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 La mélancolie du ciel {Eleazar & Light}

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MessageSujet: La mélancolie du ciel {Eleazar & Light}   Sam 19 Oct - 14:40


Puis même le ciel sembla mélancolique...


Tic. Tac. Floc. Les nuages ne disparaissent pas, ils se transforment en pluie. Alors seulement elle tombe comme nous tombons amoureux : sans prévenir.

Le soleil s’était couché depuis plusieurs heures déjà, j’avais eu l’impression de ressentir sa disparition, comme chaque jour où je m’interrogeais sur ce que pouvait prodiguer le contact de ses rayons sur une peau mortelle alors que j’étais condamnée à persister dans les affres de la nuit. Impossible de choisir, impossible d’en découvrir la chaleur, non, j’étais née d’une humaine, mais mon sang se fardait déjà de l’éternité de mon paternel, le roi de Norvège. Mais la réciproque était la même… qu’est-ce que cela nous faisait de percevoir la nuit dans toute son entièreté, d’en ressentir chaque fragrance, chaque détails cristallins sous les étoiles des rayons lunaires. C’était une question que les humains de mon entourage me posaient parfois, mais eux, peut-être, un jour, sauraient ce que cela signifiait, tandis que je resterais sur ma faim, ne pouvant qu’imaginer à défaut de ressentir vraiment sous mes lectures ou l’écoute des descriptions que l’on m’en faisait. Alors je m’étais rendue dehors, désireuse de laisser mes pieds fouler autre chose que les pierres du château Bridgestone, me dirigeant naturellement vers ce qui semblait être l’endroit le plus à l’air libre à défaut de quitter l’enceinte du palais… les jardins. Il ne m’avait pas fallu bien longtemps pour inspirer une bouffée d’air superficielle, pour échapper à la vision de certains esclaves maltraités dont le regard ne pouvait que souligner la détresse qui était la leur sous toute la rancœur qu’ils pouvaient ressentir pour les êtres de mon espèce. J’étais différente… je n’avais pas été élevée dans cette manière de traiter les autres… je n’étais de toute manière pas de ceux qui aimaient faire et voir souffrir les autres, qu’ils soient immortels ou non. Ceux que l’on qualifiait comme mes esclaves et, pour certains, qui m’avaient accompagnée depuis la Norvège ne l’étaient pas vraiment, je les traitais toujours de la même manière que sur mes terres et je prenais soin d’eux à ma manière. Ils étaient à mon service et non à celui d’un autre vampire, ce qui les préservait en un sens. Tandis que la majorité des esclaves de cette île…

La Norvège me manquait et déjà j’expirais un petit soupir nostalgique. Mon île me manquait, pourtant une brise légère mais chargée d’humidité vint justement soulever ma chevelure. Mon château me manquait tandis que ces lieux qui étaient autrefois différents me rendaient mélancolique, égarée parmi les souvenirs qu’ils éveillaient en moi. Combien de fois n’étais-je pas venue sur cette île pour y rejoindre Elysium… ? Combien de souvenirs fourmillaient dans mon esprit endeuillé de sa disparition depuis près de deux siècles ? Sans Emrik, j'avais bien conscience que je n'aurais peut-être pas réussi à surmonter cette étrange dépression qui m'avait saisie. Celle qui disparue, me menait aujourd'hui jusqu'ici, fiancée à un être que j'imaginais tellement différent de ce qu'elle avait pu m'en dire autrefois, mais le Prince était un monstre… L’ombre sanguinaire de cette sœur qui semblait le corrompre et l’entraîner toujours plus loin, crevant l’abîme sous un rire carnassier alors que j’étais si éloignée de toute cette noirceur, pourtant j’avais l’espoir de pouvoir l’aider, le sauver. N’était-il pas le meilleur ami de Nikolaï ? Et puis il y avait son regard lorsqu’il se posait sur moi qui me laissait y croire… Mais ne le volais-je pas au souvenir d’Elysium ? Ne m’apprêtais-je pas à épouser un être qui ne me convenait pas ? A vivre sur des terres où je n’étais tout simplement pas à ma place ? Et puis il y avait mon innocence… cela faisait près de mille ans que je la préservais pour celui que j’épouserais, ce vampire… Pourtant je faisais tant d’efforts pour me préparer à mon avenir, m’appliquant même à suivre les étranges conseils sur la drague d’Esfir ou à me renseigner sur les us et les coutumes de la royauté américaine auprès d’Echo.

Une goutte de pluie tomba alors sur ma joue, m’extirpant de mes pensées pour me précipiter dans les bras d’autres songes bien plus anciens quand un léger sourire étira mes lèvres et que mes paupières assombrissaient ma vision. Une autre nuit pluvieuse, une Elysium à l’abri un peu plus loin qui m’ordonnait de son timbre délicat de la suivre à l’intérieur, laissant une légère moquerie taquine concéder que la pluie nous allait bien mais que nous serions mieux dedans que dehors, alors qu’en vérité elle voulait juste changer d’endroit. Il avait fallu qu’elle vienne me chercher pour m’entraîner dans les couloirs du palais à courir et à rire, amusées, d’être ainsi plus fortes et plus confiantes que jamais lorsque nous étions ensemble. Ce qu’elle pouvait me manquer et cette île ne faisait que mettre à nue la blessure du deuil que je lui portais, le manque de sa présence, de ses conseils…  « Tout se passera bien… » murmurais-je pour moi-même comme si c’était son timbre qui se glissait à mon oreille, alors qu’une seconde larme du ciel s’échouait sur mon visage que je venais de dresser vers les étoiles pour en apprécier la moiteur. « N’est-ce pas ? » demandais-je à l’obscurité, laissant la pluie caresser ma peau, sinuer, serpenter… indifférente aux bruits de pas. Le monde était à moi, tel un interlude, une funeste impression d’être chez moi, me raccrochant à ces secondes qui me faisaient du bien.




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MessageSujet: Re: La mélancolie du ciel {Eleazar & Light}   Sam 26 Oct - 23:46

La mélancolie du ciel !

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Il regardait les corps qui s'étreignaient autour de lui, et soupira d'ennuie. Eleazar n'avait pas pour habitude de rester inactif, mais un noble l'avait gracieusement payé pour s'occuper d'un incube récalcitrant. Il n'était pas non plus du genre à répondre aux ordres d'un simple noble, mais César l'y avait obligé en concédant qu'il avait une mauvaise image auprès de leur alliés et qu'il devait faire bonne figure à présent. Mais Eleazar n'avait jamais été un gentil garçon, et il n'avait pas la prétention de le devenir. Il aimait son image de mauvais vampire, et cela faisait des années qu'il la cultivait. Les femmes en venant à Heartkiller savait vers quel frère allait pour avoir ce qu'elles désiraient. Se taper un sang royal, un prince. Eleazar ne savait pas dire non à une jolie femme, et il n'avait pas la prétention d'avoir assez de respect pour elle pour leur refuser sa compagnie d'un soir. Il avait une réputation à préserver : celui d'un être qui n'avait aucune limite dans ses agissements, qui ne savait pas faire la différence entre ce qu'il advenait de faire ou non pour un homme de son rang. Il collectionnait les femmes, et les jetait aussi vite qu'il les prenait. Il ne s'inquiétait pas même de leur plaisir souvent, tentant uniquement d'assouvir ses désirs à lui avant tout. Il était sans doute le plus bel enfoiré de toute l'île, mais il le vivait bien. Fut un temps il était le Gentil Bridgestone , celui que les femmes rêvaient d'épouser. Mais une seule d'entre elles avait faillis voir cet honneur.
Elysium Levinson aurait sans doute été une fille chanceuse, à n'en pas douté. Alors qu'il était son amant, Eleazar était encore un jeune être empli de joie de vivre et de poésie. C'est fou ce que la souffrance, et le deuil pouvait changer les êtres. Eleazar avait perdu son roi et son amour le soir de la révolte contre les Levinson. Il avait suivi sa famille, tentant de sauver leur royaume de la folie d'un vampire devenu incontrôlable. Mais Elysium n'aurait jamais dû mourir ce soir-là. Il n'arrivait pas à se remettre de cette perte injuste, même plus de deux siècles après l'évènement. Il lui arrivait encore de rêver de cette scène cauchemardesque.
Au loin, César levait son épais contre le roi Levinson, prêt à asséner le coup fatal. Eleazar le regardait sans broncher, incapable de bouger, heureux de voir cette guerre prendre fin de manière si impressionnante. Et soudainement, alors que le coup partait, une ombre fine et rapide s'élançait vers le duo, et le corps d'Elysium était transpercé. Elle mourrait sous le coup d'épée de César, et Eleazar allait la recueillir dans ses bras après avoir crié comme un dément. Il allait pour tuer son frère, dans un excès de rage, et c'est Maelyss qui l'arrêtait. Un dernier regard vers César, puis plus rien. Un silence qui dura des heures, et Eleazar qui partait. Il avait disparu loin des siens durant dix ans. Il s'était caché dans le Royaume de Russie, seule Satyne étant au courant du lieux de son exil. Elle était venue le voir de temps en temps, mais Eleazar passait beaucoup de son temps seul ou avec Nymphea Todorov. Il avait préparé sa vengeance.

Aujourd'hui il avait l'impression que César aussi avait préparé la sienne. Il ne comprenait pas pourquoi son frère s'amusait tant à le torturer encore et encore. Il l'avait privé de l'amour de sa vie, et venait de le fiancer à la seule personne qu'Eleazar devait haïr sans doute plus que César lui-même. La seule personne qu'il pourrait aimer pour de très mauvaises raisons. Light Engen était quelqu'un de bien, cela était indéniable. Elle était aussi une vampire incroyablement ennuyante et insipide à ses yeux. SI elle avait le physique d'Elysium, elle était pourtant terne comparé à elle. Eleazar ne voulait pas se marier avec elle, mais il n'avait pas le choix. L'empereur avait parlé. Le destin de Light et Eleazar était à présent scellé. Sans compter qu'en se mariant à l'héritière du trône de Norvège il était évident qu'Eleazar devra quitter son île pour rejoindre les pays du Nord. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Une fois sa vengeance accomplie il avait toujours eu dans l'idée de se retirer. Partir de cette île maudite où il sera incapable d'être heureux. Le souvenir d'Elysium le poursuivait qu'importe où il se trouvait.
Ce soir-là, il quitta la fête où il s'était rendu avec son nouvel élève en colère, mélancolique, et incroyablement triste. Il exigea de l'incube qu'il rentre au Palais, et rejoigne les appartements d'Ellana, l'entraineuse des jeunes incubes et succube, formée par Eleazar lui-même. Sa succube, aussi. Et pour sa part, Eleazar se laissa aller à parcourir le Palais et ses environs sans savoir où il devait aller. Cependant, comme bien souvent quand il se promenait ainsi, ses pas le menaient inexorablement vers un lieu bien précis : les Jardins de Maelyss. Pourquoi ce lieux ?  
C'était leur jardin secret à Elysium et lui. C'est aussi qu'ils se cachaient pour se retrouver, qu'ils parlaient d'amour et d'un avenir qu'ils fantasmaient ensemble. A présent, quand il venait dans ces jardins il voyait Elysium courir devant lui, rire, et pleurer. Il la voyait rougissante, et séductrice. Il ne voyait plus qu'un souvenir gravé à jamais dans sa mémoire. Mais elle n'était que cela. Un souvenir. Du vent. Une image dans sa mémoire, une simple image.
LIGHT — Tout se passera bien… Murmura une voix qui le sortie de ses pensés obscures et déprimante.
Il se tourna vers la droite, et derrière un bosquet il reconnut la silhouette de sa chère et tendre. Il se mit à sourire, heureux devant une telle illusion. Mais très vite il déchanta, et reconnue le regard mort de Light. Un regard où il semblait voir son propre reflet.
LIGHT — N'est-ce pas ? Dit-elle alors qu'elle semblait surtout se parler à elle-même. Mais Eleazar l'avait entendu, et en réponse à ses pensés mélancoliques et inquiète il parlait sur le même ton.
ELEAZAR — Rien ne va plus, jamais. Plus rien n'a de sens à présent. Dit-il alors qu'il s'avançait vers elle.
Il pleuvait sur eux, mais il ne s'en rendait pas vraiment compte. Sa chemise lui collait à la peau, de même que son jean noir, mais il s'en moquait. Il se tourna vers celle qui était à présent sa fiancé, et lui prit les mains pour les baiser avec chasteté. Il devait apprendre à être doux et cordiale avec elle. Après tout elle était sa fiancée, ils passeront l'éternité ensemble, autant apprendre à se connaitre, et être respectueux avec elle dés à présent. Il n'avait plus l'habitude d'être courtois avec les femmes, mais très vite sans doute l'ancien Eleazar reviendrait-il à la charge.
ELEAZAR — Bonsoir Princesse. J'espère que je ne vous dérange pas dans votre promenade nocturne. Comment allez-vous ?
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