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 Sweet dreams are made of this |John

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Yoenaï L. Cooper
Love is for Children.
Love is for Children.
Yoenaï L. Cooper

✤ LETTRES A LA POSTE : 24
✤ ARRIVÉE A HEARTKILLER : 15/10/2013
✤ AGE : 31
✤ OU TU TE TROUVES ? : Le domicile de mon maître
✤ EMPLOI/LOISIRS : Succube
✤ HUMEUR : Troublée et rebelle

MessageSujet: Sweet dreams are made of this |John    Mer 20 Nov - 0:59


SWEET DREAMS ARE MADE OF THIS
Feat John Constantine

Un homme. Jeune. La trentaine à tout casser. Plutôt beau gosse, blond aux yeux bleus. Un futur incube à n’en pas douter. Sauf si… Le charme, la séduction, n’étaient pas un problème. Yoenaï n’avait jamais eu aucun soucis pour séduire. Elle avait été créée, choisie pour cela. Pour sa gueule d’ange à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Pour son plastique de rêve et sa peau diaphane. Yoenaï n’était qu’une esclave, vampire certes, mais esclave tout de même. Elle était passée de maître en maître, de mains en mains, de lit en lit. Mais son esprit, jamais n’avait ployé. Elle était restée rebelle, s’était attirée bon nombre d’ennuis tous plus désagréables les uns que les autres, et désagréable était un euphémisme. Ses maîtres avaient tous été cruels avec elle. Ils la traitaient comme un paquet de chair leur appartenant corps et âme. Yoenaï avait tout tenté pour se libérer mais elle s’était fait rattraper à chaque fois. Ne pouvait s’enfuir, elle avait alors désobéi à des ordres directs. Et les punitions n’avaient pas tarder à pleuvoir… Son corps, s’il n’avait pas une forte capacité à régénérer, en porterait encore les stigmates. Mais non, nulle imperfection sur ce corps d’albâtre, semblant taillé pour faire naître le désir.

Yoenaï avait une fois de plus désobéi. Ce fameux humain qui aurait constitué une réserve de sang frais, un esclave voir un incube pour son maître, elle l’avait laissé filé. L’homme tenant plus que tout à la suivre, ignorant le danger que la jeune femme représentait, elle l’avait assommé avant de disparaître. Désobéir. Cela équivalait à une punition. Elle devait avouer que John était un maître peu commun. Il tentait toujours de conserver son calme, malgré tous les efforts que faisaient Yoenaï pour le mettre en rogne. Il était patient et la plupart du temps, évitait de la punir trop sévèrement. Ce n’était que façade. Il se donnait un genre. Le bon et gentil vampire. Ca n’existait pas. Ils étaient tous cruels et avides de sang et de chair fraiche. John ne faisait pas exception à la règle. Elle ne faisait pas exception à la règle.

Elle n’avait jamais demandé à être transformée, qui plus est pour finir esclave. On l’avait sorti d’une vie misérable pour la plonger dans une autre, sans même lui laisser le choix. Elle n’aimait pas la race à laquelle elle appartenait désormais. Cela faisait quelques temps qu’elle avait été rachetée par John. Elle s’était jurée de ne jamais plier, de ne jamais céder, et c’est ce qu’elle tentait de faire, jour après jour. Qu’est-ce qu’il croyait ? Qu’elle était sa chose ? Son jouet ? Il s’en mordrait les doigts et le reste. La demeure était en pleine effervescence. L’annonce du mariage avait fait grand bruit et les préparatifs n’étaient jamais trop précoces. Yoenaï regardait tout cela de loin et se faisait un malin plaisir, dès que son maître lui confiait une mission, de ne pas la remplir du tout ou de mal la réaliser. Délit qui entraînait une sanction immédiate. La succube se tenait à distance de la promise de son maître. Les deux femmes ne s’entendaient absolument pas et cela se sentait dès qu’elles étaient toutes les deux dans la même pièce.

Depuis peu, une tension était née entre Yoenaï et son maître. C’était insidieux, intangible et fugace mais bien présent. Elle ne comprenait pas ce que c’était, en avait même peur, se sentant fragile dans ces moments-là. Elle devait reprendre la maîtrise d’elle-même. Une fois l’humain abandonné à son sort, elle reprit le chemin de la demeure de John. Une fois entrée, elle savait pertinemment qu’il lui faudrait rendre des comptes. Elle avait appris à encaisser les coups et les punitions, aussi durs soient-ils, sans se plaindre et sans se cacher, comme un chiot peureux la queue entre les jambes. Non, elle l’affronterait face à face, les yeux dans les yeux.

Aussi ne tarda-t-elle pas à trouver John qui vaquait à ses occupations. L’aube se dessinait à l’horizon, il serait bientôt l’heure d’aller se coucher. Yoenaï lui accorda un simple signe de tête en guise de salut.

Maître.

Dieu que ce mot lui arrachait la bouche ! Elle savait que, revenant seule, John serait immédiatement au courant de sa désobéissance. Elle attendait donc la réprimande qui ne manquerait pas de survenir.

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Yoenaï

On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies.  ► hellsangels.
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this |John    Ven 22 Nov - 15:07

Yoenaï & John

« Sweet dreams are made of this. »

La première gorgée coula dans sa gorge, il la savoura en en fermant les yeux. Un soupir de bonheur franchit ses lèvres alors que ce doux liquide s'infiltrait en lui, au plus profond de son être pour calmer sa soif ardente. Il appréciait tellement son premier verre de sang après un longue nuit de travail, c'était un plaisir sans pareille. Il n'arrivait pas à le décrire, une sensation nouvelle à chaque gorgé. Il reposa le verre, sa main se porta à son front alors qu'une migraine tapait dans ses tempes. Il se massa le visage et en un instant son énergie revint dans ses veines. Il semblait renaitre, tout cela lui faisait du bien. Le mariage arrivait, il préparait tout pour le grand jour. Les commandes, invitations et réponses d'invités affluaient.

C'était un petit mariage, mais ils avaient des amis autant Alice que lui même, une cérémonie en petit comité dont il avait hâte. Mais il était épuisé, il enchainait les dossiers afin d'avoir le moins de travail possible après son mariage. Cesar ne lui faisait pas de cadeau et, même si il adorait son travail il n'aurait pas craché sur quelques jours de repos. Il était dans le salon alors que sa toute nouvelle succube Yoenaï arriva devant lui. Elle se présenta dans toute sa beauté, faisant sourire John. Il l'avait depuis peu et n'était pas déçu de son nouvel achat même si il n'aimait pas dire cela. « Maître. » Ce mot le fit relever la tête de son verre. Il n'aimait pas être appelé comme cela, il ne l'avait pas voulu de Gabriel et il n'allait pas l'accepter de sa succube. « Yoenaï... Je te répète encore et encore de m’appeler John et pas Maître. Je ne l'accepte pas de mes esclaves, je ne le veux pas de mes employés. »

Avant d'être ses employés ils étaient avant tout des personnes avec des sentiments, un esprit et un avis. Il ne se voulait pas supérieur à eux, c'était quelque chose qu'il supportait pas. Il avait passé des années reclus, sans voir le monde ni même la nuit. Il ne sortait pas, il chassait exceptionnellement et s'affamait la plupart du temps. Après avoir quitté Alice il l'avait mal vécu c'était un fait, mais il était surtout devenu un monstre sans nom. Il c'était retiré du monde vivant comme pour se punir d'avoir osé la quitter. Et puis un jour il avait osé sortir, prendre le bateau et s'échouer sur cette île. Il en avait entendu parler sans trop en savoir. L'empereur avait fait de lui son avocat, John l'avait été dans sa vie humaine. Il lui avait redonné un statut, un nom et une classe sociale qu'il n'avait plus.

« J'imagine que tu ne me ramène rien ma chère. » Il lui accorda un sourire, la situation l'amusait. Il savait sa succube rebelle, ne supportant que peu d'ordres et surtout prenant un malin plaisir à ne rien ramener à son maître. Il posa son verre de sang dorénavant vide sur la table basse et se leva, il s'approcha d'elle. De sa main droite il vint jouer avec une de ses mèches brunes. Ses longs cheveux noirs s'enroulèrent sur ses doigts d’albâtre. « Crois-tu que je vais te punir ? Te frapper ? Pire peut-être... Te violer ? » Il n'était pas rare que des maîtres profitent de leurs esclaves ou bien même de leurs employés. John n'en faisait pas parti, il avait déjà sa femme et même son fils, et il préférait séduire plutôt que forcer à coucher. Il n'y avait rien de pire que sentir qu'une femme n'avait pas envie de vous.  

« Pourquoi tu essayes de me mettre en colère ? Pourquoi fais-tu ta forte tête ? Tu sauras dorénavant que je ne punis pas mes employés. » Il appuya sur le dernier mot, voulant lui faire sentir qu'elle n'était pas son esclave et qu'elle n'avait pas à se soumettre aveuglément. Il voulait de l’obéissance oui, mais John laissait énormément de liberté à ses employés. Tout ceci lui apportait mauvaise réputation auprès de plusieurs vampires, il n'était pas violent et certain osaient mettre en doute son autorité et sa virilité. Mais John s'en moquait, il ne désirait pas rentrer chez lui et faire trembler toutes les personnes se trouvant dans se demeure. Il n'avait pas été élevé comme cela. Il regarda sa succube, attendant une réponse à sa question.

© Chieuze

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Yoenaï L. Cooper
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this |John    Dim 24 Nov - 15:18


SWEET DREAMS ARE MADE OF THIS
Feat John Constantine

Yoenaï avait été transformée contre sa volonté. Elle dépendait à présent du sang humain pour survivre. Mais elle détestait sa nature, aussi luttait-elle pour ne pas manger. Lorsqu’elle y était contrainte, elle ne ressentait que dégoût et horreur. Ils avaient fait d’elle un monstre. Un monstre sous une magnifique apparence mais un monstre tout de même. Qu’elle était loin sa vie insouciante où elle était une humaine, mortelle et heureuse. Elle s’était fait agressée et transportée jusqu’à cette île maudite qu’elle détestait plus que tout. Puis, cela avait été le passage de maître en maître. Chacun était plus cruel que le précédent et ne lui épargnait aucune humiliation.

John l’avait acheté voilà quelques semaines. Et il se voulait doux et compréhensif. Yoenaï ne se faisait pas d’illusions. Elle avait déjà eu des maîtres suffisamment pervers pour se la jouer doux et plusieurs jours, voire mois après, faire payer l’affront avec les intérêts. Toujours est-il qu’elle devait se présenter à John pour lui annoncer qu’elle ne lui ramenait rien. Avait-elle peur ? Non, pas vraiment. Elle avait conscience qu’elle risquait d’être punie sévèrement mais elle affrontait cela la tête haute, comme elle l’avait toujours fait. Elle avait rejoint son maître dans le salon. En la voyant, il eut un sourire et Yoenaï ne put s’empêcher de remarquer la beauté du vampire. Elle le salua d’une voix froide et distante. Mais John lui intima clairement l’ordre de ne pas l’appeler Maître.

Comme vous voudrez, Maï… John.

Elle avait gardé le regard vers le bas, contemplant les dalles au sol. La servitude était une déchéance. Elle n’avait jamais pensé finir comme ça. Oh, bien sûr, elle aurait pu choisir de se tuer. C’était possible. Il suffisait de rester à la lumière du jour et c’en était fini d’elle. Mais se suicider, c’était échouer, c’était rendre les armes. Et cela, Yoenaï ne pourrait jamais l’accepter. C’était une battante, une femme qui ne renonçait jamais. Elle était déjà ainsi lorsqu’elle était humaine et la transformation ne l’avait guère changé à ce niveau-là. La voix de son maître la sortit de sa torpeur. Sa voix était chaude et grave. Il déclara qu’elle ne lui avait sûrement rien rapporté. Yoenaï hocha la tête avant de répondre :

Non, je ne vous ai rien rapporté.

John, assit sur le canapé, eut un sourire presque amusé qui étonna la succube. Elle lui désobéissait et ça l’amusait ? Cela n’annonçait rien de bon pour elle, c’était certain. Il se leva après avoir posé le verre qu’il tenait à la main sur la table basse. Il se rapprocha d’elle, Yoenaï ne bougeant pas d’un pouce, n’ayant pas même un mouvement de recul. Finalement, lorsqu’elle put sentir son souffle sur sa peau, elle releva la tête, plongeant son regard dans celui de John. La main du vampire monta jusqu’à son visage et joua délicatement avec les mèches de la jeune femme. Un long frisson lui remonta le long du dos, mais étrangement, cela ne ressemblait pas à un frisson de peur. La voix de John rompit alors le silence qui régnait entre eux. Il lui demanda si elle pensait qu’il allait la punir, la frapper, voire même la violer. Un autre frisson naquit dans les reins de la succube mais celui-là était un frisson venant de ses souvenirs. Des vampires la possédant férocement, contre sa volonté, s’amusant à lui infliger les sévices les plus horribles. Elle foudroya du regard John, pure provocation. Elle hocha à nouveau la tête.

Oui, je le crois et j’y suis prête.

Oui, il pouvait faire ce qu’il voulait d’elle, il le savait. Mais elle serait toujours rebelle, son esprit ne s’avouerait jamais vaincu. Les questions qui suivirent mirent Yoenaï mal à l’aise. Qu’attendait-il d’elle exactement ? Elle avait fauté et il lui annonçait qu’il n’allait pas la punir. Comme un chien trop longtemps retourné à la vie sauvage, Yoenaï n’avait aucune confiance dans les vampires. Dans les mâles du moins. Mais John était particulier. Il faisait naître en elle des sentiments contradictoires, puissants mais troubles. Elle les ressentait en cet instant même.

Je ne suis pas une employée, je suis une esclave. Mais une esclave qui tient à sa liberté. Voilà la raison de ma rébellion que vous ne pourrez jamais bridé, pas même avec vos belles paroles pleines de miel. Mes maîtres ont possédé mon corps mais ils n’ont jamais pu brider ma volonté. Si vous pensez que retarder la punition pour me prendre par surprise lorsque j’aurai oublié ma faute changera quelque chose, vous vous trompez lourdement.

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Yoenaï

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this |John    Mer 27 Nov - 18:47

Yoenaï & John

« Sweet dreams are made of this. »

Il n’appréciait pas spécialement les humains, c'était un trais de caractère des vampires. John ne faisait pas exception à la règle, il ne chérissait pas les humains, seulement il le voyait pas l'interet de les mutiler et d'en profiter comme certain. Oui les vampires avaient la force, la beauté et la jeunesse éternelle, ils ne risquaient pas leur vie à chaque moment, la mort ne rodait plus autour d'eux depuis bien longtemps. La faucheuse avait déjà fait son travail, elle avait voulue leur ôter la vie mais cela n'avait pas marché. John était mort il y a cela des années, une nuit il avait été transformé. Il s'en souvenait peu, c'était flou dans son esprit. Une nuit quelque chose ou quelqu'un avait toqué à la porte de leur demeure, son père avait ouvert et le calvaire avait commencé. Pourquoi ne pas entrer directement, pourquoi passer par la porte d'entrée ? Sans doute pour s'amuser, rendre le moment plus macabre et sadique encore. Les hommes, trois pour tout dire, avait prit possession de sa maison d'enfance, avaient vidés ses parents de leur sang et surtout ils avaient transformés John pour en faire un soldat personnel, un bon petit chien. Mais l'animal n’obéit pas toujours, et c'est ce que l'avocat avait fait. Les infant sont, pour quelques temps du moins, plus puissant que les vampires normaux ou même les vieux vampires. John en avait profité pour les traquer, les tuer, se rendre libre.

Cela faisait de lui un hors la loi, il aurait du mourir sous le huchet ou bien même sous le jugement des Bridgestone. Mais Cesar l'avait gracié et épargné, son ami avait fait de lui un homme de jugement, ayant un avis qui comptait pour le royaume. Il l'avait anobli, effacé toute preuve du meurtre de ses créateurs et pour cela, John lui devait tout. Il avait une foi et une confiance immodéré pour son empereur, Cesar était son roi, plus important que tout et l'avocat était plus que fier de le servir. C'était plus qu'un devoir, une obligation de rendre à son roi tous les services qu'il avait rendu à John. Ce dernier avait été humain il ne l'oubliait, cela faisait de lui un vampire ayant une dernière part d'humanité. Il avait été horrible à une époque, la folie d'avoir perdu l'amour de sa vie l'avait poussé à faire des choses qu'il n'assumait pas.

Il avait traqué, tué, massacré des familles et des villages entiers pour la simple et bonne raison qu'il souffrait. Égoïste oui, mais rendu fou. La solitude l'avait coupé du monde et, aujourd'hui, il cautionnait mal de répandre encore le mal autour de lui. Il avait des esclaves c'était un fait, mais il ne les maltraitait pas. Gabriel son dernier esclave et ami en date venait d'être transformé par ses soins. Une nuit son serviteur était rentré couvert de sang, à deux doigts de rendre l'âme. John n'avait pu l'accepter, il l’appréciait trop pour cela. C'était son ami, quelqu'un de cher à son cœur et pour ne pas le perdre il l'avait rendu immortel, aujourd'hui Gabriel, portant le prénom de l'archange était à ses côtés et menait une nouvelle vie calme, cela ne le changeait pas de son ancienne vie humaine. « Oui, je le crois et j’y suis prête. » Le ton sec et cassant de sa nouvelle succube le fit frissonner. Il ne comptait rien lui faire et pourtant elle semblait croire le contraire. Pourquoi cela ?

Elle n'avait sans doute pas eu une vie facile, un parcours semé d’embûches. Elle avait souffert, il ne voyait à travers ses yeux, elle était craintive, presque à mordre la main que John lui tendait. Il avait l'habitude des réactions comme celle là. Gabriel avait été ainsi, il l'avait apprivoisé, il en ferait de même avec Yoenaï. « Alors sache que tu te trompes. » Sa phrase semblait faire réfléchir sa succube, elle répondit presque aussitôt, hargneuse, sur la défensive encore. « Je ne suis pas une employée, je suis une esclave. Mais une esclave qui tient à sa liberté. Voilà la raison de ma rébellion que vous ne pourrez jamais bridé, pas même avec vos belles paroles pleines de miel. Mes maîtres ont possédé mon corps mais ils n’ont jamais pu brider ma volonté. Si vous pensez que retarder la punition pour me prendre par surprise lorsque j’aurai oublié ma faute changera quelque chose, vous vous trompez lourdement. » Il croisa les bras avant de la regarder, la toiser même. Il essayait de lire à travers ses mots, saisir ce qu'elle ne lui disait pas. Ses paroles lourdes de sens faisait réfléchir l'avocat. Avait-elle connue des maîtres assez horribles pour jouer pendant des mois, lui faire croire le meilleur avant de lui faire payer sa candeur et sa naïveté ? Oui sans doute. Certains vampires sont assez tordus pour le faire, John les avait côtoyé, avait parlé avec eux et en était sorti malade d'entendre leurs propos. « Tu essayes de me défier, que cherches-tu Yoenaï ? »

Il attendit sa réponse avant de renchérir, s'approchant d'elle d'un pas calme et posé. « Je ne suis pas comme ceux que tu as rencontré. Je sais bien ce sont des paroles, tu n'es pas obligé de me croire et nul doute d'ailleurs que tu te moques de moi à cet instant. Tu ne baisseras pas ta garde, au contraire tu vaste montrer plus méfiante encore je me trompe ? » Il lui accorda un sourire doux, il voulait se montrer rassurant et essayé de la mettre en confiance. « Jamais je ne te mettrais en cage, j'exige le minimum de toi, tu n'es pas une esclave non. Je te frappe ? Te fouette ? Jamais. Je ne le fais pas à mes propres serviteurs, je ne compte pas te le faire. Visite ma demeure, demande à mes esclaves si j'ai déjà levé la main sur eux. » Il n'avait pas de compte à rendre c'était un fait, mais il ne supportait pas que quelqu'un doute autant de lui. « Tu es chez toi ici, tu t'en rendras compte par la force des choses et avec le temps. Je peux te servir quelque chose ? » Il termina sa phrase avant de marcher vers la cuisine, avec l'idée de se servir un verre et d'en offrir un à sa nouvelle employée.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this |John    Mar 24 Déc - 18:27


SWEET DREAMS ARE MADE OF THIS
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La vie n'avait pas fait de cadeaux à la jeune femme. Elle l'avait sorti de l'adolescence pour la plonger immédiatement dans les ténèbres. C'était certainement un miracle si elle n'avait pas perdu la raison. Seule la volonté lui avait permis de tenir. Elle s'était protégée en se forgeant une carapace d'acier et de froid. Elle n'avait pas choisi cette vie, contrairement à certains humains qui avaient demandé expressément la transformation. Et si elle vivait avec, elle ne se considérait pas comme un être sain et bon, loin de là. Elle détestait faire du mal par simple plaisir mais elle avait tellement subi d'horreurs qu'elle n'était plus la jeune fille naïve et douce qu'elle avait pu être. Yoenaï n'avait aucune haine envers le genre humain, malgré le travail qu'elle faisait. Elle savait qu'elle les conduisait à une mort certaine. Et après ? Elle aurait largement préféré la mort à cette humiliation éternelle. La majorité des vampires avait une histoire cruelle, avait perdu des êtres chers et s'était fait transformé contre leur gré, de façon violente et douloureuse. Mais beaucoup de vampires étaient devenus bien pire que leurs propres bourreaux. Yoenaï les considérait tous comme des êtres avides de sang, imbus de leurs pouvoirs.

Yoenaï n'avait jamais eu à souffrir du gouvernement en place. Elle n'était que quantité négligeable pour eux. Cependant, elle n'appréciait pas César. Elle avait toujours eu du mal avec ses supérieurs vampiriques après tout. Pourquoi en serait-il différemment avec celui qui était encore au-dessus ? Elle savait bien l'affection qui attachait son nouveau maître à César mais elle n'en avait cure. Elle se méfiait toujours par principe du pouvoir. Qui plus est d'un pouvoir absolu. Elle s'en tenait à distance, et même si elle n'avait pas de raison personnelle de le craindre. Yoenaï était une tête brûlée mais elle restait tout de même prudente. Elle savait qu'elle pouvait perdre gros en se montrant incivile avec les chefs.

Yoenaï n'était pas là depuis très longtemps mais elle avait déjà eu l'occasion de rencontre l'incube de son maître. Elle avait rencontré Gabriel qui était devenu un vampire. Il ne tarissait pas d'éloges concernant son ancien maître, expliquant qu'il lui avait sauvé la vie. La succube avait été assez agacée de ce discours dithyrambique sur John. Gabriel ressemblait à un animal qu'on avait domestiqué, le regard humide et reconnaissant. Parfaitement insupportable. Yoenaï était restée polie et cordiale mais elle avait été interloquée par tant de gratitude. Une chose qu'elle n'avait jamais ressentie pour personne. Et cela ne lui manquait pas plus que cela. Sa voix cassante et froide avait rompu le silence qui s'était installé entre eux. Elle se disait prête à affronter la punition qui ne manquerait pas de tomber.

Le vampire sembla frissonner. C'était étrange comme réaction. Il semblait presque avoir de la peine de sa défiance. Il lui répondit rapidement qu'elle se trompait. Mais Yoenaï avait un lourd passif derrière elle. Et elle ne s'était jamais trompé avec ses anciens maîtres. Elle avait toujours payé ses offenses, c'était la loi. Toute action entraîne une réaction égale et opposée. C'était aussi simple et implacable que cela. Lorsqu'elle était plus jeune, elle était tombée sur un livre, Croc-Blanc de Jack London. Le loup avait vécu tant de cruauté de la part des hommes qu'il n'était que haine et méfiance pour l'espèce humaine. Jusqu'à sa rencontre avec Scott, son nouveau maître. Le maître d'amour comme il l'appelait dans le roman. Il avait affronté sa haine, l'avait détruite. Et avait fini par se faire aimer sans condition du loup. Etait-ce ce que John tentait de faire avec elle ? Son esprit se rebellait à cette pensée. Et pourtant... Il y avait un certain plaisir à se laisser aller. Elle reporta son attention sur John qui se rapprochait d'un pas. Il était proche, très proche... Le regard de la succube s'égara un bref instant sur ses lèvres avant de se replonger dans son regard. John demanda si elle tentait de le provoquer.

Vous défiez ? Peut-être.

Les phrases suivantes de John la firent frémir. Oui, elle serait encore plus méfiante mais une infime partie d'elle était tentée de lui accorder sa confiance, voire même plus. Elle aurait été malhonnête de dire qu'il la laissait parfaitement indifférente. Il avait la beauté de ceux de sa race, avec un petit quelque chose en plus. Elle écarta ses pensées.

Vous ne vous trompez pas. Pourquoi vous seriez différent des autres ?

Le sourire qu'il lui adressa lui fit accélérer douloureusement le cœur. Elle tenta de rester stoïque mais son regard avait cillé.

Si un esclave désobéit, vous allez me faire croire que vous ne le punissez jamais ? Comment faites-vous pour vous faire respecter dans ce cas?

La question était déplacée, elle le savait. Mais elle n'en avait cure. La question suivante la surprit. Il avait le don pour la déstabiliser, c'était sûr. Elle répondit machinalement.

Un martini.

Elle s'installa sur le canapé, assez désorientée. Il avait réussi à fissurer très légèrement la carapace qu'elle s'était forgée. Pourquoi faisait-il cela ? Et pourquoi le cœur de Yoenaï s'emballait-il lorsqu'elle observait John ?

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Yoenaï

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this |John    Jeu 26 Déc - 21:51

Yoenaï & John

« Sweet dreams are made of this. »

Elle n'était pas sa première employée qui se montrait réticente à l'idée de se laisser aller, elle n'était pas la première et sans doute pas la dernière. Il en aurait d'autre et il en avait eu d'autre avant elle. Gabriel entre autre avait été un esclave bien particulier. Il se moquait de tout de sa vie, de sa mort, de risquer à tout moment la fin. Il avait eu une vie bien difficile, elle ne lui avait fait aucun cadeau et ne l'avait pas épargné. Pour cela arriver sur l’île avait été une bénédiction au début, puis il c'était rendu compte de la nature des gens vivant sur cette île, il avait ouvert les yeux et ce qu'il avait eu l'avait encore plus déçu. Les vampires n'étaient pas comme dans les contes, ils étaient des êtres avides de pouvoir et de sang, se baignant et marchant au milieu des cadavres sans même prêter attention à ceux qui pouvait les entourer. Rien n'avait de valeur à leur yeux si ce n'est la réputation, l'honneur et le pouvoir. Quel pouvoir ? Tous. Même celui de contrôler un petit esclave et de le faire sien avait quelque chose de grisant pour certain vampire.

Gabriel avait été son premier esclave une fois sur l'île, son échappatoire. Il avait adoré ce jeune homme, avait tout voulu savoir sur lui. Il en avait appris plus qu'il ne le voulait, il était devenu un ami, un frère et un confident. Leur relation avait été mal vue pendant des mois, si bien qu'une nuit Gabriel avait été attaqué en guise de leçon. John l'avait sauvé, refusant sa mort. Gabriel était aujourd'hui son incube et immortel qui plus est. L'avocat n'en était que plus heureux. Il avait déjà tant perdu, ses parents, son ancienne vie, des amis, une famille. Il refusait de perdre encore des êtres chers.

Sa nouvelle succube se tenait droite dans son salon, à l’affût d'une attaque ou d'une chose que John n'arrivait pas à comprendre. « Vous ne vous trompez pas. Pourquoi vous seriez différent des autres ? »  L'avocat s'arrêta pour la regarder et manquer un temps de pause. Que lui répondre ? Tous les nobles lui disaient de ne jamais s'ouvrir aux esclaves ni aux employés sous risque d'en subir les conséquences. Le vice faisait parti d'un de nos trais de caractère, avec le temps il n'était pas rare qu'on se serve des faiblesses des autres afin de les détruire. Yoenaï était méfiante, mais pas mauvaise ou du moins il l'espérait alors, pour lui répondre il ajouta doucement. « Je suis différent car j'ai aussi énormément souffert, nous n'avons pas tous eu une vie... Tendre dirons-nous. »

Elle lui demanda comment il se faisait respecter en cas de désobéissance. Il hocha les épaules et chercha dans son esprit un des derniers cas de désobéissance justement. Il s'en souvenait peu mais Gabriel avait eu tendance à n'en faire qu'à sa tête. « Non je ne punis pas ou du moins... Je ne frappe pas, n'affame pas où des choses comme cela. J'ai autre chose à faire et puis je n'en demande pas beaucoup. » Elle s'installa sur le canapé et lui demanda un martini, il s’empressa de lui servir un verre et se servir une légère dose de sang frais mélangé a de la vodka. Les vampires purs pouvaient hurler face à se mélange mais lui l'appréciait de plus en plus depuis que son ami Aaron lui avait fait goûter.

Il revint vers le canapé et prit place à ses côtés, laissa une marge de sécurité entre eux afin qu'elle ne se sente pas... oppressée. Il lui donna son verre avec un sourire fin, le coin de sa lèvre s’étira dans un rictus qui lui était propre. Il se laissa aller dans le canapé, son dos dans les coussins il sirota son verre. « Alors accepterais-tu de me parler de toi Yoenaï ? Savais-tu que c'était l'ancien mot pour désigner les Sirènes ? Ce prénom te va incroyablement bien. » Il ne cherchait pas à la charmer, il voulait juste en savoir plus d'elle. Pour une fois il était sincère. « Je ne te ferais rien... Je sais que tu ne me crois pas. Je sais que pour l'instant rien ne te pousse à me faire confiance mais... Tu apprendras à ne plus me craindre. »

Comme il l'avait fait avec Gabriel et bien d'autre, il saurait se faire respecter et apprécier pas ses employés. Il ne les considérait pas comme des esclaves mais comme des employés à part entière. Il voulait leur apporter le meilleur possible et pour cela ils pouvaient lui en demander beaucoup sans trop en faire tout de même. Il sirotait son verre alors qu'un bruit de pas attira son attention, il se retourna pour tomber face à sa petite tête blonde adorée. « Papa ? Qui est-ce ? » John fit un sourire à son fils et l'invita à retourner au lit, il était tard et ce n'était pas une heure pour un enfant si petit. « Je te présente Sebastian mon fils que tu seras sans doute emmené à revoir... » Son fils, sa chair, l'amour de sa vie. Il l'aimait d'un amour sans limite, inconditionnel.  

© Chieuze

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Yoenaï L. Cooper
Love is for Children.
Love is for Children.
Yoenaï L. Cooper

✤ LETTRES A LA POSTE : 24
✤ ARRIVÉE A HEARTKILLER : 15/10/2013
✤ AGE : 31
✤ OU TU TE TROUVES ? : Le domicile de mon maître
✤ EMPLOI/LOISIRS : Succube
✤ HUMEUR : Troublée et rebelle

MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this |John    Ven 27 Déc - 1:49


SWEET DREAMS ARE MADE OF THIS
Feat John Constantine

Elle avait la désagréable impression d'être prise dans un piège. Dans un jeu dangereux, bien plus dangereux que toutes les brutalités qu'avaient pu lui faire subir tous ses anciens maîtres. John semblait convaincu de sa possibilité de l'amadouer. Et il semblait sincère. Mais il ne pouvait pas l'être. Yoenaï avait été élevé depuis sa transformation dans le principe simple qu'une désobéissance entraîne un châtiment. C'était aussi simple que cela. La succube ignorait ce que c'était d'aimer. Elle n'avait jamais aimé personne, du moins aussi loin qu'elle s'en souvienne. Elle n'était pas aimer par ses victimes. Elle n'était que désirer. On désirait un corps, on aimait un être. Là était toute la différence. Les vampires selon Yoenaï étaient incapables d'amour ni d'aucun sentiment positif. Elle en gardait une image négative, une image ternie et à jamais marquée par ce qu'elle avait vécu. Comment pourrait-elle jamais penser autrement ? Et comment John pouvait-il être aussi persuadé de réussir à la faire changer d'avis ?

Oui, elle avait eu l'occasion de discuter avec ce fameux Gabriel. Et c'était peu dire que la discussion l'avait agacée. L'engouement avec lequel Gabriel évoquait son ancien maître et désormais ami avait eu le don de rendre folle de rage Yoenaï. Elle avait été à deux doigts de l'insulter avant de lui tourner le dos. Seule la gentillesse de Gabriel l'en avait dissuadée. Il ressemblait à un petit chien qu'on aurait dressé à faire le beau à la demande. Cela lui donnait envie de vomir, tout simplement. Elle se jura que jamais elle ne serait comme cela.

Elle se tenait donc immobile, face à son maître qui l'intriguait et la déroutait plus qu'autre chose. Elle l'assura qu'il ne se trompait pas, et lui demanda pour quelle raison il serait si différent des autres. Le vampire la regarda longuement et Yoenaï, bien malgré elle, sentit un long frisson lui remonter le long du dos. Elle ne cilla pas et continua de plonger son regard dans celui de John. Finalement, ce dernier lui répondit. Il avait souffert. Il le dit d'une telle voix que cela piqua la curiosité de Yoenaï. Souffert, hein ?

Et en quoi votre vie n'a pas été tendre?

Sa voix était clairement empreinte d'ironie. Comment un vampire, un avocat proche des puissants pouvait il avoir eu une vie si dure ? Elle avait bien du mal à y croire. Ils passèrent ensuite sur le sujet des punitions. Yoenaï ne comprenait pas, en effet, comment John pouvait se faire respecter des siens sans les punir s'ils se montraient désobéissants. La réponse la surprit. Mais elle nota la formulation qu'il avait choisi.

Du moins ? Donc vous reconnaissez que vous pouvez utiliser des punitions?

Elle avait accepté de s'installer dans le canapé et de prendre une boisson. Tant qu'à obtenir un verre, autant prendre un peu de bon temps en attendant un ciel plus orageux. Elle demanda un martini et John lui tendit rapidement le breuvage dans lequel elle trempa ses lèvres avec délice. Il s'était installé à ses côtés, à une distance respectueuse pour visiblement ne pas la gêner. Décidément, ses manières déroutaient la succube. Il était prévenant, doux. Elle ne savait pas comment réagir, comme se comportait et une part d'elle lui soufflait de se méfier, que tout cela n'était que miel pour la faire succomber.

John la tira de ses pensées lorsqu'il lui demanda de parler d'elle. Mais à la suite, il lui adressa un compliment qui, aussi étrange que cela paraisse, fit rosir la succube. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'on lui adressait une éloge ! Elle se maîtrisa, se maudissant intérieurement de sa faiblesse et répondit :

Je... je suis née à New York, mes parents étaient bottiers. Je les aidais souvent à tenir la boutique. Il y avait cet homme d'une beauté incroyable qui était venu à la boutique plusieurs fois. Il n'avait rien acheté, s'était contenté de m'observer puis était ressorti. Ce fameux soir, je suis rentrée tard. Il y avait beaucoup de clients. Et puis, j'ai coupé par la route passant par la forêt. C'est là qu'une forme m'est tombée dessus. J'ai senti des crocs déchirer ma peau et j'ai pensé que j'allais mourir. J'ai eu des souvenirs d'un avion et lorsque je me suis réveillée, j'étais sur l'île. Le vampire m'avait transformé pour faire de moi sa succube. Il... Je... J'ai été son jouet pendant de longs mois avant qu'il ne se lasse et ne me revende à quelqu'un d'autre.

Elle savait qu'elle lui donnait des éléments qu'il pourrait utiliser contre elle mais c'était plus fort qu'elle. C'était la première fois qu'elle racontait son histoire à quelqu'un. Elle semblait totalement détachée, comme si elle racontait l'histoire d'une autre. Soudain, un bruit de pas arrêta cet échange. Un petit garçon courut vers John. Son fils. Yoenaï haussa un sourcil.

Enchantée.

Puis, se tournant vers John :

Vous l'avez transformé?

Sa voix sonnait comme un reproche.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤


Yoenaï

On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis, on n’a pas de but ni de vraie place ; on n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c’est nos vies.  ► hellsangels.
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