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 Maybe I could stay, just one more little day ?! (Zephastasia)

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Anastasia K. Blackstones
I'm a slave for you
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Anastasia K. Blackstones

✤ LETTRES A LA POSTE : 1271
✤ ARRIVÉE A HEARTKILLER : 03/09/2012
✤ OU TU TE TROUVES ? : Chez mon maitre, César
✤ EMPLOI/LOISIRS : Strip teaseuse / escort girl aux Plaisirs Coupables
✤ HUMEUR : Enjouée

MessageSujet: Maybe I could stay, just one more little day ?! (Zephastasia)   Mer 20 Fév - 21:50




Une bonne dizaine de minutes, sagement allongé sur mon grand lit, à la contempler, ou du moins ce que la vitre me laissait entrevoir. Lorsqu'Anastasia remarqua enfin ma présence, une légère frayeur parcourut son visage. Le petit linge attaché autour de son corps, elle courut dans ma direction, en sautillant. Une démarche de petite fille excitée mais néanmoins pleine de grâce. Je m'attendais à ce qu'elle se jette sur le lit, que ses cheveux m'éclaboussent le visage. Je la voyais déjà sauter à genou au milieu des coussins, comme ses pas enfantins me l'avaient laissé présager. Elle n'en fit rien. Déception. Je me faisais déjà un plaisir de m'imaginer l'enlacer, sa chevelure laissant échapper les gouttes d'eau qu'elle retenait prisonnières. J'imaginais déjà la douceur de sa peau réchauffée glisser sous mes lèvres. Et surtout j'imaginais bien la serviette qui recouvrait son corps aux formes alléchantes voler à travers la chambre. Ces pensées tendancieuses furent rapidement chassées de mon esprit, Anastasia se décidant à me taquiner. Elle tourna les talons. Allait-elle vraiment m'abandonner comme ça pour partir à la plage ou dans la jungle? Je lui avais généreusement offert un repas, certes peu fourni, ainsi que ma douche et elle allait partir comme ça, telle une sauvageonne? Fatigué je l'étais. C'était peu de le dire. Mais je ne souhaitais pas la voir partir. Je souhaitais plutôt l'avoir à mes côtés pour faire une petite sieste... crapuleuse? Pas nécessairement, le simple fait qu'elle reste allongée à quelques centimètres de moi, qu'elle soit la première chose sur laquelle de poseront mes yeux à mon réveil m'enchantait au plus haut point. En une fraction de seconde je me retrouvai devant elle. Plongeant mon regard dans le sien je cherchai à la dissuader de quitter mes appartements. - C'est comme ça que tu me remercies de mon hospitalité? En partant une fois que tu as obtenu ce que tu voulais? Je fis une petite moue faussement contrariée. - D'habitude je suis celui qui met les femmes à la porte après avoir obtenu ce que je voulais. La contrariété avait laissé place à un sourire des plus aguicheurs. C'était bien vrai. Je passais de conquêtes en conquêtes. Une fois le soleil couché, je les invitais à quitter mon logement. C'était comme cela que les choses fonctionnaient. Je ne m'attachais pas aux femmes, elles ne faisaient que passer un bref instant dans ma vie. Aucune d'elles n'a jamais occupé une place plus importante que ma première chemise. A quelques exceptions près. Ce serait mentir que de dire que j'étais resté célibataire depuis ma naissance, ou du moins depuis ma transformation. Mes draps pouvaient en témoigner. Le club était un endroit très confortable pour des soirées tendancieuses, des filles dénudées, partagées avec des convives de marques. Parfois, quand les choses deviennent plus sérieuses, rien ne vaut l'intimité d'une chambre, agréablement éclairée à la lumière de quelques bougies. Inconsciemment je lui caressai le visage, puis lui effleurai le visage du bout des doigts, descendant toujours un peu plus bas, avec des gestes à présents contrôlés, lents et délicats. Mon regard plongé dans le sien. Qu'elle ose s'en aller, je ne la laisserai pas m'échapper aussi facilement, aussi douce soit l'idée de lézarder une journée au soleil. Passer quelques heures baigné par la lueur de cet astre destructeur me manquait. Sentit la peau se réchauffer progressivement, jusqu'à bouillir... Bouillir, ce serait exactement ce qui allait se passer si je sortais, là tout de suite. Ce qui m'effrayait le plus dans le fait qu'elle veuille partir? Je ne pourrai rien faire pour la rattraper une fois une le seuil de la porte franchi. A bien y réfléchir, pas besoin de s'exposer en plein soleil pour avoir tout le loisir de sentir sa peau chauffer. Une activité que nous pouvions pratiquer tous les deux. Il suffisait d'un petit geste habile de mes doigts pour faire tomber la serviette qui cachait une trop grande partie de son corps. De la pousser sur mon lit, qui me narguait, à seulement quelques centimètres de là où nous nous trouvions. Je n'allais pas lui donner un tel plaisir. Si elle voulait partir qu'elle le fasse. Ce n'était que notre petit jeu qui recommençait une énième fois. Et pourtant j'avais l'impression qu'il s'était écoulé depuis la dernière fois que nous avions joué ensemble. Avant ce fameux soir de notre "première dispute". D'ailleurs l'éponge semblait avoir été rapidement passée. Je marchai lentement en direction du lit, un pas après l'autre, la détaillant du regard, de haut en bas, une lueur aguicheuse dans le fonds des yeux. - Je ne te retiens pas. Pars si tu en as envie. Je retourne dans mon lit. Les dés étaient lancés. Cette petite me donnait du fil à retordre. Elle n'allait pas s'abandonner à moi aussi facilement. J'aimais ça, le défi. Étalé de tout mon long, je faisais mine de m'endormir. Si elle me provoquait, elle aussi allait devoir se démener un peu. Si elle voulait m'attraper elle allait devoir me le montrer. La déception de me retrouver seul allait-elle me frapper de plein fouet? Ou Anastasia allait-elle me céder comme elle l'avait déjà fait à plusieurs reprises? Pousser le vice encore un peu plus loin, je tirai les couvertures sur moi, gémissant pour lui faire remarquer à quel point ce doux cocon était confortable. - Mmmmh ce qu'on est bien. Tu devrais essayer. Une invitation on ne peut plus explicite pour me venir me rejoindre sous la couette. - Tu vas finir par avoir froid avec ce linge. Et mal aux jambes à rester debout. J'enfonçai encore un peu plus ma tête dans le duvet, me tortillant du plaisir intense d'enfin être installé dans mon lit, si grand, que je rêvais de partager avec Anastasia.


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✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



Comme a son habitude, oui depuis les quelques semaines que nous nous étions rencontrés je luis reconnaissais déjà quelques petits tics, elle se mordit la lèvre. Ce geste qui j’aurai dû trouver irresistiblement aguicheur ne me fit pourtant pas grand effet. Je venais de déballer ce que je ressentais, ou devrais-je dire ce qui me tracassait. La vie ne nous avait pas vraiment laissé de répit. Les seuls moments agréables que nous avions pu passer ensemble étaiemt déjà bien loin de nous à présent. Ils remontaient au soir de notre première rencontre. A partir de là tout dégénérait, sans cesse. Chaque fois que je pensais que nous avions touché le fonds, une catastrophe supplémentaire survenait, surpassant alors toutes celles qui l’avaient précédée. Je voulais connaitre son ressenti, peut-être que si je parvenais à lui faire dire ce qu’elle pensait de la situation, de notre situation, je me sentirai mieux. J’étais pourtant loin de me douter de ce qui allait suivre. Ce petit pincement de lèvre indiquait en réalité qu’elle avait du mal à avaler mes paroles, qui, comme bien souvent éatient crues. Elle déposa fermement ses poinfs sur ses hanches, je sentis les battements de son cœur légérement accélérer, puis elle parla, pendant cinq bonnes minutes. Je réstai ébahi, la bouche entre-ouverte, le cœur serré.

- Je rêvais d’être actrice. Ou danseuse étoile. J’étais partie pour une merveilleuse carrière dans l’un des plus grands ballets du monde. J’aurai pu être milliardaire et reconnue mondialement. Je rêvais de fonder une famille aussi. Mais vous savez quoi, aujourd’hui tous ces rêves se sont envolés. Je sais que vous n’en avez rien à carrer de mes soucis d’humain. Mais comprenez-moi bien Monsieur Romanov, je ne suis pas du genre à vouloir attirer des ennuis à ceux que j’apprécie. Je pourrais dire que je considère Logan comme un ami, c’est lui qui m’a aidé à m’intégrer dans votre satané club, sans lui je serais peut-être morte vingt fois, mais croyez-moi bien, si je viens travailler dans un piteux état, si je dis oui à tout ce que souhaite un richissime et puissant vampire, c’est parce que je suis littéralement pieds et poings liés. César fait ce qu’il veut de moi, et je tiens un tant soit peu à ma vie, même si, quand je suis entre ses mains, je ne souhaite qu’une chose : qu’il m’égorge, que je crève et que tout cela soit terminé. Mais ce qui me permet de tenir c’est vous Monsieur Romanov, je ne sais pas pourquoi, car vous n’avez rien de sympathique, d’après vous tout est de ma faute. Oui je suis une pauvre humaine qui a atterri sur cette putain d’île de merde, qui a perdu tout ce qu’elle avait et qui est en plus de ça la putain d’un salopard suceur de sang. Donc je ne sais pas pourquoi, mais ça me redonne un peu d’espoir quand je vous vois, ce qui est des plus étrange étant donné que vous êtes aussi une sangsue … Et puis si vous m’aviez dit que c’était vous que m’avez donné votre sang, Logan n’aurait pas été impliqué dans cette histoire. Et franchement, si vous aviez été à ma place, lorsqu’un homme de cette envergure vous posait une question, vous auriez répondu la vérité, et de toute évidence il m’avait quelque peu hypnotisée, comme vous finalement.

Voilà que notre cher César revenait une nouvelle fois sur le tapis. Je me surprenais à penser qu’il aurait été bien plus agréable que ce soit lui qui se soit retrouvé à la place de Stan, quelques heures plus tôt. Mais cela ne resterait qu’une pensée dénuée de tout sens. Aussi fort que je puisse le souhaiter, l m’était impossible de me débarasser de lui. Je voulais parler, mais les mots refusaient catégoriquement de sortir de ma bouche. Elle souhaitait donc mourir… Ce qui se révélait plausible pour une personne dans sa position. Mais je refusais de la voir subir un tel sort si elle ne devait jamais se réveiller. Elle me donnait une bonne douche froide, me faisant réaliser que jusqu’à présent je n’avais pas été juste envers elle. Oui j’avais bien trop souvent pensé que tout était de sa faute. Comment lui en vouloir de penser que je pouvais peut-être la tirer de son cauchemarre alors que j’étais probablement la seule personne qui ne lui voulait aucun mal ? Elle ne semblait pourtant pas saisir la gravité de la situation, moi aussi j’étais poings lié. Mon créateur avait beau n’être autre que Lorcan Bridgestone, le frère de son maître à elle, tous deux se détestaient. Si César venait à découvrir notre relation, elle ne pouvait imaginer la guerre que cela pourrait déclencher. Elle fit une courte pause, je pouvais voir ses membres trembler et les larmes humidifier ses beaux yeux. Un peu plus et je me mettais à culpabiliser de l’avoir mise dans un tel état. Elle n’avait pas tort, j’étais lunatique, mais j’avais mes raisons, qu’elle ignorait. Sans le savoir elle venait de mettre le doigt sur un point sensible. Lorsqu’elle s’inclina pour m’avouer que’elle préférait être mourir de mes mains plutôt que de celles de César, si mon cœur n’était pas déjà raide, il aurait immédiatement cessé de battre. Elle ne se rendait pas compte de l’effet que ses propos avaient sur moi. Ils me dévastaient. Je ne pensais pas que son univers était autant triste, qu’elle-même détestait son existence à ce point. Je voulais faire quelque chose pour elle, je pouvais… Non…

Je restai planté là, comme un abruti. Je la regardai me passer à côté, avec sa mine souriante, comme si rien ne s’était passé. Comme si elle ne m’avait jamais fait des confidences aussi tragiques. Déjà prête à me rendre fou de plaisir. Le cœur lourd je lui rendit son regard, m’efforçant de me comporter comme si ses paroles n’avaient pas eu le moindre effet sur moi. J’étais partagé entre l’envie de me rapprocher d’elle, de son corps à présent nu sous mes yeux, et l’envie de sortir d’ici. Sortir pour aller où ? Coller mon poing au milieu de la figure de César, le responsable de tous les maux d’Anastasia. La raison continuait pourtant de me guider. C’était incensé de faire une telle chose, il fallait que j’accepte notre sort. Que je me rentre enfin dans le crâne que la seule chose à faire était d’attendre que les choses se fassent, que le temps passe en profitant de chaque instant que j’avais la chance de pouvoir passer avec elle.

- Je n’ai aucune envie de partir d’ici. Et cessez de donner des ordres à tout bout de champs ! Même quand vous prenez du bon temps vous vous sentez obligé de tout commander. Certes je suis une esclave et votre employée qui plus est. Mais je ne sais pas … vous êtes la personne la plus lunatique que je n’ai jamais vue … Je suis à votre service Monsieur Romanov, faites ce qu’il vous plaira de moi, après tout je préfère mourir de vos mains plutôt que de celles de mon maître. Je ne t’enterai pas de m’enfuir, je ne hurlerai pas, je ne ferais pas mon « cirque d’hier soir ». Je croyais que vous en aviez eu marre de mon petit cirque d’hier soir et que vous souhaitiez vous détendre, qu’est-ce que vous attendez, Maître.

Après ces mots elle disparut de mon champ de vision. Je restai debout, les bras ballants quelques instants, laissant échapper un long soupire. Dépité je me dirigeai vers la chambre, là où j’avais laissé mon portable. Je le saisis et envoya un message à Logan pour l’avertir que ce soir je ne serai pas présent. Que s’il le souhaitait, lui aussi pouvait laisser le soin de diriger le club à quelqu’un d’autre. Après tout il avait autant besoin de repos que moi. Je repartis en direction de la salle de bain, je m’avançai jusqu’à l’encadrement de la porte. Appuyé je la regardais promener sa main dans l’eau déjà fumante. J’admirais ses courbes qui me plaisaient tant. Lentement, je m’approchai d’elle. Elle eut un léger sursaut lorsque je l’attrapai de mes mains froides. Je l’attirai vers moi, et approchai mes lèvres de son oreille, pour lui murmurer quelques paroles qui dégnaient enfin sortir de ma bouche.

- C’est un jeu dangereux, très dangereux. Je ne suis pas certain que tu en sois consciente. Voilà tout ce que j’avais réussi à prononcer. Pas un mot de plus. Rienq ue des paroles énigmatiques, mystérieuses, qui ne voulaient probablement pas dire grand-chose pour Anastasia. Pour l’instant elle devrait très certainement se contenter de cela. Je le laissai échapper un bref soupire dans son cou. - Nous risquons gros, moi peut-être plus que toi. Je suis « lunatique » parce que j’ai conscience de tout cela. Concernant ton désir de… de…. Je pourrai, tu sais…. Non… Non… Non rien, je n’ai rien dit. Proposition complètement indécente qui était sur le point de sortir, mais que fort heureusement je réussis à garder pour moi. Il était à présent temps de prendre un peu de bon temps. Délicatement, je pressai mes lèvres contre la peau frissonnante de son cou, resserrant un peu plus mon étreinte. - Ne m’appelle pas maître, Monsieur Romanov c’est déjà bien assez…

Lui dis-je, un petit sourire aux lèvre qu’elle ne pouvait peut-tre pas percevoir.
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MessageSujet: Re: Maybe I could stay, just one more little day ?! (Zephastasia)   Sam 25 Mai - 22:45

Anastasia K. Blackstones a écrit:

Ce n’est pas facile de se mettre à nu devant quelqu’un que l’on connait à peine. Anastasia… Tout un univers me séparait d’elle. Même si j’étais fortement attiré par elle, je n’arrivais pas et ne pouvais pas me jeter à corps perdu dans une relation sans lendemain. Les instants que nous passions ensembles ne pouvaient être qu’éphémères. Rien ne pourrait durer entre nous, je le savais. Elle devait bien s’en douter elle aussi. Bien trop de paramètres nous empêchaient d’entrevoir la moindre possibilité qu’un jour elle m’appartienne. Il fallait se faire une raison. Profiter des minutes passées l’un avec l’autre, voilà la seule chose qu’il nous restait à faire. Bientôt la réalité nous rattrapera, la disparition de Stan se fera savoir. Et… Je ne préférais pas y penser. Profiter, se détendre, je devais me forcer à ne pas regarder plus loin que le bout de mon nez. La regarder se retourner face à moi, sentir sa main glisser délicatement sur mon torse. Même ses ordres avaient un son doux à mes oreilles. C’est donc sans rechigner que je lui obéis. Lui laissant le loisir de faire remonter mon t-shirt le long de mes bras. Ses lèvres douces qui parcouraient ma peau me faisaient frémir, frémir d’impatience. Pour la première fois depuis des semaines, j’espérais sincèrement que rien ne vienne nous déranger, que nous puissions rester seul, enfermés dans notre cocon jusqu’à ce que nous décidions d’en ressortir. Jusqu’à ce que nous prenions la décision de retourner affronter le monde extérieur. Quel plaisir que de sentir ses lèvres frôler mon cou, mon visage, pour venir s’écraser sur les mienne. Je me laissais faire, subjugué par l’intensité de l’instant présent. Nous étions passé par tous les stades, la joie, l’angoisse, la haine, le désir… De vraies montagnes russes qui torturaient nos esprits, nos, corps et nos nerfs. En fin de compte je pense que c’est bien ça qui me plait. Les événements qui nous mettaient à rude épreuve pour pouvoir ne serait-ce que se jeter un regard empli de sous-entendus ou même se frôler. Je voulais du challenge, de quoi pimenter suffisamment une relation pour ne pas finir par m’ennuyer, me lasser et passer à la suivante, comme ça avait si souvent été le cas jusqu’à présent. Le destin me comblait. J’étais en train de jeter mon dévolu sur l’une des femmes les plus difficiles à obtenir de l’ile. Probablement la plus difficile d’accès pour moi, compte tenu de la situation. Le baiser s’était arrêté bien trop vite, me tirant de mes songes si brusquement.

- Qu’étiez-vous sur le point de me proposer tout à l’heure ? Mon désir de quoi Monsieur Romanov ? Que seriez-vous prêt à faire pour moi ? Me tuer pour abréger mes souffrances ? C’était à cela que vous pensiez ?

La douche froide. En la voyant si calme je pensais que mes paroles en l’avaient pas interpellée, qu’elle n’y avait prêté aucune attention particulière. Je regrettais ces mots à la seconde même où ils sortirent de ma bouche. J’avais failli lui servir des propose absolument égoïstes et insensés. Je n’avais pas le droit de vouloir lui proposer de passer le reste de l’éternité à mes côtés. Pas en la connaissant depuis si peu, en ne sachant pas quels calvaires elle avait traversé. Elle n’acceptait pas sa condition d’esclave sur l’ile, comme si elle pouvait accepter une telle proposition sans en être choquée. J’avais moi-même eu énormément de mal après ma transformation, à accepter la nouvelle « vie » qui s’offrait à moi. On perd tous ses repères, on change radicalement de style de vie. C’est vraiment très difficile à vivre les premiers temps, puis les années, les décennies passent et on au bout du compte on s’y habitue. Je n’avais pas le droit de vouloir lui imposer un tel sort, surtout après l’expérience que j’en ai faite.

- Je… Euh… Je me grattais la tête, réfléchissant à ce que j’allais bien pouvoir lui dire. Pourquoi pas la vérité ? Et bien parce qu’elle ne l’accepterait pas, pas maintenant. - Rien de bien important. A dire vrai… J’aurai bien aimé faire quelque chose pour toi… Je me rends bien compte que ta situation ne doit pas être facile à vivre… Bien sûr c’était bien différent, mais je suis en quelques sortes passé par là moi aussi, après ma… Transformation. Mais je ne pensais pas à cela... Non... Rassure-toi... Je ne te veux aucun mal et je ne souhaite cela à personne... Je me sentais véritablement mal à l’aise de lui parler de ma transformation. Cela n’avait à la fois pas grand-chose en commun avec la situation d’une esclave perdue sur une ile de vampires et à la fois tellement similaire. Enfin de comte moi aussi j’avais été perdu au beau milieu de ces êtres nocturnes, moi aussi je cherchais ma place sans jamais vraiment réussir à la trouver. Elle n’imaginait pas à quel point je me faisais une idée précise de ce qu’elle pouvait bien ressentir. De ce sentiment d’être seul qui vous colle à la peau, ce sentiment d’abandon qui vous envahit constamment. Votre monde qui vient de s’écrouler, qui ne sera jamais plus le même et ce peu importe ce que vous tentez de faire pour le récupérer. Je me sentais également mal à l’aise de lui parler d’autre chose que ce que j’avais réellement l’intention de lui dire en premier lieu. Si je ne voulais pas la froisser et risquer de la perdre en si bon chemin c’était sans nulle doute la meilleure chose à faire, j’en étais bien conscient. - Il froid ici. Dis-je ironiquement avec un grand sourire qui me pendait aux lèvres. Doucement je l’écartai de moi, je me finis de retirer les vêtements qu’il me restait et me glissai dans l’eau chaude, couvrant mes parties intimes avec de gros nuages de mousse, pour faire durer le suspense aussi longtemps que possible. La première fois en 950 ans d’existence que mes joues s’empourpraient à l’idée qu’une femme me voie entièrement nu. Sensation très étrange, pour moi qui avait passé de nombreuses années à me balader dans le plus simple appareil sous les regards admiratifs de la gente féminine. Jouant avec la mousse du bain, je la toisai de haut en bas, impatient qu’elle vienne me rejoindre. Au bout de quelques secondes qui me paraissaient pratiquement interminables, je lui tendis la main, l’invitant à me rejoindre.

- Dépêche-toi, tu vas geler.

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MessageSujet: Re: Maybe I could stay, just one more little day ?! (Zephastasia)   Dim 26 Mai - 17:23