet le sait très bien, il sait ce dont j'ai besoin. Sait-il ce que vous vous avez besoin?"

Il y avait ce sourire si malsain sur son visage, si satisfait de lui même tandis que son regard alternait entre les deux autres vampire de la pièce. Aaron ne supportait plus de la voir aussi heureux du malaise qu'il générait et sa colère pris le dessus sur toutes ses bonnes résolutions. En un éclair, il fut derrière ce connard, lui attrapa le bras et le tordit dans son dos avant d'exploser sa tête contre une des tables destinées aux clients. Il le maintint là se penchant vers lui:

-"Je vous interdit de parler de choses que vous ne connaissez pas, je vous interdit de dire n'importe quoi et de vous prendre pour le centre du monde. Christopher n'est plus à vous et il ne le sera plus jamais. Vous aviez un trésor, un ange entre les mains et vous avez été incapable de vous en rendre compte. Moi, je l'ai vu dans ses yeux et je le sais encore plus depuis qu'il est avec moi. Votre cher petit jouet cassé et devenu mon beau petit trésor à moi et à moi seul!"

Mais l'autre vampire ne semblait même pas impressioner par ces beaux discours quand un rire gras sortit de sa gorge. Il était pourtant en position de faiblesse évidente et il arrivait toujours à s'amuser de tous! Comment Christopher avait-il pu le supporter, comment Christopher avait-il pu... les images qui arrivèrent dans son esprit le firent grimacer et il arrêta le fil de ses pensées, préférant se concentrer sur la pression qu'il exerçait sur l'os du bras. Pourtant la voix toujours aussi narquoise retentit:

-"C'est bien ce que je pensais, vous n'y avez pas eut le droit. Pauvre de vous, combien cela doit-il être dur de regarder chaque jour cette merveille sans y avoir accès, je vous plains vous savez, je ne comprend même pas que vous ne lui ayez pas forcer la main!"

Cette fois si s'en était trop. Aaron n'était plus là, il avait laissé place à son alter-égo d'assassin, Lewis Ianto. Une sorte de crise de schizophrénie? Non, juste un glissement de façade, un passage d'un esprit à un autre. Le bras remonta dans le dos jusqu'à former un angle très bizarre et un glapissement étrange retentit. Le vampire se pencha vers l'oreille de l'autre imbécile et se mit à murmurer d'une voix froide:

-"Je pourrais vous tuer facilement et faire disparaître votre corps sans que personne ne s'en aperçoive jamais, je l'ai déjà fait. Cela est d'ailleurs d'une facilité déconcertante et je n'hésiterais pas à le faire! Quand bien même je vous relâche, allez vous plaindre à l'extérieur, personne ne vous croira. Ici, je suis connu pour être le gentil barman qui n'ose pas faire de mal à qui que se soit et puis... se prendre à moi, c'est se mettre tout un pays à dos. Être un noble de sang très pur dont la sœur est fiancée à un roi à ses bon côtés je vous assure. Et puis... s'en prendre à un Lewis fait toujours très mauvais effet. Cela rappelle la folie de Levinson mon cher, et aujourd'hui, on aime plus trop cela. Continué de jouer le malin et je me ferais un plaisir de vous arracher la gorge et de brûler votre corps encore en vie!"

Oui, il aurait été capable de le faire, il le sentait au plus profond de lui et seul la présence de Christopher derrière lui arrivait à le calmer un peu. Oui... il voulait tuer ce salopard mais se n'était pas à lui qu'il avait fait du mal...


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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Dim 13 Oct - 22:05

Dreams are sometimes sweeter than reality
Aaron ∞ Christopher

Terrifié, cloué sur place par la peur, Christopher ne pouvait détacher son regard de son ancien maître.

Comment avait-il fait pour le retrouver ? Pourquoi voulait-il le racheter ? Ne croyait-il dont pas qu’il lui avait fait assez de mal, qu’il l’avait tant brisé qu’à présent, il était inutilisable ? Apparemment non. Ses yeux glissèrent vers la silhouette d’Aaron. Suppliant. Implorant.

Il songea un instant que si le vampire désirait se venger de son refus, il avait là une occasion en or. Un seul mot et tout pouvait se terminer. Il allait redevenir la propriété de ce sadique et qui sait quelles tortures d’un nouveau genre cet esprit pervers pouvait imaginer ? Sa nature d’incube le rendait bien plus résistant… Le vampire pourrait le torturer durant des jours et des jours sans même mettre sa vie réellement en danger, alors qu’il avait auparavant besoin de le soigner et de le laisser se reposer un minimum, son corps d’humain étant beaucoup plus fragile.

A ce moment précis, Christopher aurait été capable de tout pour ne pas se retrouver dans les mains de ce malade. Donner son corps, il l’avait déjà fait, contre son gré certes, mais ce ne serait pas la première fois, loin de là. Et puis si Aaron disait l’aimer, il ne se montrerait pas brutal. Ce ne serait pas vraiment un viol, même s’il ne l’aimait pas. Il préférait –et de loin- s’offrir à lui plutôt que… Il n’osait même pas y penser.

Mais la voix de l’Irlandais s’éleva soudainement, grondant, emplie de colère et de menaces. Ses paroles soulagèrent l’incube, qui ne put s’empêcher de le gratifier d’un regard reconnaissant.  Son maître n’avait apparemment pas l’intention de l’abandonner. Il le défendait même ! Mais Marcus ne semblait pas avoir dit son dernier mot. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire malsain qui fit frissonner l’Islandais.
Il redoutait ce qui allait suivre…

Et il eut raison. Les mots du vampire lui broyèrent le cœur. Humilié. Meurtri. Encore ce surnom odieux qui lui évoquait tant d’atroces souvenirs… Les sous-entendus du vampire étaient plus que clairs. Et son regard dans sa direction, alors qu’il laissait entendre que l’incube avait été consentant… Christopher se mit à trembler, jetant un regard terrifié à Aaron. Celui-ci bougea soudainement et quelques secondes plus tard, Marcus se retrouvait la tête fracassée contre une table, le bras tordu par l’autre vampire, sous son regard surpris. Il ne s’était pas attendu à ce que l’Irlandais réagisse ainsi ! Mais ses paroles, murmurées d’une voix polaire, menaçante, montraient bien que Marcus avait dépassé les limites.

Malgré le ton froid, les mots de son maître résonnaient agréablement à ses oreilles. Il se montrait possessif. Cela aurait dû l’effrayer. Son aura autoritaire aussi. Mais en ce moment même, Christopher avait besoin de l’entendre dire qu’il lui appartenait et qu’il le garderait. C’était rassurant, tellement rassurant… Et les mots affectueux effaçaient lentement mais sûrement l’horrible surnom que l’autre lui donnait.

Et pourtant… La voix moqueuse de l’autre vampire retentit à nouveau, paralysant une nouvelle fois l’incube. Comment pouvait-il ainsi insinuer qu’il avait été, à un moment ou à un autre, consentant ? Comment pouvait-il sous-entendre un viol avec autant d’amusement ? Sa cruauté ne semblait pas connaître de limites… Et l’entendre évoquer si clairement ce qu’il lui avait fait subir n’était qu’une humiliation de plus, un moyen de le rabaisser devant la seule personne qui nourrissait encore un peu de respect à son égard.

Aaron réagit encore plus violemment aux paroles de Marcus. Le bras de celui émit un craquement sinistre dans le silence. Mais rien ne semblait pouvoir faire disparaître ce sourire si satisfait et malsain de son visage.
Peu habitué à voir son maître réagir de manière si agressive, il songea un instant qu’il faisait cette fois-ci face à l’assassin, celui que l’Irlandais semblait vouloir cacher au plus profond de lui-même. Les menaces ne tardèrent pas à résonner dans le bar vide. Christopher ne savait plus comment réagir. Il était terrifié par la situation : son ancien maître qui semblait insensible à la douleur, maintenu face contre le bois d’une table par son actuel maître dont l’attitude l’effrayait. Il suggérait le meurtre avec tant de facilité…

Mais n’était-ce pas le rôle de l’incube que de le protéger de lui-même ?

Il doutait qu’Aaron veuille vraiment ôter la vie à nouveau. Peut-être le désirait-il... Mais les conséquences seraient sûrement graves. Néanmoins, Christopher lui-même ne voulait-il pas que son maître tue un de ceux qui l’avaient tant fait souffrir ? Il ne devait pas se mentir. Il y avait songé. Il avait même espéré que l’Irlandais ne s’arrêterait pas là.
Egoïste. C’était un désir égoïste. Et il ne voulait pas que son maître en devienne la victime. Il devait penser au vampire, et aux conséquences que ses actes auraient sur lui. Et il savait que tuer n’arrangerait pas l’état mental d’Aaron, bien au contraire. Cela ne ferait qu'augmenter sa culpabilité...

Il prit donc son courage à deux mains et s’avança finalement vers eux, la démarche quelque peu incertaine. Hésitant un instant, il finit par poser sa main sur le bras de l’Irlandais et lui murmura, quittant des yeux son ancien maître :
« Il n’en vaut pas la peine. Il ne mérite même pas un dixième de l’attention que vous lui donnez. »

Il esquissa un sourire maladroit, tentant de se montrer sûr de lui, rassurant. Il douta d’y être parvenu mais garda le contact avec Aaron. Il avait besoin de le sentir prêt de lui, à ses côtés. Sa présence le rassurait.

Son regard glissa vers le vampire qui fut autrefois son maître. Même dans cette position de faiblesse, son sourire persistait. Malsain. Sadique. Hystérique.

« Vous vous pensez invincible, chuchota-t-il à l’adresse de l’Irlandais. Mais pour l’instant, je ne peux que constater ceci : vous n’aurez jamais ce que vous désirez, car vous n’aurez pas le courage de le prendre, même si vous savez que cela vous revient de droit. Vous ne connaitrez jamais ce que j’ai connu, car vos sentiments vous en empêcheront. Il ne viendra pas vers vous de son plein gré, et je pense que vous le savez… C’est une catin, mais une catin quelque peu difficile à dompter. »

Christopher serra les poings et les dents. Ces mots avaient un pouvoir tellement fort sur lui… Toujours plus humiliants.

" Votre nom vous confère de la puissance. Mais cela ne vous aidera pas. Il ne vous appartiendra jamais comme il m’a appartenu… En cela, je vous suis supérieur, mon cher. Mais Christopher, ne lui as-tu dont pas montré le cadeau que je t’ai laissé ? Je ne te savais pas capable de cacher une telle chose, mon joli petit jouet… Peut-être pourrais-tu montrer à ton maître à qui tu appartiens vraiment ?"

Christopher recula, lâchant Aaron, terrifié. Par réflexe, ses bras se refermèrent autour de son torse. Il ne voulait pas. Il ne pouvait pas. Et entendre l’autre vampire parler d’une voix si satisfaite de ce qu’il lui avait fait… C’était trop. Bien trop pour lui.

Marcus bougea soudainement, se dégageant de l’emprise de l’Irlandais.

Surpris, l’incube vit la main non brisée du vampire se diriger vers lui à une vitesse hallucinante. Les doigts se refermèrent sur son T-shirt et l’attirèrent à lui avec autorité. La seule réaction de l’Italien fut de le repousser de toutes ses forces. Effrayé. Terrifié.Il ne voulait pas que ce malade l’approche, le touche, le…

Marcus fut violemment propulsé vers l’arrière, cognant durement contre la table.
L’habit de l’incube se déchira sous la pression, dévoilant son torse musclé… et à l’emplacement où se trouvait son cœur, une marque couleur sang.
Deux initiales gravées à jamais dans sa chair, que même sa transformation en vampire n’avait pu effacer.

Le vampire éclata d’un rire hystérique, affalé sur le sol.
Et Christopher, tétanisé, humilié, referma ses bras autour de son corps, priant le Ciel, n’importe qui, n’importe quoi, pour qu’Aaron n’ait rien vu.

Son regard se déporta sur son maître. Hésitant. Angoissé. Epouvanté.
Son cœur s’émietta dans sa poitrine.
Espoirs brisés.

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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Lun 14 Oct - 21:03




La main sur son bras le fit sursauter. Elle était fraîche comparée à la colère qui régnait dans l'esprit d'Aaron, elle était aussi terriblement réconfortante et les paroles qui l'accompagnèrent avec réussirent à l'apaiser un peu, juste assez pour qu'il redevienne conscient de ses actes, pour que sa culpabilité vienne de nouveau le hanté et l'empêche de lui faire du mal. Il savait qu'il n'avait qu'à tirer un peu plus pour que l'os se déloge de sa cavité et que les ligaments rompent. Il fallait ensuite pousser un chouïa plus fort encore pour que la peau ne s'arrache mais... Tant pis ou heureusement, il ne le ferait pas. C'était comme une étrange piqure de rappel qui venait le titiller. Quelle puissance supérieure avait placée sur son chemin ce vampire infâme pour venir tester sa résistance à la provocation? Qui avait décidé que cette saloperie lui arriverait un jour? Il y a des fois où il aurait aimé être au courant des voies impénétrables de son destin, savoir encore qu'elles épreuves il allait devoir affronter. Se relâchement de son attention permis à son adversaire d'avoir un peu plus de leste. Il se permis de parler à Christopher, de continuer à le torturer rien qu'avec des mots. Si seulement une joute verbale en arrivait à ce niveau là... qu'avait du donc être la partie physique de leur relation... L'Irlandais ne connaissait pas en détails ce qui s'était passé et à vrai dire, il ne savait même pas le nom de celui qu'il maintenait. Il n'avait même pas eut besoin de lui demander pour avoir envie de s'énerver. Il avait la mort au bout des doigts mais il la laissa filer encore. Pourtant, il n'aurait pas du. Le blond en profita pour s'échapper de son emprise et se diriger vers Christopher. Aaron n'eut rien le temps de faire que l'autre était déjà trop près, trop vif, trop... cruel. Un bruit de tissus arraché et de corps qui se cogne contre une table en bois et ils étaient de nouveau séparé. L'Incube se tenait debout, les bras serré contre lui et torse nu. Juste au dessus du coeur, une étrange marque gravée au fer rouge ressortait sur la peau diaphane. Il était marqué.... marqué comme du simple bétail. Aaron cru bien qu'il allait vomir tant cette pratique le dégoûté, tant il ne comprenait pas qu'on ai pu faire cela à un autre humain, surtout une personne aussi agréable à vivre que l'Islandais. C'était comme un électrochoc. Avant même de dire quoi que se soit, il partit prendre son manteau posé sur le comptoir du bar et le déposa sur les épaules de celui qu'il aimait. Il passa une main discrète, presque effacée dans ses cheveux pour le rassurer et se retourna vers cet ennemi qui avait bien plus l'air ridicule que quoi que se soit d'autre en cet instant.

-"Je ne l'aurais peut être jamais de cette façon là mais... moi aussi je l'ai eut d'une manière que vous ne pourrait jamais avoir. Je l'ai vue sourire, je l'ai vue heureux. J'ai admiré ses yeux pétillants de joie en redécouvrant certaines facettes de sa nouvelle vie. Alors, oui peut être qu'il ne partagera jamais mes sentiments, peut être que je ne fais que me détruire à feu doux mais si c'est pour qu'il puisse retrouver contenance, se reconstruire et m'offrir d'autres sourires étincelants alors je suis prêts à prendre ce risque. J'ai assez fuis mes responsabilités pendant toute ma vie pour que le laisser tomber maintenant me paraisse inconcevable."

Et puis, il se vida, bascula de ce côté de son âme froide, sourde à toute supplication avant de reprendre:

-"Je vous conseille donc de partir maintenant, sinon, vous mourrez."

Il ne rigolait plus, il n'avait plus envie de sourire ou de plaisanter et le vampire le ressentit très certainement. Et comme le lâche qu'il semblait avoir toujours été il se redressa et partit non sans une petite phrase blessante:

-"Un vrai couple de marionnettes rouillés, voilà ce que vous êtes!"

Aaron le regarda partir avant de partir verouiller la porte du club. Il était hors de question que quelqu'un ne rentre. Il repartit alors pour aller dans son bureaux. Il savait qu'il y rangeait une chemise de rechange au cas où il se renverserait un peu de boisson dessus. La question était de savoir où elle se trouvait. Evitant soigneusement de détruire les piles crééent par Christopher, il la trouva finalement un peu roulée en boulle dans un tiroir. Elle ferait très bien l'affaire. Il redescendit en bas pour retrouver le jeune homme totalement perdu, effrayé, tellement... détruit. Cela lui faisait tellement mal de le voir ainsi. Il ne voulait plus voir ces yeux tristes, il voulait les rendre encore plus beaux! Combattant ses propres démons et ses propres souffrances, il s'approcha de lui et se mit à genoux. D'une maint forte, il écarta le pan du manteau pour dénuder la cicatrice. Il l'effleura doucement du doigt avant de plonger son regard dans celui de son compagnon.

-"Ecoute moi Christopher, Regarde moi. Il n'est plus là, il est partit et plus jamais il ne te fera de mal, je te le promet. Ce qu'il t'a fait était ignoble et ce qu'il t'en reste l'est encore plus mais... Tu n'es pas un moins que rien, tu n'es pas ce jouet cassé dont il parle non! Et cette marque le prouve encore plus que tout le reste! Ne la considère pas comme la marque qui t'asservit non! Cette cicatrice prouve que tu es un survivant et que pourtant, tu as su te relever. Tu es beau Christopher, tu es magnifique et tu es un battant! Ne laisse personne t'enlever cela de la tête."

Il déposa un léger baiser sur le haut de son crâne en se redressant et lui donna la chemise avant de se rapprocher du bar en lui tournant le dos. Il se servit un verre de Whisky sec et l'avala d'un coup. Il avait terriblement besoin d'un remontant. Son coeur semblait se déchirer à l'intérieur de lui avec une telle violence... Il se servit un deuxième verre qu'il commença à boire. Pour l'instant c'était tout ce qu'il était capable de faire.

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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Mer 16 Oct - 15:37

Dreams are sometimes sweeter than reality
Aaron ∞ Christopher


Il détourna le regard.
Il ne voulait lire ni la pitié, ni le dégoût dans les yeux d’Aaron.
Un vêtement chaud tomba soudainement sur ses épaules, le surprenant. Le manteau de son maître. Il s’enveloppa dedans par automatisme, désirant cacher cette marque qui le rendait si honteux… Comme un rappel perpétuel de sa faiblesse, de sa soumission, de l’humiliation.
Une main effleura ses cheveux, aérienne, rassurante. Il se permit de fermer les yeux pour apprécier la caresse. Sentir la proximité du vampire, la chaleur de son vêtement… Cela lui procurait un réconfort qu’il n’aurait pu imaginer. Il se sentait en sécurité.

Ses paupières se rouvrirent et ses yeux rencontrèrent immédiatement la silhouette de l’Irlandais, qui se dressait comme un bouclier protecteur entre lui et son ancien maître. Et les paroles d’Aaron semblèrent réchauffer son être. Sincères, si sincères… L’assurance qu’il n’allait pas l’abandonner, le laisser seul… L’incube se demanda même comment il avait pu envisager cette option un seul instant. C’était une crainte profondément enfouie en lui dont il n’avait jusqu’à maintenant jamais eu connaissance.

Finalement, la menace tomba, promesse de douleur. Le ton froid contrastait tellement avec celui que le vampire avait quelques secondes plus tôt que Christopher se raidit légèrement. Il osa à peine regarder Marcus, se cachant presque derrière son maître, tel un enfant effrayé par le monde qui l’entoure. Le blond se releva finalement, lui lançant un regard brûlant de désir avant de laisser échapper une dernière remarque blessante.
L’incube agrippa presque instinctivement le bras d’Aaron. Pourquoi ? S’assurer qu’il allait rester et le protéger ? Se rassurer ? L’empêcher de mettre fin à la vie de l’autre vampire ? Il n’aurait su le dire… Sûrement était-ce un mélange de ces trois raisons.

Il lâcha l’Irlandais lorsque l’autre créature de la nuit disparut derrière la porte du bar. Il observa d’un œil absent son maître aller fermer à clé la porte d’entrée puis disparaître à l’étage. Il resserra les pants du manteau qu’il portait, comme pour se protéger du froid, qu’il ne pouvait plus percevoir sur sa peau. Non, c’était son cœur qui était soudainement devenu froid et son esprit si vide. La fatigue s’abattait sur lui comme une chape de plomb. Et la présence du vampire, si rassurante, qui s’était évanouie…

Il s’adossa contre le mur. Et brutalement, les souvenirs s’imposèrent à lui. Vifs. Cruels. Il ne pouvait s’en défaire, se battre contre eux. Une main qui fendait l’air, giflant sa joue. La honte. Des crocs qui se plantaient dans sa gorge. Ses forces qui s’échappaient lentement. Des lèvres avides qui parcouraient sa peau. La honte. Des doigts inquisiteurs, dont les ongles acérés entaillaient l’intérieur de sa cuisse. La douleur. Physique. Mentale. Insupportable.
Et cet ignoble surnom, murmuré avec délectation contre sa jugulaire pulsante de vie, sa joue inondées par les larmes, ses lèvres abîmées par les morsures…

Une main traversa son champ de vision, écartant un des pans du manteau qu’il maintenait avec force contre lui, comme pour se protéger du monde extérieur. Il se recula par réflexe, apeuré, s’écrasant encore plus contre le mur. Et son regard en rencontra un autre, bien plus clair, plus chaleureux… amoureux. Aaron.

Les doigts du vampire effleurèrent délicatement sa cicatrice, laissée à l’air libre. Il frissonna violemment au contact. La dernière personne qui l’avait touché ainsi était Lucius, qui avait l’habitude s’embrasser cette marque pour tenter de lui en faire oublier le sens. Mais elle le dégoutait. C’était plus fort que lui. Il haïssait ce qu’elle représentait. Pire encore, dès qu’il la voyait, il ne pouvait s’empêcher d’essayer de la faire disparaître. Il s’était de nombreuses fois griffé jusqu’au sang, vainement, se faisant souffrir inutilement. Il avait même tenté de la brûler, une fois. Mais elle réapparaissait  lorsque sa peau se régénérait, comme si elle était gravée sur son cœur, indélébile, témoignage silencieux de sa trop grande faiblesse, de sa soumission, de sa résignation.
Et quelque part, il détestait encore plus que quelqu’un la touche. Il n’avait pas envie que d’autres la voient. C’était comme si son âme était mise à nue, comme si toutes les blessures qu’il portait en lui étaient exposées aux yeux de tous… Elle lui rappelait chaque jour une partie de sa vie qu’il aurait préféré oublier. Et il se dégoutait encore plus quand il la voyait.

« Ecoute-moi, Christopher. Regarde-moi. »

La voix du vampire lui parvint enfin. Il releva légèrement la tête, plongeant son regard dans celui d’Aaron. Agenouillé devant lui, son maître semblait vouloir capter toute son attention. Il prit soudainement conscience de sa présence à ses côtés, qui agissait comme un baume, repoussait les cauchemars qu’il vivait éveillé.
Et ses paroles le rassurèrent immédiatement. Marcus était parti. Il n’allait pas revenir, ni le racheter. Il ne serait plus jamais à lui, ne se retrouverait plus jamais entre ses mains… Cette idée le terrifiait littéralement. Mais Aaron venait de lui promettre. Et il y croyait. Il le croyait.
Les mots qui se succédèrent agir comme un baume. Guérisseur. Protecteur. Le vampire savait toujours trouver les mots pour lui apporter un peu de réconfort. Et il voulait y croire. Seulement… Il n’était pas sûr d’y parvenir. Mais la sincérité qu’il percevait dans le ton de son maître était bien suffisante.

Le vampire se releva finalement et se pencha vers lui. Ses lèvres caressèrent le haut de son crâne. Le contact le surprit. Mais il n’eut pas le temps de réagir que déjà l’Irlandais déposait une chemise dans ses mains et se détournait de lui. Un peu perdu, il l’enfila malgré tout. Elle était un peu trop grande pour lui et froissée mais il s’y sentit à l’aise. Il la boutonna avec empressement, pour cacher les initiales qui marquaient sa peau, et remit le manteau par-dessus. Il se sentait en sécurité lorsqu’il le portait.
Et peut-être était-ce justement parce qu’il appartenait à Aaron.

Il se rapprocha un peu du comptoir. Il vit son maître se servir un verre,  puis un deuxième… Définitivement, il n’avait pas été le seul marqué par la « visite » de Marcus. Il jeta un coup d’œil à la porte d’entrée avant de se rassurer. Le vampire l’avait fermée à la clé. Plus personne n’entrerait. Ils étaient… seuls.

Il s’assit sur un des hauts tabourets à côté d’Aaron et lui retira avec douceur le verre des mains. Il se demanda un instant s’il s’était réfugié dans l’alcool. Il l’avait entraperçu quelques fois, ces derniers jours, rentrer et gagner sa chambre d’une démarche une peu hésitante, qui contrastait beaucoup avec son allure féline habituelle. Mais il n’était pas sûr… Pour l’instant, il voulait juste que le vampire arrête de descendre cul-sec d’autres verres, parce que cela ne lui disait rien de bon.

Hésitant un instant, il finit par entrelacer leurs doigts, empêchant ainsi l’Irlandais de prendre un nouveau verre. Il redécouvrit avec une pointe de bonheur cette sensation agréable qui l’envahissait… Au-delà de la légère gêne qu’il ressentait, il y avait toujours cette impression de sécurité mais aussi de tendresse. Ces mains qui avaient tué, tenu tant d’instruments de mort, lui paraissaient presque fragiles lorsqu’il les saisissait. Peut-être était-elle à l’image du vampire après tout. Une attitude confiante et chaleureuse qui cachait tant de blessures et une certaine vulnérabilité.

Et les mots filèrent, sans qu’il ne les contrôle, le regard fixé sur leurs mains enlacées.

« Il s’appelle Marcus. C’est le dernier vampire qui m’a possédé avant que je ne sois transformé en incube. Il était… Violent. Et sadique. Mais d’une manière assez différente des autres… Il était fou. Et c’est celui qui m’a gardé le plus longtemps... »

Il se tut soudainement, se rendant compte de ce qu’il venait de dire. Il voulait parler à l’Irlandais et la seule chose qu’il trouvait à lui dire concernait son ancien maître ! Un sourire maladroit courba ses lèvres et il releva le regard vers son maître.

« Je suis désolé, c’est… Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je voulais… vous remercier. Pour m’avoir protégé de lui et pour vous être montré si prévenant alors que… »

Le silence s’imposa à nouveau et il baissa les yeux. Coupable.

« Je sais que c’est assez stupide mais il me terrifie. Je ne devrais plus avoir peur maintenant que je suis aussi un vampire mais certaines émotions sont parfois incontrôlables. Alors… »

Il descendit du tabouret, déliant leurs mains d’un seul coup et enlaça le vampire avec force. Il se blottit contre lui, bouleversé, et cacha son visage dans le cou de l’Irlandais.

« Merci. » chuchota-t-il avec sincérité.

Il sentait les larmes monter alors que ses nerfs à vif se relâchaient enfin. Une avalanche de sentiments et de sensations contradictoires l’assaillit. Il avait conscience de s’agripper presque désespérément au vêtement du vampire. Son geste était déplacé. Cruel aussi. Il ne voulait pas donner de faux espoirs à Aaron mais il profitait en quelques sortes des sentiments qu’il nourrissait à son égard. Il se dégoutait d’être aussi égoïste. Mais il avait tant besoin de lui, de se sentir à nouveau protégé de tout, à l’abri dans l’étau de ses bras. Il avait besoin de croire que cette étreinte apaiserait un peu la douleur du vampire, même si en fin de compte, il ne la calmait que pour quelques instants avant de lui infliger encore une fois lorsqu’il s’éloignerait.

Il avait besoin d’oublier ce qu’il venait de se passer, de chasser tous les mauvais souvenirs qui remontaient, de taire les cris qui résonnaient à ses oreilles. Ses propres cris de détresse.

Il murmura tout doucement, avec timidité, contre la gorge de l’Irlandais :

« Est-ce que cela te dérange si l’on reste un peu comme ça ? »

Il ferma un instant les yeux. Il se sentait si bien… Calme. Apaisé. Son esprit confus comme anesthésié, hors du temps.

Ils n’étaient de deux être brisés, l’un s’accrochant désespérément à l’autre…
Et Christopher avait terriblement conscience que sans Aaron, à ce moment même, il serait obligé de servir un quelconque maître aussi sadique que Marcus. S’il n’avait pas croisé son regard, ce jour-là, au marché des esclaves, il devrait répondre aux moindres désirs d’un autre.

Au fond, n’était-il pas celui qui avait le plus besoin de l’autre ?


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Dernière édition par Christopher R. Eddison le Dim 20 Oct - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Dim 20 Oct - 14:29




Il l'aimait... Il l'aimait et même s'il ne l'admettrait jamais, cela le détruisait lentement mais surement. Ce vampire avait raison, Christopher était son point faible, cette constante de sa vie qu'il était incapable de contrôler, à qui il était attaché terriblement attaché. L'alcool était sa panacée, sa seule condition de survie dans ce monde où son cœur semblait être soumis aux épreuves de la vie. Son meilleur whisky était comme un doux baume sur les blessures de son âme. Il était passé tellement près de tuer de nouveau. A l'évocation de cette idée, il se mit à trembler violemment, forcé de reposer ce qu'il avait dans les mains. La nausée vint le saisir à l'estomac comme une étrange petite et malsaine épidémie. Elle s'immisçait en lui comme pour lui rappeler qui il était vraiment et malgré tous ses efforts, il ne parviendrait jamais à se débarrasser de son histoire et de ses souvenirs... cela faisait partit de son identité, de ce qu'il s'était lui-même poussé à devenir. Cela l’effrayait lorsqu’il se souvenait à quel point tuer était facile, à quel point la vie ne tenait qu’à un fil. Il avait besoin de boire pour éviter d’y penser. Les hommes détestent l’ennui par ce que sinon leurs souvenirs les rattrape et ils ont peur de leur condition. Quel était l’auteur qui avait avancé cette théorie ? Oui, il voulait partir autre part, s’enfuir, disparaître, il aurait tout donné pour ne pas être ici, dans cette pièce, après avoir eu un échange aussi violent. Christopher lui pris le verre des mains sans qu’il ne bouge, il n’arrivait pas à se rebeller contre lui, c’était tellement dur. Leurs doigts entrelacés lui transmettaient une étrange chaleur, une étrange envie que cela ne s’arrête pas. Pourtant, il savait très bien que ses sentiments n’étaient pas partager. Pour Christopher, il n’était qu’un refuge, qu’un moyen de se soigner un peu, d’enterrer ses douleurs et ses peurs. Il était plus un médecin qu’autre chose et il était presque certains que son statut ne changerait jamais, qu’il aurait toujours ce grade inférieur à celui qu’il espérait. Il l’écouta parler de son ancien maître, de son ancienne vie et s’aperçut qu’il n’en avait encore jamais vraiment appris sur lui. L’Italien était tellement discret, tellement effrayé par sa vie qu’il avait toujours refusé de lui confier quoi que ce soit à ce propos. Il voulait bien l’écouter, cela lui faisait même plutôt plaisir, qu’enfin, il se lance dans les confidences. C’était une preuve de confiance énorme et puisque son maître s’en était déjà acquitté, il était normal qu’il continue sur sa lancée. Il savait ce que s’était que de contrôler ses émotions pour ne pas devenir trop violent mais, lui, était né comme cela, il n’avait jamais vécu autrement. Il ne pouvait malheureusement pas comprendre tout ce par quoi il avait traversé ! Tout à coup, son incube l’enlaça avec tellement de force qu’il n’eut pas le courage de le repousser. C’était tellement dur, tellement compliqué pour lui de le sentir si proche mais, il pouvait bien lui laisser un peu de sa chaleur non ? Il ne dit rien, se contentant de le serrer un peu plus fort, enfouissant son visage dans ses cheveux. Il sentait bon, terriblement bon et cela lui faisait tellement de bien. Ils restèrent ainsi pendant un temps qui sembla infiniment long avant qu’Aaron ne se décroche, préférant arrêter la douce torture maintenant.

-« Je… Je suis désolé Christopher, je ne peux pas plus longtemps ! Je ne peux pas non plus imaginer ce que tu as vécu. Je sais par contre que tu ne pourras jamais t’en défaire totalement. Ils seront comme cette cicatrice que tu as sur la poitrine mais, cela veut dire que tu dois les prendre dans le même sens qu’elle. »

Il avait envie de boire encore mais, il ne voulait pas le choquer, il ne voulait pas le faire fuir, cela lui ferait encore plus mal non ? En réalité, si Christopher avait été assez fort pour survivre seul, il lui aurait permis de partir, de le quitter, il lui aurait même demande car soigner un cœur brisé en habitant avec le responsable était juste une torture de plus qu’il s’infligeait à lui-même. Il aurait peut-être dû aller vivre chez John quelques temps, il ne lui en aurait pas voulu, il était même sûr qu’il l’aurait laissé dormir sur le canapé ou dans une des chambres d’amis. Il hésita un instant avant de se retourner avec son sourire étrange, celui qui lui permettait de ne pas perdre la face.

-« Si tu veux me parler, je serais toujours là, si tu as besoin d’aide je serais toujours là, je te le promets ! J’espère que tu le sais ! Mais… j’ai du mal, il faut que tu le sache aussi, c’est vraiment dur pour moi d’être prêt de toi. »

Il se rapprocha doucement, posant une main sur son épaule, simplement pour ne pas qu’il s’enfuit.

-« Tu es quelqu’un de bien, quelqu’un de vrai et d’entier, tu es vraiment comme un regain d’énergie pour moi et j’espère que tu arriveras à dépasser toutes tes peurs ! »

Aaron y croyait vraiment, il était certain qu’il pouvait le faire avec de la volonté ! Se n’était qu’une question de temps !
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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Dim 20 Oct - 17:58

Dreams are sometimes sweeter than reality
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Il ne se savait pas si cruel, si égoïste. Il devait tant faire souffrir le vampire à travers ses gestes… Cela ne faisait qu’attiser sa culpabilité. Mais il devait avouer qu’être ainsi blotti contre Aaron, le visage caché dans son cou, réveillait en lui des sensations qu’il n’avait pas ressenties depuis longtemps et surtout, cette délicieuse impression de sécurité. Il avait la certitude que plus personne ne lui ferait de mal.

Mais à quel prix ?

La présence de son maître chassait ses peurs les plus enfouies. Et quelque part, c’était assez terrifiant. Il se rendait lentement compte à quel point il pouvait dépendre de l’Irlandais, alors même qu’il s’était promis de ne jamais s’attacher, de ne jamais dépendre à nouveau de quelqu’un d’autre. Il en avait déjà fait l’expérience… Et la fin n’avait pas été celle qu’il avait espérée. A l’époque, il aurait tout donné à Lucius. Il s’accrochait si désespérément à lui. L’autre incube était devenu un pilier de son existence mais également sa drogue. Il aurait tout fait pour lui. Et il l’avait fait. Il l’avait suivi au bout du monde par amour et tout ça pour quoi ? Être trahi puis privé de sa précieuse liberté. Et tout le monde connaissait la suite de l’histoire. Arriverait-il seulement un jour à lui pardonner cette trahison ? Elle n’avait fait que renforcer sa dépendance, le détruisant un peu plus. Et maintenant, il avait l’impression de répéter le même schéma avec Aaron. Il voulait juste partager une relation saine avec le vampire… Mais au lieu de ça, il le détruisait et se détruisait également.

L’irlandais s’éloigna de lui en s’excusant. Il eut envie de lui dire d’arrêter de s’excuser, qu’il ne contrôlait pas ses sentiments, que c’était de sa faute mais le vampire enchaina. L’incube l’écouta attentivement. Il avait toujours les paroles pour le soulager de ses inquiétudes. La mention de sa cicatrice le fit frissonner. Oui, Aaron avait raison, il devait apprendre à vivre avec son passé car il ne pourrait certainement pas le changer.

L’Irlandais esquissa un sourire que l’incube ne parvint pas à qualifier. Il se rassit sur le tabouret, éloignant la bouteille de whisky d’eux avant de se reconcentrer sur son interlocuteur. A nouveau, les promesses du vampire le rassurèrent. Et la fin de sa phrase confirma l’idée que rien que sa présence était source de souffrance pour lui. L’entendre de vive voix ne rendait la chose que plus réelle et ajoutait encore plus à sa culpabilité.

Il se retrouvait devant ce dilemme qui l’avait tant obsédé ces derniers jours : devait-il arrêter de chercher la présence d’Aaron ou même lui proposer de partir, alors qu’il désirait tant pouvoir marcher à ses côtés ? Une partie de lui voulait juste que le vampire arrête de souffrir à cause de lui et l’autre… L’autre, égoïste, lui soufflait qu’il avait terriblement besoin de la présence l’Irlandais.

Il offrit un petit sourire douloureux à son maître. La main de celui-ci se posa sur son épaule, le retenant. Il avait anticipé sa réaction… Oui, il avait pris la décision d’épargner sa vision au vampire. Il ne voulait pas lui infliger encore plus de douleur. Il voulait arrêter de se montrer si égoïste. Il n’était plus un enfant, il pouvait bien apprendre à se reconstruire sans le vampire ! Ou du moins tentait-il se s’en persuader… Mais au fond, il savait pertinemment bien que non. L’Irlandais s’était immiscé dans sa vie à son insu, devenant un pilier sur lequel il pouvait s’appuyer mais aussi la personne avec laquelle il se sentait capable d’affronter son passé et son avenir. Il avait conscience que seul, il n’aurait rien accompli. Il n’avait jamais été courageux et encore moins un battant, malgré tout ce que son interlocuteur pouvait dire. Manquait-il de volonté ? Peut-être. Ou bien s’était-il persuadé qu’il n’y arriverait jamais et cette certitude s’était gravée dans son esprit ? Sûrement.
Et de nombreux exemples prouvaient cela. Après la mort de sa mère, c’était sa rencontre avec Anja qui l’avait sorti de la dépression. Après le départ de la jeune femme, c’était Lucius qui l’avait relevé et l’avait aidé à avancer. Et maintenant… C’était Aaron qui l’aidait. Et Bridget aussi.
Mais il n’y était jamais parvenu seul.

La phrase, pleine d’enthousiasme du vampire, le fit légèrement sourire. Il ne savait pas si c’était vrai mais… L’Irlandais y croyait. Et il croyait en lui. Peut-être était-ce juste cela dont il avait besoin ? De confiance. D’avoir confiance en lui. Il ne put s’empêcher d’en faire la remarque à voix haute, cherchant le regard du vampire :

« Tu as plus confiance en mes capacités que moi-même… C’est assez paradoxal. »

Il s’accouda au bar, le regard soudainement lointain.

« Tu as tant fait pour m’aider… Alors peut-être est-il temps que je prenne mon courage à deux mains, que j’arrête de me reposer sur la certitude que tu seras toujours là pour moi – même si je sais que tu ne me mens pas quand tu l’affirmes- et que j’affronte ce passé qui me terrifie tant. »

Oui, il était temps qu’il cesse de toujours compter sur les autres. Il voulait montrer au vampire qu’il était capable d’avancer, de faire face. Et ainsi lui signifier qu’il n’avait plus à se sentir obligé de rester à ses côtés pour le relever.

Il serra le poing, se tournant à nouveau complètement vers Aaron, un sourire plus doux sur le visage. Il cherchait le courage qui lui manquait tant dans le regard du vampire, il le savait. Et peut-être devait-il songer à puiser son courage autre part… Mais pour l’instant, il voulait juste discuter avec l’Irlandais, comme ils l’avaient fait un mois auparavant, au même endroit. Bon, cette fois-ci, il n’y avait plus la foule, la musique et encore moins le brouhaha incessant des conversations mais ils se retrouvaient à nouveau tous les deux, face à face, si différents et pourtant si semblables en certains points…

« Parfois, j’imagine que nous nous rencontrons lorsque j’étais humain et que ma mère vivait encore. J’étais très différent à cette époque. Plus insouciant, profitant de la vie, plus sociable aussi, sourit-il avec nostalgie. Peut-être que je me serais montré bien plus avenant et bavard qu’aujourd’hui, rit-il légèrement. C’est impressionnant comme on peut changer en peu de temps. Un fondement de notre existence qui s’effondre et on est obligé de tout rebâtir, tout recommencer. J’aimerais pouvoir dire que j’ai réussi mais j’ai l’impression de retourner à la case départ à chaque fois. Comme tu l’as dit, on ne peut pas échapper à son passé. Ce sont les épreuves de la vie qui nous forgent, nous font évoluer… »

Son sourire s’effaça et il passa une main lasse dans ses cheveux, s’accoudant à nouveau au bar. Son regard s’accrocha aux verres bien rangés qui se trouvaient derrière le comptoir. Il avait l’impression que jamais il ne pourrait s’arrêter de parler. Avait-il tant retenu ses paroles qu’à présent, il ne pouvait plus les contrôler ? Il commençait à penser que oui.

« Et voilà que je me plains alors que tu as vécu bien pire que moi… »

Il soupira. Parfois, il avait envie de se donner des claques pour être si stupide et ingrat. Il déporta à nouveau ses yeux vers Aaron.

« Est-ce que tu penses qu’il existe un remède à tout ça, quelque part ? Quelque chose pour calmer la douleur, effacer la culpabilité, sans pour autant oublier ? Ou bien l’oubli est-il le meilleur moyen d’avancer, d’aller de l’avant ? De toute façon, on ne peut jamais réellement oublier. Il y a aura toujours des traces quelque part, quelque chose qui réveillera les souvenirs, une personne pour nous rappeler nos actions passées… »

Il eut un petit sourire désabusé en pensant à ce qu’il s’était passé une vingtaine de minutes auparavant. Puis il finit par avouer, un peu gêné :

« Tu es un peu un exemple pour moi… Je veux dire, tu es toujours là, tu as réussi à te reconstruire après ce que tu as vécu, peut-être pas complètement mais… Tu es en quelque sorte la preuve vivante que ce n’est pas impossible alors ça me donne du courage. »

Il baissa la tête en se détournant à nouveau, embarrassé de s’être laissé aller à une telle révélation. Néanmoins, il le pensait. Le vampire avait vécu bien pire que lui mais il était là, il y avait survécu et d’une certaine manière, il avait réussi à aller de l’avant. L’endroit dans lequel ils se trouvaient tous deux ne symbolisait-il pas cette réussite, d’une certaine manière ?

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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Lun 21 Oct - 21:37




Christopher était lui, quelques années auparavant. Quand il ne broyait plus que du noir, quand il ne trouvait plus rien de positif à la vie et au monde qui l'entoure. En le voyant le jour de leur rencontre cela avait été comme une douloureuse piqure de rappel. Il n'avait pas pu le laisser là-bas, le voir encore plus réduit à l'état d'objet, sinon ce regard bleu l'aurait poursuivit toute sa vie, dans ses rêves et dans ses cauchemars. Pourtant, aujourd'hui, il se demandait s'il n'aurait pas mieux fait d'oublier sa conscience par ce qu'il allait encore plus mal aujourd'hui qu'avant. On le dévorait de l'intérieur, on ravivait sans cesse ses sentiments pour lui rappeler que non... Christopher ne l'aimait pas de la même façon que lui, que jamais il ne pourrait le serrer dans ses bras sans ce que cela ait la même implication pour eux deux. Rien à dire, juste un sourire de lui, juste une parole de lui et il aurait tout fait pour lui donner ce qu'il demander et cette constatation lui permis de se rendre compte qu'il était terriblement faible. Il fallait qu'il arrête de se comporter comme un adolescent stupidement mièvreux, il n'avait jamais été comme cela et il n'y avait aucune raison pour qu'il commence à agir ainsi! Il avait toujours eut l'habitude de combattre ce qu'il ressentait alors pourquoi ne pas faire pareil avec ce sentiment qu'était l'amour? Il n'y voyait aucune objection et s'il arrivait à prendre assez de recul, il y arriverait sans problème, il y arrivait toujours par ce que s'était dans sa nature d'être victorieux des obstacles qui se présentaient à lui. Le seul qui lui résistait encore aujourd'hui était sa culpabilité, innévitable battante qui lui donnait bien trop de fil à retordre. Il regarda la bouteille de whisky s'éloigner de lui un peu plus avec un goût amère dans la bouche, il aurait préféré pouvoir la vider entièrement, sans demander son reste. Même si l'alcool n'avait pas de véritable effet sur lui, s'était plus psychologique qu'autre chose. Mais, il devait être capable d'écouter Christopher, il se devait d'être à la hauteur de ses attentes, de lui permettre de s'exprimer enfin avec liberté. Et ces paroles pleines d'amertumes avaient de quoi le blesser lui aussi, il ne voulait pas qu'il se sente ainsi. Oui, peut être qu'il avait tendance à le surestimé mais c'était par ce qu'il savait qu'il pouvait y arriver, il en était convaincue. Christopher était passé au tutoiement mais il voulait éviter de se faire des illusions. L'entendre dire qu'il était un modèle pour lui réussit à lui soutirer un petit sourire. Comment pouvais-t-il l'avoir choisit, lui qui était si pitoyable, tellement incapable de vaincre ses propres démons. Certes il avait trouvé un semblant de vie normale mais...

-"Christopher... Il n'est pas possible d'oublier malheureusement et si en quatre siècle de vie je n'ai pas réussit à trouver quoi que se soit pour panser mes blessures à mon avis, on ne le trouvera pas. Il faut juste savoir comprendre son cœur et ce que l'on ressent et ne pas se laisser dominer par tous ce que tu vis."

Il posa sa tête sur le comptoir, le regard tourné vers son incube. Il avait tellement envie de faire partir cette tristesse et cette dureté parfois apparente de son visage. Il aurait voulu qu'il soit toujours heureux par ce qu'il le méritait temps. Lui aussi aurait aimé le rencontré humain lorsqu'il était encore une personne vivante, heureuse, joyeuse. Quoique... Il serait encore plus tombé amoureux de lui et cela n'aurait pas arrangé ses affaires par ce qu'il ne se serait jamais intéressé à un pauvre cadavre tel que lui. Ils étaient deux pauvres carcasses désabusées qui voulaient seulement pouvoir vivre en paix. Était-ce trop demandé? Oui, la vie était terriblement injuste surtout envers ceux qui avaient traversé des épreuves affreuses, elle ne leur permettait pas de se reconstruire, elle préférait les voir se faire mal encore d'avantage et devenir de véritables épaves. Il avait envie de reprendre le contrôle, d'être celui qu'il aurait du être si les Levinson n'avaient pas décimé sa famille. Qu'aurait été l'Italien s'il n'était pas tombé sur la mauvaise personne? Oui, malheureusement, il suffisait d'un événement, d'une malencontreuse rencontre pour que des vies soient détruites, pour que des destins s'écartent du chemin qui leur était initialement prévu et cela faisait toujours trop mal.

[color:c11a=#darkred]-"Tu es bien mieux que moi par ce qu'il y encore de l'espoir pour toi, tout n'est pas perdu. Moi, j'ai déjà trop cherché, trop éprouvé ma confiance et mes possibilités. Que peut-on faire d'un vieux papy comme moi? Plus rien, toi, tu es encore jeune, tu as toute la vie devant toi, encore plus depuis que tu es un immortel. L'habitude ne t'as pas encore consommé totalement, elle n'est pas encore devenue la seule chose qui te raccroche à la vie. Tu as encore une âme à sauvée, la mienne est morte depuis longtemps. Et ce n'est pas par ce que j'ai vécu pire selon tes critères que tu ne mérites pas le droit de plaindre, le droit qu'on t'écoutes un peu!"

Sa main vint de nouveau à la rencontre de celle de son compagnon, ultime réconfort, seule chose qu'il osait lui offrir sans lui faire du mal et s'en s'en faire à lui-même. Résisterait-il longtemps à la tentation? Il était un immortel et il savait que se serait difficile, que le temps était la véritable torture. Mais qui mieux que lui pouvait l'aider à avoir cette second chance dont ils parlaient tous les deux? Il ne comprenait plus vraiment ce qui l'entourait, le monde évoluait et lui tentait tant bien que mal de s'adapter aux nouvelles technologies et à tous ce que cela impliquait:

-"Dis moi ce que je peux faire pour t'aider, pour t'être utile et je le ferais par ce que c'est pour t'aider que je t'ai acheter. Fait comme si tu ne savais pas pour mes sentiments, oublie cette soirée étrange et fait comme si tout cela n'était qu'un rêve se sera plus simple."

Il voulait seulement qu'on l'ignore que tout ce qu'il avait dit était une illusion, c'était ce qu'il désirait fortement.

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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Mer 23 Oct - 9:12

Dreams are sometimes sweeter than reality
Aaron ∞ Christopher


Il releva la tête timidement et constata que ces paroles avaient provoqué un léger sourire chez le vampire. Cela lui fit plaisir. Il le préférait ainsi, plus souriant, plus vivant aussi.
Les paroles du vampire confirmèrent ce qu’il pensait. Définitivement, oublier ce par quoi il était passé n’était pas la solution. C’était tout simplement irréalisable. Une utopie. Et puis, s’il suffisait d’oublier son passé pour aller de l’avant… Il soupira. Les blessures ne guérissaient pas, elles restaient là, sous-jacentes, peut-être plus aussi douloureuses qu’au début mais il suffisait vraiment de peu pour les faire saigner à nouveau. Lui qui croyait être guéri de sa peur envers Marcus… Il avait vite compris que ce n’était pas le cas, lorsque le vampire avait pénétré le bar. Le seul fait de le voir avait réussi à le tétaniser. Arriverait-il un jour à se défaire de cette crainte ?

Comprendre son cœur et ne pas se laisser dominer par ce que l’on vit… Dans la bouche de l’Irlandais, tout paraissait si simple. Mais il savait que dans la pratique, la difficulté était tout autre. Il avait déjà du mal à comprendre tous ces sentiments confus qui l’agitaient… Il y avait bien trop de contradictions. Peut-être avait-il juste besoin de s’endurcir un peu ? Après tout ce qu’il avait vécu, l’asservissement, les humiliations… Il se croyait capable de faire face, ne serait-ce qu’un peu.

Son maître posa la tête sur le comptoir, continuant de l’observer. Christopher s’y accouda, réfléchissant aux paroles du vampire, le regard dans le vide. Il ne voulait plus fuir face à la difficulté. Il en avait assez et cela ne le mènerait à rien. Mais par où devait-il commencer ? Tout cela lui paraissait si abstrait… Un rêve éphémère et insaisissable. Cela le rendait mélancolique. Que serait-il devenu si sa mère ne l’avait pas quitté aussi tôt ? Aurait-il connu l’amour dans les bras d’Anya ? Se serait-il retrouvé dans ce bar, où il avait connu Lucius ? Aurait-il fini sur cette île, au Killer Burger, à discuter avec un être qui avait vécu plus de dix fois l’équivalent de son âge ? Sûrement pas. Cela lui aurait évité bien des peines mais… D’un autre côté, ces rencontres avaient marqué sa vie d’une manière ou d’une autre et avaient contribué à faire de lui ce qu’il était à présent. Il se focalisait souvent sur toute cette douleur mais derrière, il y avait aussi de nombreux moments de joie et de bonheur. Alors pourquoi étaient-ce toujours les pires moments de sa vie dont on se rappelait le mieux ?

A nouveau, la voix du vampire anéantit le silence relatif qui régnait entre eux, sortant l’incube de ses pensées. Il tourna la tête vers lui, attentif, à l’écoute. Entendre la résignation dans la voix du vampire lui serra le cœur. Pensait-il vraiment qu’il n’y avait plus aucun espoir pour lui ? Christopher partageait également cette opinion avant de le rencontrer… Mais l’Irlandais avait su lui redonner l’espoir d’une vie meilleure. Espérer, c’était risquer d’être déçu et donc blessé par la suite, il en avait terriblement conscience. Et Aaron avait déjà tant souffert, tant donné… Quelque part, il comprenait qu’il ait pu abandonner. Néanmoins, l’entendre de vive voix, presque comme s’il s’était résigné… L’incube ne le supportait pas. Il désirait juste ramener un peu de vie sur ce doux visage et ces lèvres qui pouvaient esquisser de si beaux sourires.

Il savait que le vampire allait mal et, quelque part, il n’avait fait qu’aggraver cet état de mal-être. Mais il n’aurait jamais pensé que celui-ci considérait son âme comme morte. Il était clair pour Christopher que le vampire avait une âme, sinon, il ne l’aurait jamais aidé comme  il l’avait fait.

L’Irlandais vint saisir sa main, l’étreignant. Un peu surpris par le contact, l’incube ne fit cependant pas un geste pour s’en défaire. Il l’acceptait. Il sentait que son maître en avait besoin. Et si cela lui apportait ne serait-ce qu’un peu de force ou de réconfort… Etrangement, la sensation que provoquaient leurs doigts entrelacés ne le dérangeait pas. Elle était même plutôt agréable. Chaleureuse. Quelques mois auparavant, il aurait refusé tout contact, quel qu’il soit, avec une autre personne que Lucius… Cela voulait-il dire que, d’une certaine manière, il progressait ?
Il resserra l’étreinte, esquissant un sourire, cherchant à nouveau le regard du vampire. Celui-ci enchaina, continuant sur sa lancée. Aaron était si prévenant et généreux… Peut-être même un peu trop. Il n’avait pas l’impression de mériter cette aide. Il le ferait encore plus souffrir en passant plus de temps avec lui… La dernière phrase de l’Irlandais le surprit. Oublier ? Faire comme si tout cela n’était qu’un rêve ?

« Cela ne va-t-il pas te faire encore plus souffrir ? »

Ses paroles lui avaient échappé soudainement et il en resta encore plus surpris. Puis il eut un sourire gêné. Parler de sentiments aussi ouvertement n’avait jamais été une partie de plaisir pour lui, qui était si pudique. S’il avait été humain, aucun doute que le teint de sa peau ressemblerait à celui d’une tomate bien mûre…
Et puis, c’était une chose de parler de sentiments et s’en était une autre de parler de sentiments non partagés… Il n’était toujours pas à l’aise avec l’idée que le vampire puisse nourrir de tels sentiments à son égard, même s’il ne doutait pas de leur sincérité. Au début, la pensée que tout ceci n’était qu’un jeu pour lui l’avait effleuré mais la souffrance de l’Irlandais était bien trop apparente. Quel intérêt aurait-il eu à lui dire cela, après tout ce qu’il lui avait raconté sur son passé ? Aucun. C’était juste un témoignage de sa sincérité, mais aussi de confiance.
Et n’était-ce pas expressément ce dont Christopher avait besoin ?

« Je ne sais pas si je serais capable d’agir comme si cette soirée n’était qu’un rêve, murmura-t-il finalement en évitant le regard du vampire. Mais si c’est vraiment ce que tu veux… »

Il se mordilla la lèvre inférieure, embarrassé, et ses crocs la fendirent douloureusement. Surpris, il les rétracta et porta son pouce à sa bouche pour en essuyer le sang. Quand ses canines s’étaient-elles allongées, sans même qu’il s’en rende compte ? Il reporta son regard vers le vampire, gêné, avant d’esquisser un petit sourire en passant une main nerveuse dans ses cheveux.

« Je voudrais pouvoir t’aider, moi aussi, lâcha-t-il finalement, sans détours. Tu es trop généreux, Aaron… Tout le monde a droit à une seconde chance, même toi, même si tu dis que tu as tout essayé… Et tu n’es pas sans âme. J’ai connu des vampires qui n’en avaient pas et je sais les reconnaître quand j’en vois, ajouta-t-il amèrement. Mais quand je te vois, j’ai juste l’impression de voir quelqu’un brisé par la vie, qui n’a plus d’espoirs de rédemption ou même d’atteindre le bonheur. Tu n’es pas condamné, pas plus que je ne le suis, et ça, c’est quelque chose que j’ai fini par comprendre grâce à toi. »

Peut-être en avait-il un peu trop dévoilé sur lui… Mais Aaron aussi avait droit à la sincérité. Il ne fallait pas que cela ne marche que dans un sens. Il était temps que le vampire cesse de donner sans compter et qu’il reçoive en retour.

« Tu n’es pas un « vieux papy » comme tu le dis. Cet endroit n’en est-il pas une preuve ? »

Un sourire courba ses lèvres. Essayer de convaincre le vampire qu’il y avait encore de l’espoir lui faisait prendre conscience que pour lui aussi, il y en avait. Peut-être suffisait-il juste de continuer à lutter pour l’avoir ?

« Je sais qu’on en avait déjà parlé la dernière fois, mais on est tous les deux un peu dans le même bateau maintenant. Tu n’es plus obligé de porter ce fardeau tout seul… Peut-être que je peux t’aider à l’avoir, cette seconde chance. Je n’ai pas envie de te voir sombrer alors que tu fais toujours tout pour m’aider. Ce n’est pas juste pour toi et, de toute façon, je ne serais pas capable de le faire. Mais j’ai peur qu’en s’entraidant, je ne te cause plus de mal que de bien… »

Là était tout le dilemme. Il désirait si ardemment sortir le vampire de la solitude et du  gouffre de désespoir dans lequel  il se trouvait enfermé… Mais il avait peur, dans le processus, de le blesser encore plus.

Si seulement il pouvait partager les sentiments du vampire…

Cette pensée le percuta violemment. Il détourna le regard. Il ne voulait pas que son maître devine ses pensées dans ses yeux. A vrai dire, il n’avait jamais envisagé cette possibilité. Retomber amoureux. En était-il seulement capable ? Que ressentait-il toujours pour Lucius ? Il ne savait pas… C’était trop confus. Il n’y avait jamais réfléchi, ni même pensé. La perspective d’aimer à nouveau l’effrayait. Il avait été bien trop dépendant, et cela lui avait apporté de nombreux moments de bonheur mais aussi une douleur et une peine insupportables.

Et Aaron restait son maître…

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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Sam 26 Oct - 19:00




C'était dur de lui demander d'oublier cela, vraiment dur. C'était comme se planter à nouveau un poignard dans le cœur. Mais, il voulait pouvoir le regarder en face, sans que cela ne vienne à nouveau le hanter, sans qu'il ne ressente cet énorme pincement, cette douleur affreuse qui le hantait à chaque fois qu'il faisait un pas. Il n'avait plus envie de se réfugier dans l'alcool, il n'avait plus envie d'être aussi pitoyable, plus envie de rentrer en titubant pour fondre dans un sommeil sans fin, sans rêves, sans quoi que se soit pour être plus précis. En faisant cela, il se privait de toute une partie de son imaginaire, une partie de lui même. Peut-être le faisait-il de manière inconsidérée ou bien peut-être se punissait-il tous seul comme il avait l'habitude de le faire depuis des siècles. Un être aussi mauvais que lui ne pouvait pas vivre en paix, s'était interdit, exclus. Et il continuait de se faire souffrir immanquablement, sans arrêt, dès qu'il en avait l'occasion. Christopher en était une preuve de plus. Inconsciemment, il s'était fait mal... Maudit soit-il. Mais, il fallait qu'il arrête de se blâmer, il fallait qu'il retrouve une once de confiance en lui, un once de sympathie pour sa propre existence. Et s'était les paroles de son incube qui lui redonnait cela, qui provoquait cette onde de chaleur dans tous son corps. Il était tellement... neuf ce regard sur lui-même. Malgré les paroles de ses amis, la confiance de John et de tous ceux qu'il aimait, il n'avait jamais réussit à se reconstruire réellement. S'était comme si les ruines de sa mémoire provoquait chez lui un phénomène de flash-back permanent. Sa main attrapa son verre vide, se mettant à jouer avec. Il fallait qu'il trouve un moyen d'évacuer le stress que constituait cette conversation pour lui. Malheureusement, il ne pouvait pas. Normalement il serait sortit et aurait trouver un punching-ball, un de ces sales types qui faisaient toujours des conneries. Mais aujourd'hui il devait assumer un peu, continuer cette conversation, peut-être cela le libérerait-il plus qu'autre chose. Il avançait dans la noir le plus total avec son incube. En plus de marcher sur des oeufs pour Chris, il devait le faire aussi pour lui, pour éviter de souffrir un peu plus. Cette deuxième chance dont ils parlaient tous les deux, il l'avait déjà eut, il l'avait eut avec John mais il n'avait pas appris à la saisir en entier, il était tout de même resté prisonnier de sa famille, de ce qui l'avait fait vivre tout sa vie. Prisonnier comme un oiseau dans une cage.

-"Tu as raison, peut-être que sa me ferait du mal, peut-être que je ne supporterais pas d'agir comme si rien ne s'était passé mais c'est mieux que de continuer à me faire mal et à avoir peur de ce que tu peux penser de moi. Je ne veux pas que quand tu me vois, tu te rappelles cette discussion..."

Il lui en avait tellement dit sur lui ce soir là, il lui avait tellement révélé de ses secrets qu'il avait l’impression de s'être presque totalement dénudé devant lui. Pourquoi lui dire tout cela? Pourquoi? Par ce qu'il avait peut être l'impression que l'Islandait était le seul qui pourrait vraiment le comprendre, qui ne le fuirait pas en entendant cette histoire. A vrai dire, il n'en savait rien, comme d'habitude. Il manquait cruellement de jugeote avec son incube, c'était comme si toute son intelligence disparaissait d'un seul coup quand il le voyait. Voilà pourquoi il était aussi effrayé de ressentir ce genre de sentiments, il avait l'impression de se planter seul un pieu dans le cœur ou bien de se couper un bras. Très peu ragoûtant n'est-ce pas...

-"Tu sais Christopher, je l'ai déjà eut cette deuxième chance et je ne suis pas sure que la vie m'en ait réservée une troisième. Certes je te parais plus gentil que certains mais il était une époque où je ne valais pas mieux qu'eux, où la vie d'un incube ou d'un esclave ne m'importait pas plus que cela. J'ai été un monstre et une part de moi le sera toujours, c'est la triste loi de la vie.

Aaron se redressa souriant d'un air toujours aussi faux. Il fallait qu'il s'applique à le rendre plus réel, pour ne plus faire croire qu'il faisait semblant, pour que Christopher le croit heureux et qu'ainsi il puisse avancer sans se soucier de son maître. Peut-être qu'un jour, il serait assez fort pour pouvoir vivre comme un vampire libre, peut-être qu'un jour, tous se passera mieux pour eux deux. En attendant, il était le gentil barman qui servait des verres aux premiers venus, ainsi que le maître attentionné et amoureux. Quel étrange différence par rapport à ce qu'il y a quelques années encore il était. Mais, le changement était le début de la guérison pour nombreux alors peut être avait-il déjà commencer à évoluer sans s'en rendre compte. Était-ce un soupçon d'espoir qu'il se permettait se soir? Il se leva de sa chaise pour faire le tour du comptoir et pris son verre pour le nettoyer. Son regard s'arrêta sur les bouteilles d'alcool et une idée lui traversa l'esprit:

-"Veux-tu un cocktail! Sa me ferait vraiment plaisir de t'en servir un!"

Oui, il avait envie de s'amuser et d'offrir en même temps quelque chose qu'il savait faire, quelque chose de bon. Il aimait son métier, s'était devenue l'une de ses passions mais il avait du l'accorder à des tâches administrative de plus en plus lourdes. Être co-propriétaire à ses avantages et ses inconvénients malheureusement!
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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Lun 28 Oct - 22:37

Dreams are sometimes sweeter than reality
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Le mouvement du vampire attira son attention. Il vint saisir son verre, jouant avec. L’incube jeta un coup d’œil timide vers son maître qui semblait tourmenté, réfléchissant surement à ce qu’il venait de lui dire… Il semblait si torturé. Son visage ne trahissait pas du tout cette impression mais son regard ne mentait pas.

Christopher chassa ses précédentes pensées de sa tête, s’appliquant à oublier ce à quoi il avait songé quelques dizaines de secondes auparavant. La possibilité de retomber amoureux… Et puis quoi encore ? Il allait tout d’abord tenter d’avancer dans sa vie, de composer avec ses sentiments, de cesser d’avoir peur de tout et n’importe quoi, d’apprendre à faire confiance…
Mais il le savait, l’amour pouvait arriver n’importe quand. Imprévisible. Incontrolable. Iil ne voulait pas y songer, vraiment pas. Rien que d’y penser… Cela l’entrainait un peu trop loin et il avait tout sauf besoin de se poser encore plus de questions et rendre ses sentiments encore plus confus qu’ils ne l’étaient déjà.


La voix du vampire brisa le silence. Et ses paroles lui serrèrent le cœur. L’Irlandais s’inquiétait encore de lui et de son opinion alors qu’il était certainement celui qui souffrait le moins. Cela lui fit brusquement réaliser qu’il lui avait brisé le cœur. Un instant, il se demanda ce qu’il se serait passé si Lucius, le jour de ses 23 ans, l’avait repoussé. Aurait-il continué de vivre une vie fade, à laquelle il ne prêtait plus beaucoup de valeur ? Il aurait encore plus sombré dans la dépression ?
Et qu’avait-il fait, une semaine auparavant ? Il avait repoussé la seule personne qui, depuis longtemps, l’aidait et le considérait comme un être à part entière, s’il excluait Lucius. Celui qui lui avait offert une autre vie, plus de libertés, mais aussi son soutien. Il avait blessé le vampire vraiment profondément et il détestait vraiment cette idée. Pour que l’Irlandais en vienne à lui dire d’oublier cette soirée…

Il ne voulait pas oublier. Il ne voulait pas se comporter comme si rien ne s’était passé. Mais il revenait au même dilemme : imposer sa présence au vampire ou bien le laisser s’éloigner ? Les deux solutions n’apporteraient-elles pas leur lot de souffrance, en fin de compte ? Il l’avait dit lui-même après tout…
Mais il y avait un point sur lequel il voulait vraiment rassurer son maître.

« Aaron, mon opinion sur toi n’a pas évolué. Je… Tu as juste fait preuve de sincérité, ce n’est pas mal. » finit-il dans un murmure.

Christopher n’avait juste pas su comment réagir. Il s’était passé tant de choses ce soir-là… Ils s’étaient plus rapprochés et en avaient plus appris l’un sur l’autre en l’espace de quelques heures qu’en quasiment trois mois de « vie commune ». Maintenant qu’il y repensait, il avait vraiment apprécié en savoir plus sur le vampire. Son maître s’était confié à lui et c’était une preuve de confiance énorme… L’incube doutait toujours du fait qu’il ait été d’une aide quelconque pour l’Irlandais mais il espérait juste que parler de ce qui le tourmentait l’avait au moins soulagé un peu.

Il resserra ses doigts autour de ceux d’Aaron, tentative vaine pour appuyer ses paroles. Il ne voulait pas que le vampire le croit effrayé ou bien dégoûté… Il avait juste du mal à accepter tout cela. Il ne l’avait vraiment pas vu venir, même si la tentative de baiser aurait dû l’interpeller, il était bien trop occupé à fuir son maître à cette époque pour y réfléchir.
Il offrit un petit sourire qui se voulait rassurant au vampire.

« Si c’est vraiment ce que tu veux… » laissa-t-il finalement échapper.

Il espérait juste que l’Irlandais ne croyait pas que son avis sur lui avait changé à cause de ses nombreuses révélations. Comment aurait-il pu ? Ce n’était pas à lui de juger les actes du vampire. Il les comprenait. Pour lui, Aaron avait assez payé, assez cherché la rédemption. Il était temps qu’il l’obtienne enfin et puisse de libérer de ce lourd passé. Peut-être qu’on ne pouvait s’en détacher complètement car il façonnait l’identité et la personnalité mais… Christopher voulait juste que son maître sourit à nouveau, puisse profiter de son éternité et cesse d’être constamment tourmenté.

A nouveau, l’Irlandais parla et l’incube l’écouta attentivement, cette fois-ci complètement tourné vers lui. Et ses paroles lui firent mal. Le vampire donnait définitivement bien trop d’importance à ce qu’il avait été il y a des années. Certes, on ne pouvait changer en un claquement de doigts mais ce qui comptait c’était ce qu’il faisait de sa vie maintenant.

Le vampire se leva dès la fin de sa tirade, contournant le bar en lui offrant un sourire qui sonnait étrangement faux. Mais Christopher n’insista pas. Il sentait bien que le vampire n’avait pas envie de parler de tout cela pour le moment. Alors il se montrerait patient. Il espérait juste que ses mots lui avaient au moins insufflé un peu d’espoir. Même s’il avait franchement envie de lui dire que les autres ne voyaient en lui que le bien car c’était ce qu’il était à présent, un homme bon. Certes, il ne pouvait sûrement pas se débarrasser de sa « part monstrueuse » mais il avait choisi, dans ses actions, de faire ressortir ce qu’il y avait de meilleur en lui, et c’était cela qui importait.

L’incube l’observa rincer son verre, soudainement envahi par le calme de la pièce. Son regard dans le vide, s’imprégnant de l’atmosphère apaisante du lieu, il manqua de sursauter quand la voix joyeuse du vampire retentit. Il porta sur lui un regard à la fois surpris et heureux. L’expression passionnée du vampire faisait plaisir à voir car empreinte d’une touchante sincérité. Il semblait vraiment aimer son métier et cette pensée amena un sourire doux sur le visage de l’incube qui lui répondit positivement :

« Avec plaisir ! »

Il était curieux de voir comment le vampire allait s’y prendre. Allait-il mélanger différents sangs avec de l’alcool ou bien différents alcool avec un seul type de sang ? Il allait enfin pouvoir apprécier ses talents de barman et cela le rendait étrangement joyeux, comme un enfant auquel on proposerait de lui montrer un tour de magie. Il s’accouda au comptoir, appréciant l’atmosphère plus légère qui régnait.
Observant tranquillement l’Irlandais, il put s’empêcher de remarquer à voix haute quelque chose.

« C’est impressionnant comme cet endroit est différent quand il est vide. C’est tellement plus calme et reposant. »

Et, étrangement, il aimait l’espèce de climat de proximité que cela instaurait entre eux. Tout à coup, une pensée lui traversa l’esprit et son regard se fit plus interrogateur.

« Je crois que c’est la première fois que je te vois manier des bouteilles derrière ce bar… Est-ce que cela fait longtemps que tu travailles ici en tant que copropriétaire et barman ? Ça me fait penser à la tonne de documents qu’il y a là-haut, tu voudras que je t’aide à faire autre chose ensuite ? Est-ce que tu dois faire l’inventaire ou quelque chose du genre ? » s’enquit-il avec une sincère curiosité.

Il ne s’était jamais vraiment posé de questions sur la gestion du Killer Burger mais quand il avait vaguement parcouru les papiers qu’il avait triés, il s’était dit que gérer une telle affaire représentait vraiment un travail conséquent. John et Aaron ne devaient pas chômer ! Entre les factures, les impôts, les listes de fournisseurs, les lettres des clients ou de potentiels distributeurs… Il y avait une charge administrative assez conséquente, sans oublier le travail en salle. Cela avait suscité sa curiosité. L’Irlandais était décidément un être aux multiples facettes, et il ne cessait de découvrir de nouvelles choses sur lui…

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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Mer 6 Nov - 18:44




Le bois d'ébène glissait sous ses doigts tandis qu'il sortait ce dont il avait besoin pour  préparer sa boisson. Parfois, Aaron se demandait s'il n'avait pas été barman dans une vie antérieure tant il se sentait bien derrière un comptoir, à manipuler des verres, des bouteilles et toutes ces choses qui lui permettait d'exister. S'était comme s'il oubliait tout ce qui lui peser sur le cœur, comme si plus rien n'existait autour de lui. Ses mains agile enlevèrent les bouchons, remplirent les différents verres, faisaient les mélanges avec une facilité déconcertante. Être un vampire avait ses avantages dont une agilité sur développée qui lui permettait de manipuler les shakers comme un chef. Il le lançait en l'air, s'amusait avec comme s'il s'agissait d'un ballon. Aussi simple que cela. Il aurait très certainement pu être aussi footballeur mais, il avait une aversion pour ce sport. Comment les humains pouvaient-ils supporter de rester des heures devant leur télé pour admirer des imbéciles courir derrière un morceau de plastique. Très certainement que s'il avait pu en tuer un ou deux, il ne se serait pas gêner pour le faire. Finalement, le verre remplit d'un liquide brun doré, et il eut l'idée d'un petit jeux. D'un sourire, il déposa le verre devant Christopher et appuya sa tête devant lui. Même s'ils ne seraient peut-être jamais plus que des amis, cela ne l'empêchait pas de vouloir être espiègle et peut-être un petit peu mesquin. Il avait envie de jouer, de gagner, d'être le maître du temps! Enfin, là, il s'emballait peut-être un petit peu! Comme d'habitude en fait, dès qu'il retrouvait sa bonne humeur et sa vivacité. Étrangement, cela faisait un petit bout de temps qu'il ne s'était pas sentit aussi vivant, aussi heureux. Peut-être par ce qu'il avait décidé de ne plus se pencher sur son cœur brisé et de laisser pour l'instant derrière lui son passé au moins pour se soir. Demain matin à son réveil, il serait de nouveau assaillit par le poids de sa douleur et de sa culpabilité, le même qui depuis des années s'amusait à le faire souffrir comme si rien n'était plus dur que d'être lui. Il avait pourtant arrêter de s’apitoyer sur son sort, il ne voulait plus paraître égoïste ni triste. Par ce qu'il était toujours plus accueillant avec un véritable sourire que cet étrange masque qu'il portait la plupart du temps. Passant sa langue sur ses lèvres pour les humidifier, il lança d'une voix mutine:

-"Et si tu devinais ce qu'il y a à l'intérieur exactement! C'est assez amusant et puis nous allons enfin voir ce que tu sais en matière d'alcoolémie! Je suis sure que tu as été un étudiant assez turbulent non?On a tous un moment d'oublie dans sa vie!"

En effet, les liquides étaient tous transvaser dans des bouteilles colorées rangé comme il se fallait pour que les barmans sachent de quoi il s'agit. Par souci d'unicité avec le reste de la pièce lui avait dit John. De toutes les façons, il ne s'en plaignait pas, ces bouteilles étaient nettement plus maniables que les originales et donc plus que pratique pour faire du jonglage. Par ce qu'être un barman se n'est pas seulement servir c'est aussi mettre de l'ambiance, donner envie de revenir pour avoir affaire à celui qui s'était occuper de lui la fois précédente. Oui, s'était tellement plus compliqué que ce que tout le monde pensait qu'il aimait parfois se la jouer gentilhomme. Enfin bref, il voulait que son incube se lance dans ce petit jeu de devinette par ce que s'était tellement amusant! Il lui arrivait de le faire parfois avec certains de ses clients, ceux qu'il appréciait le plus, ceux avec qui il arrivait à communiquer sans avoir l'impression d'être juste une oreille mais aussi une voix apaisante. Par ce que tout le monde à le droit d'être remplis d'illusion et le Killerburger était cette magnifique illusion dans laquelle il se plongeait tous les soirs avec délectation. Son refuge, son repère, sa deuxième maison.  Quoi de mieux n'est-ce pas!

-"Allez, lance toi! Ne t'inquiète pas, je te promets que cela ne t'empoisonneras pas et que tu devrais même aimer! Enfin, j'espère!"

Il fit une petite grimace pour rire et retournât s'asseoir à côté de lui. Il le regardait hésitant devant la boisson et cela lui donna envie de rire. Il n'était pas assez mesquin pour lui servir quelque chose de dégueulasse  même si cela lui avait traversé l'esprit quelques instant. Il était un bon Irlandais, qui tenait terriblement bien l'alcool et qui savait parfaitement comment faire pour s'amuser. Ne jamais se retrouver seul dans un bar remplit d'Irlandais prêt à faire la fête et qui comptaient bien profiter de sa soirée. Les Irlandais étaient le seul peuple qu'Aaron arrivait à supporter sans devenir complètement dingue. Le sang chaud et la grande gueule. Parfait pour se défouler! Bon, revenons à nos moutons! Alors petit Italien allais-tu te lancer dans l'inconnu? Profite donc! Ce genre de chance n'est pas offerte à tout bout de champs.

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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Dim 17 Nov - 17:59

Dreams are sometimes sweeter than reality
Aaron ∞ Christopher


L’atmosphère légère qui régnait dans le bar semblait propice à de nouvelles découvertes.
Plus détendu qu’auparavant, Christopher observa avec curiosité et une certaine fascination son maître manier les bouteilles. Le vampire semblait avoir fait cela toute sa vie. Il faisait preuve d’une telle aisance, jonglant avec les récipients et les différents liquides de couleurs variées. Avec une dextérité peu commune et assez spectaculaire –il devait l’avouer- Aaron lui prépara un cocktail et posa finalement le verre devant lui.
Intrigué, l’incube garda le silence, observant la boisson ambrée d’un air intéressé. Elle dégageait une fragrance étrange mais loin d’être désagréable. Il avait un peu l’impression de faire face l’une de ces liqueurs que les jeunes avaient l’habitude de servir avec un sourire mesquin, d’un air « Tu vas être surpris par le goût que cela a ! ». Il releva son regard vers le vampire.

Est-ce un sourire malicieux qu’il voyait se dessiner sur les lèvres de son interlocuteur ?

La bonne humeur se lisait sur ses traits et cela fit sourire l’incube à son tour. Il était néanmoins intrigué par la lueur joueuse qu’il devinait dans les yeux brillant de joie du vampire. Il semblait être soudainement gagné par l’allégresse et cela réchauffa le cœur de Christopher.
Il tiqua légèrement au ton mutin du vampire, qui semblait littéralement s’amuser à l’idée de lui faire goûter son cocktail. Une devinette ? Il baissa par reflexe les yeux sur le verre, inquisiteur, fronçant légèrement les sourcils pour tenter de reconnaître l’odeur des composants. Mais impossible d’en distinguer un en particulier.
Le vampire semblait si emballé ! Il lui lança un regard, souriant un peu plus à l’écoute de ses paroles. Ses compétences en termes d’alcoolémie ? Vraiment ? Effectivement, il avait eu droit à ses soirées arrosées, lui aussi. Bon, il n’avait jamais bu assez pour finir la tête dans la cuvette mais il se souvenait que nombre de ses amis ne partageaient pas sa résistance à l’alcool et finissaient généralement en train de danser avec un manche à balai ou déblatérant des inepties profondément hilarantes. Il n’avait jamais vraiment fréquenté des bars mais ce n’était pas une nécessité quand on connaissait des gens dont les placards débordaient d’alcools en tous genres ! Même s’il n’éprouvait pas le boire de boire pour s’amuser, il savait que l’alcool le rendait étrangement joyeux et léger. Comme si tous ses soucis s’envolaient que seul restait l’instant présent…

Le vampire voulait vraiment tester ses connaissances en matière de liqueurs et eaux-de-vie ? Son entrain envahissait Christopher à son tour, qui ne put retenir son sourire de devenir joueur. Il aimait bien les devinettes. Il avait l’impression de revenir une dizaine d’années en arrière, dans ces soirées où on lui faisait gouter à peu près n’importe quoi dans l’espoir vain qu’il finisse lui aussi par être incapable de réciter l’alphabet. Vraiment, cette époque révolue avait été particulièrement joyeuse ! Si la première année de médecine l’avait condamné derrière ses bouquins, les suivantes avaient été bien plus propices à l’amusement…

-"Allez, lance toi! Ne t'inquiète pas, je te promets que cela ne t'empoisonneras pas et que tu devrais même aimer! Enfin, j'espère!"

La fin de la phrase du vampire lui arracha un rire silencieux. Rassurant, vraiment ! Il saisit de verre, observant la lumière jouer sur le liquide, créant des reflets plus clairs. Il renifla à nouveau la liqueur ambrée, jetant un regard légèrement incertain à Aaron, qui venait de prendre place à ses côtés. Il en avait presque oublié toutes les pensées négatives qui peuplaient son esprit quelques minutes auparavant ! Elles quittèrent vraiment son esprit lorsqu’il vit l’air malicieux du vampire qui lui offrit tout de même un regard encourageant.
Il hésita encore un instant. Certes, l’autre n’allait pas l’empoisonner mais…
Allez ! s’exhorta-t-il intérieurement. Il trempa ses lèvres dans la boisson. La brûlure de l’alcool enflamma un instant ses lèvres et il les éloigna un peu pour se réhabituer à cette sensation qui ne lui était plus familière.

« En tous cas, ce n’est pas du panaché. » observa-t-il avec pragmatisme, riant légèrement de sa bêtise.

Clair que ça penchait dans des degrés bien plus élevé. Cette fois-ci, il but une gorgée et reposa le verre sur le comptoir avec une légère grimace. L’alcool lui brûla la gorge mais ça n’avait pas un goût désagréable. Il n’était juste plus habitué à consommer des boissons aussi fortes !
Portant à nouveau le verre à ses lèvres, il en avala une autre gorge, redirigeant son regard vers le vampire, qui devait s’amuser de sa réaction de jeune demoiselle. Fut un temps où il n’avait pas peur de boire sans connaître ce qu’il y avait dans son verre, mais il fallait croire que c’était une bien lointaine époque.
Cette fois-ci il se concentra sur le goût du mélange, fronçant un peu les sourcils en pinçant ses lèvres. Il releva un regard intrigué vers le vampire, un peu perdu. Qu’est-ce que son interlocuteur avait bien pu mélanger dans son verre ?

« Je dirais qu’il y a de la bière, de la Guiness ? tenta-t-il en se rappelant du goût de cette dernière et connaissant les origines d’Aaron. Et du sang non ? »

Il en prit une nouvelle gorgée, réhabituant sa gorge à la brûlure de l’alcool. La bière à elle toute seule n’expliquait pas le goût si prononcé de l’alcool. Un sourire un peu plus sûr s’esquissa sur ses lèvres.

« Et du whiskey non ? Mais il y a quelque chose d’autre derrière, je ne saurais pas dire quoi… En tous cas, c’est très bon. » apprécia-t-il en sirotant tranquillement le verre.

Il finit par le reposer sur le comptoir de bois car il ne voulait pas que l’alcool lui monte trop vite à la tête. Là était le piège des cocktails… En tant que vampire, il se doutait qu’il était sûrement plus résistant que lorsqu’il était humain mais il se méfiait. Mais il ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil joueur au vampire, gagné par son enthousiasme.

« Alors, est-ce que j’ai totalement perdu la main ou bien ai-je visé juste ? A moins que tu ne préfères garder secrète la recette de cet étrange cocktail ? » s’enquit-il avec un sourire amusé.

L’idée que la profession de barman empêchait Aaron de lui révéler le secret de sa réussite l’amusait. Etait-ce l’alcool qui le rendait si soudainement à l’aise ? Peut-être… Mais le sourire du vampire y était également pour beaucoup.

« Tu dois attirer plein de clients avec ce genre de cocktails… » observa-t-il finalement en embrassant la gigantesque pièce du regard.

Oui, il n’avait plus aucun doute sur le fait que la bonne réputation du Killer Burger était fondée. L’Irlandais allait-il lui faire découvrir d’autres de ses créations ? Il reporta un regard intrigué vers lui, presque impatient de connaître la suite.

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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Ven 6 Déc - 11:50




Il se sentait tellement mieux depuis quelques instants! Il était passer d'un état de douleur atroce à une espèce de joie enfantine presque surnaturelle. Si il avait été humain, on l'aurait diagnostiqué comme Bipolaire mais, pour un immortel s'était quelque chose de courant. Tous les vampires assez anciens avaient leur lot de maladies mentales étranges pas vraiment réelles, juste une espèce de représentation synthétique des effets du temps. Chacun avait sa nécrose et tout le monde le savait. S'était communément admis et s'était ce qui effrayait tant la population humaine de l'île. On ne pouvait pas savoir les réactions qu'auraient les immortels, personne n'en avait la capacité. On ne lisait pas dans les pensées. Christopher ne savait rien de celui qu'il y avait en face de lui et pourtant, il continuait de croire en Aaron. C'était ce qui lui faisait le plus mal. Il jouait l'hypocrite devant son incube, continuait de faire comme si de rien était et maintenant, il ne changerait plus de comportement même si sa devait le détruire. Au moins, ils passeraient de bons moments ensemble et quand Christopher serait prêt à partir il n'aurait pas de poids sur la conscience. L'Irlandais voulait lui rendre sa liberté. Pour l'instant, il avait l'impression d'un oiseau aux ailes brisées qui n'attendait plus que de guérir pour prendre son envol. Et peut être que cette vision était faussée. Christopher semblait déjà être en partie guérit, il souriait, s'amusait,profitait un minimum de la vie même si cela ne semblait pas forcément facile et naturel pour lui. Pourtant, le barman continuait son jeu, continuait de lui faire penser à autre chose. Cet endroit était son refuge, autant d'un point de vue physique que dans son esprit. Il n'était plus qu'un homme parmi tant d'autre, qui se contentait de mélanger des liquides pour créer une explosion de saveur. Une simple personne comme toutes celles qui existent sur l'île. Il le regarda boire son verre d'un air circonspect, un sourire malicieux sur les lèvres. Il savait exactement ce qu'il y avait dedans alors il écouta tranquillement les propositions qu'il lui faisait. Pas mal, pas mal, il était plutôt doué à ça! De la Guiness, du sang du groupe AB, du whisky, élément essentiel pour toute boisson créée par un Irlandais et puis, il y avait son élément secret qui bien sur n'avait pas été trouvé. Chaque artiste avait ses petits secrets et il ne comptait pas révéler ce qui faisait le succès de ses boissons. Se serait donner un secret de fabrication très bien gardé.

-"Et bien... tu as tout bon et effectivement, il y a quelque chose en plus. Mais, je ne peux pas te le révéler! On ne sait jamais, imaginons qu'un de mes concurrents vicieux soient entrain de nous écouter, cela pourrait me créer pas mal d'ennui."


Il récupéra le verre vide et commença à nettoyer ce qu'il avait utiliser pour cette petite surprise. Il devait finir de ranger le Killerburger et les papiers de comptes. L'amusement s'était bien mais, il fallait redevenir sérieux à un certains moment.  Il rangea le matériel sans sourciller avant de passer un dernier coup de chiffon. Il n'y avait plus rien à faire, si ce n'est à ranger le bureau d'en haut. Il n'avait pas besoin d'aide pour cela, en plus l'incube avait déjà trier une première fois. En soupirant, il contourna le bar et posa une main sur l'épaule de Christopher. Il devait rentrer maintenant, Aaron avait besoin d'être un peu seul. Toute cette scène l'avait profondément touché, avait fait remonter à la surface des émotions et des souvenirs qu'il aurait préférer laisser enfouit au fond de lui. Peut-être était-ce un peu égoïste mais, il en avait terriblement besoin. A chacun sa peine et ses problèmes aurait dit Lewis senior. Tout le monde à sa place dans ce monde et il suffisait de la trouver pour se sentir enfin complet.  Un jour il serait où il devrait être mais ce n'était pas encore le cas.

-"Bon, je dois finir encore quelques petites choses ici. Merci d'être venu m'aider, je ne suis pas sur que j'aurais réussit à m'en sortit sans toi. Je pense que tu peux rentrer je vais arriver  m'en sortir. Va voir si Bridget n'a pas détruit notre cuisine en attendant. Elle peut être tellement imprévisible!"


Cette gamine allait le rendre fou à un moment où à un autre. Elle était bien trop téméraire dans un monde de prédateurs, une proie que de nombreuses personnes adoreraient avoir en leur possession.
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Christopher R. Eddison
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MessageSujet: Re: Dreams are sometimes sweeter than reality [Pv Christopher]   Dim 22 Déc - 23:59

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Aaron ∞ Christopher

Les paroles du vampire amenèrent un sourire joyeux sur ses lèvres. Sans même qu’il ne puisse les contrôler, elles se courbèrent, révélant l’étrange sentiment de légèreté qui régnait dans son cœur et son esprit. L’atmosphère presque enfantine du moment, un peu bon enfant, avait de quoi le faire sourire et écarter toutes ses mauvaises pensées.
Depuis combien de temps n’avait-il pas souri avec tant de naturel, de manière totalement spontanée ? Longtemps. Très longtemps. Et renouer avec une telle attitude n’avait rien de désagréable, bien au contraire.

Ainsi, il avait plutôt bien deviné ce qui se trouvait dans ce cocktail au goût explosif ! Il n’avait donc pas perdu la main… Enfin, façon de parler. Cette idée de secret de fabrication et de potentiel espionnage industriel l’amusa. Il se doutait qu’Aaron ne révèlerait pas le secret de sa boisson à tout va, cela créait un peu de mystère et le poussait à s’interroger sur cette fameuse « chose en plus ». Un ingrédient surprise, qu’on ne s’attendait surement pas à trouver dans un cocktail… Quelque chose de surprenant et d’inattendu.
Réfléchissant, il observa le vampire rincer le verre d’un air absent et renoua soudainement avec le moment présent lorsque la main de ce dernier se posa sur son épaule. Son mouvement de recul fut instinctif. Il lança un regard désolé à son maître. Il ne voulait pas le blesser en paraissant redouter son contact… Mais il ne contrôlait pas de telles réactions. Pourtant, il y travaillait tous les jours…
Les contacts directs l’effrayaient toujours, c’était un fait. Même s’il commençait à faire confiance à Aaron, il ne pouvait pas empêcher son corps de réagir ainsi, de manière presque instinctive…

Etait-ce la tourmente qu’il percevait dans les yeux du vampire ? Cet air troublé qu’il cachait derrière un sourire… A moins que ce ne soit de la lassitude. Un peu inquiet, l’incube reporta son entière attention sur lui, désireux d’être attentif à ses souhaits et ses paroles. La main de l’Irlandais sur son épaule ne signifiait sûrement qu’une seule chose : il voulait avoir toute l’attention de Christopher.

Il sourit légèrement en l’entendant le remercier d’être venu. D’un côté, son rôle d’incube l’obligeait à servir son maître… Mais il serait mentir que de dire qu’Aaron l’avait obligé à venir. Il lui avait juste demandé son aide, sans l’exiger. Et Christopher s’était rendu au bar avec plaisir, heureux de pouvoir apporter un peu de renfort. Il commençait à apprécier cet endroit et la tâche n’avait rien de très compliqué, même si elle s’était révélée assez fastidieuse. Si par cette simple action il avait aidé son maître, il en était content.
Il acquiesça aux paroles d’Aaron, comprenant qu’il devait rentrer à présent. L’idée n’était pas déplaisante mais il serait bien resté pour l’aider à faire autre chose. Il lui semblait qu’il restait encore plein de choses à faire, mais sûrement se trompait-il… Ou bien le vampire cherchait à se débarrasser de lui…
Cette pensée lui fit perdre tout sourire, lui rappelant combien sa présence devait être source de douleur pour l’Irlandais. Mais les mots qui suivirent et la mention de Bridget agirent comme un baume pansant ses inquiétudes. Il se doutait bien que ce n’était qu’une excuse, même si quelque part, il y avait une part de vérité. La jeune femme était capable de tout. Plus imprévisible et incontrôlable, tu meurs.
Parfois, l’incube se demandait si Aaron ne lui en voulait pas de lui avoir ramené l’humaine. Elle n’était pas vraiment ce que l’on pouvait appeler une esclave soumise et obéissante… Mais il ne regrettait pas son geste. Et il ne le regretterait jamais. Ce petit bout de femme prenait chaque jour un peu plus de place dans son quotidien sans même qu’il puisse s’en prémunir et bien que ce soit déstabilisant, il appréciait cette intrusion dans sa petite routine. Bridget amenait un vent de fraîcheur dans leur vie. Il aimait la voir si spontanée et vivante.

« Avec elle, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre, mais c’est ce qui la rend si attachante. » laissa-t-il échapper en souriant d’un air quelque peu nostalgique.

Il se tut un instant, surpris de s’être laissé aller à une telle confession. Mais en fin de compte, n’était-ce pas ce qu’il pensait vraiment ?

« Je suis content d’avoir pu t’aider, avoua-t-il finalement, un peu gêné. Je vais aller, si tu es certain que tu n’as plus besoin de moi… »

Quelque part, il espérait que le vampire le retiendrait. Pourquoi ? Il n’aurait sû l’expliquer. Lui lançant un regard incertain, il finit par laisser échapper un petit rire.

« Je me porte garant de la survie de la cuisine. Vu l’heure, je pense qu’elle n’est pas encore réveillée mais sait-on jamais… Je m’arrangerai pour lui préparer le petit déjeuner. Alors… »

Il se leva, sentant la main d’Aaron glisser le long de son bras pour retomber dans le vide. Il hésita un instant et finit par ôter le manteau de ce dernier, qu’il gardait depuis tout ce temps sur ses épaules. Le poids du vêtement lui manqua aussitôt mais il le posa quand même sur le comptoir.
Il jeta un regard au vampire, peu sûr de lui.

« Bon courage pour le reste. »

Il lui offrit un léger sourire, un peu incertain, avant de le contourner à grandes enjambées. Un fois la porte atteinte, il se retourna une dernière fois vers son maître, troublé.

« A tout à l’heure ! »

Et il disparut dans la nuit.


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